24ième Dimanche du Temps Ordinaire – par Francis COUSIN (St Luc 15, 1-32)

« Mon fils que voilà était mort,

et il est revenu à la vie. »

 

L’évangile de ce jour, un peu long, nous parle de trois paraboles.

A quelle occasion Jésus donne-t-il ces trois paraboles ?

Les pharisiens et les scribes jasaient au sujet de Jésus parce que les publicains et les pécheurs venaient à lui pour l’écouter, et même parfois l’invitaient à manger, ce que Jésus acceptait volontiers (comme avec les pharisiens d’ailleurs). Ou du moins ceux que les pharisiens disaient qu’ils étaient pécheurs : « Pourquoi s’occupe-t-il des pécheurs ?! Ils ne valent rient ! Dieu ne peut que les rejeter ! Ils sont définitivement perdus ! ». …

Oui ! Cela, c’était au temps de Jésus ; les bien-pensants ( ?! ) ne savaient pas que Dieu est amour ( Euh ? « Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour … » Ps 102,8.  Ils ont dû oublier).

Mais maintenant, avec Jésus, tout le monde le sait ! …

Oui ! On le sait …

Mais est-ce qu’on a véritablement changé d’attitude vis-à-vis de certains qu’on qualifie de pécheurs ?

Lors de la dernière session des Assises, il y a peu, que n’a-t-on pas dit envers ceux qui étaient accusés de meurtre, de viols, de violences familiales ?

J’ai entendu les mêmes réactions que celles des pharisiens à l’époque de Jésus !

Maintenant on le sait ? Intellectuellement, peut-être, mais pratiquement … ??

Alors Jésus s’exprime, pour nous aussi, concrètement.

Les deux premières paraboles montrent des personnes qui cherchent ce qu’elles ont perdu … et quand elles le retrouvent, tout à leur joie, elles invitent leurs voisins et font la fête, car « Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé [ce] que j’avais perdue ! », et Jésus conclut : « Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »

La troisième parabole est bien connue. Avant, on l’appelait ’’le fils prodigue’’, maintenant, de plus en plus, on l’appelle ’’Le père et ses deux fils’’, ce qui est mieux car les trois personnes sont importantes :

– le plus jeune fils, qui trouve l’atmosphère familiale trop ringarde, qui s’ennuie chez lui (comme bon nombre d’adolescents qui s’ennuient à la messe …), il en a assez de son père, alors il décide de prendre la liberté, non sans oublier de prendre en passant son ’’héritage’’. Quand il n’a plus d’argent, il essaie de se débrouiller, mais ça lui pèse trop ; alors il prépare un discours bidon pour revenir chez son père.

– l’ainé, lui, reste chez lui. Il travaille pour son père, jusque tard le soir. Il n’a pas l’air non plus très heureux … et quand son frère revient et qu’il entend la fête, il fait une crise de jalousie : « Pourquoi pour lui, et pas pour moi ? »

– le père, qui continue de s’occuper de sa maison, mais qui attend toujours le retour de son fils … et quand il le voit, il oublie tout ce que celui-ci lui a fait subir pour l’accueillir avec joie : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie. ». Et qui sort de sa maison pour aller voir l’ainé qui ne veut pas rentrer. Il veut que tout le monde soit avec lui, dans la joie des retrouvailles …

La question pour nous est de savoir à quel personnage on ressemble le plus ?

Le cadet avec son désir de liberté, qui fait ce qu’il veut ? … (comme les pécheurs)

L’ainé avec sa jalousie, et sa certitude de tout bien faire pour son père …, d’être irréprochable … ? (comme les pharisiens)

C’est à chacun de voir … Sans doute aux deux, selon les moments …

Le père … ? Celui qui veut le bien de tous, qui se réjouit du retour de son fils ?

Peut-être aussi, parfois, mais épisodiquement … du moins je pense …

Mais nous ne sommes pas Dieu, nous n’arrivons pas à toujours aimer, à aimer tout le monde, sans arrière-pensées … Nous n’arrivons pas toujours à faire la différence entre la faute, le péché … et la personne qui a fait la faute … et souvent on mélange les deux … et on condamne le pécheur et pas seulement la faute … parce que nous sommes des humains, et donc nous aussi pécheurs … et en réagissant ainsi, on se condamne aussi …

Mais nous savons une chose que Jésus nous enseigne, nous qui nous considérons souvent comme des bien-pensants, des bien-faisants : si jamais nous tombons (ou plutôt quand nous tombons …), nous sommes sûr que Dieu ne nous laissera pas tomber, qu’il viendra nous chercher dans le plus profond de notre être, jusqu’à ce que nous retournions vers lui … et que ce sera la fête dans le ciel !! avec nous !

« Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ?!! »

Dieu notre Père,

Tu aimes tellement tous tes enfants,

quels qu’ils soient,

que tu veux qu’ils soient toujours près de toi.

Et quand l’un s’égare, tu pars à sa recherche.

Quand tu le trouves,

c’est la joie pour tous ceux qui t’entourent.

Je sais donc que, si je m’éloigne de toi,

tu feras tout pour me ramener à toi.

Et cela m’arrive si souvent de m’éloigner de toi …

 

Francis Cousin

 

  

 Pour accéder à la prière illustrée, cliquer sur le titre suivant;

Prière dim ordinaire C 24°

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