1er Dimanche de l’Avent – par le Diacre Jacques FOURNIER

” Veillez ! 

  (Mc 13, 33-37)

  Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment.
C’est comme un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et demandé au portier de veiller.
Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin ;
s’il arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis.
Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

           

           « Prenez garde, Veillez ! Veillez donc… Je le dis à tous, veillez ! ». Mais pourquoi une telle insistance ? Car nous ne savons pas quand « le Maître de la Maison reviendra », autrement dit nous ne connaissons ni la date du dernier Jour du monde (cf. Mt 24,36), ni celle du dernier jour de notre vie… Or, tels nous sommes aujourd’hui, tels nous serons ce jour-là… Si nous avons refusé de nous repentir et de changer de vie, si nous avons laissé les liens du péché nous entraver et les ténèbres obscurcir nos cœurs, nous connaîtrons avec encore plus d’intensité les conséquences de ces liens… Alors que la Lumière se manifestera dans tout son éclat, nous ne pourrons que constater à quel point nous en sommes privés (Rm 3,23). Alors que Dieu nous invitera à « entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Rm 8,21), nos liens nous interdiront encore de goûter à cette Plénitude… Et « il y aura des pleurs et des grincements de dents »…       

           L’invitation au repentir nous rejoint donc d’une manière encore plus pressante dans cet aujourd’hui où nous ne savons pas de manière certaine s’il y aura un lendemain… Mais heureusement, le temps de notre histoire sera, jusqu’à son dernier jour, celui du « Père des Miséricordes », et donc d’un repentir toujours possible car « Dieu use de patience envers nous, voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir » (2P 3,9).

            « Dieu veut en effet que tous les hommes soient sauvés ». Oui, disait Jésus, « c’est la volonté de mon Père que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné », et le Père a donné à son Fils le monde à sauver (1Tm 2,4-6 ; Jn 6,39 ; 3,16‑17 ; 4,42)… Alors, pressons-nous d’offrir toute notre misère à sa Miséricorde car « jusqu’à toi vient toute chair avec son poids de péché ; nos fautes ont dominé sur nous : toi, tu les pardonnes. Heureux alors ton invité, ton élu : il habite ta demeure ! Les biens de ta maison nous rassasient, les dons sacrés de ton temple » (Ps 65(64)) : le Don de l’Esprit Saint qui, inlassablement, lave, purifie, vivifie, nous éclaire pour éviter les obstacles et nous fortifie pour nous permettre de les dépasser.

            C’est pourquoi, « veillez ! » « Priez sans cesse. En toute condition soyez dans l’action de grâces… N’éteignez pas l’Esprit » et, avec son aide, « gardez-vous de toute espèce de mal », car « aucune tentation ne vous est survenue, qui passât la mesure humaine. Dieu est fidèle ; il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation, il vous donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter. » Aussi, « ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! » (1Th 5,16-22 ; 1Co 10,13).              DJF

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