2ième Dimanche de l’Avent – Claude WON FAH HIN

Homélie du samedi 8 et dimanche 9/12/2018

 

Évangile :   Luc 3 1–6

 

La loi du 9 décembre 1905 a été promulguée en faveur de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, comme si les hommes du pouvoir ne voulaient pas que Dieu vienne se mêler de leurs affaires. Mais voilà que Luc nous fait savoir que la parole de Dieu fut adressée à Jean à une époque où règnent, chacun à son niveau, l’empereur romain Tibère, le gouverneur de Judée Ponce Pilate, et les tétrarques (responsables d’un petit territoire) Hérode, Philippe et Lysanias. Dieu vient donc au milieu du monde politique, au milieu même du monde profane, du monde païen. Et bizarrement, ce monde de pouvoirs veut gouverner le monde non seulement sans l’aide de Dieu, mais encore contre Dieu. Mc 10,42 : 42 Jésus leur dit : « Vous savez que ceux qu’on regarde comme les chefs des nations dominent sur elles en maîtres et que les grands leur font sentir leur pouvoir ». Il est facile alors de comprendre et de voir que le pouvoir politique, parfois à leur insu, lutte contre les valeurs préconisées par l’Eglise : c’est la lutte contre le sacrement du baptême en mettant en place le baptême républicain, avec parrain et marraine mais sans passer par l’Eglise ; en mettant en place le mariage pour tous (une sorte de mariage entre personnes de même sexe), détruisant ainsi la notion même de la famille chrétienne ; en acceptant le divorce alors que la Parole nous dit que « ce que Dieu a uni, l’homme ne peut le séparer » ; en votant d’autres lois, telles que l’avortement, l’euthanasie , contraires au 5ème commandement de Dieu : « tu ne tueras pas »; en introduisant la notion du « gender », une sorte de reniement de sexe ou un refus de reconnaître le sexe masculin ou féminin ; sans compter la PMA, Procréation Médicalement Assistée, toujours en débat; et enfin et surtout on essaie d’imposer partout la laïcité, c’est-à-dire, en gros, ne plus voir des traces de religion sur la place publique. Mais d’où nous viennent toutes ces lois qui combattent les valeurs divines et celles de l’Eglise ? Si vous faites des recherches, vous verrez que toutes ces lois viennent des Francs-maçons qui gangrènent le monde politique de tous bords, et à la tête des Francs-Maçons,  au 33ème degré, il y avait un certain Albert Pike qui, au XIXème siècle, a fondé le Ku Kux Klan en 1866, une organisation raciste contre les noirs américains et qui écrit, dans sa lettre du 14 juillet 1889 : « “ La religion maçonnique devrait être maintenue, par nous tous, initiés de hauts degrés (du 30è au 33ème degré), dans la pureté de la doctrine luciférienne…. ». Lucifer est le dieu des Francs-maçons, une secte satanique. Dès lors, on comprend facilement, pourquoi nos politiciens Francs-Maçons, appuyés par des lobbys financiers (groupes de pression), votent des lois qui soient contre les lois divines. Et cela est confirmé par des anciens Francs-Maçons convertis au catholicisme, dont Maurice Caillet qui était au 18ème degré (sur 33) et qui nous fait savoir que les Francs-Maçons ont également mis en place deux clubs bien connus à la Réunion, les Lyons Club et les Rotary Club, qui sont donc aussi sous le patronage de Lucifer, de même que deux sectes spécialement mises en place pour lutter contre l’Eglise Catholique: les Mormons et les Témoins de Jéhovah. Ce sont là des affirmations de Maurice Caillet, ex-franc-maçon, converti au catholicisme. Il n’est pas possible d’être à la fois catholique et Franc-maçon et encore moins de coopérer aux œuvres de ces gens-là. Pr 29,16 : « Quand les méchants ont le pouvoir, les péchés abondent ».  Pour contrer les lois mauvaises, nos meilleures armes restent la prière, le jeûne, les sacrements et l’adoration. L’Esprit du Mal ne s’attaque pas seulement aux âmes des fidèles de Dieu, mais aussi et surtout aux institutions au plus haut niveau afin de provoquer des guerres et le malheur des peuples. C’est pourquoi, nous devons prier aussi pour que la France se relève spirituellement.  « Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles » (Cantique de Marie). Prier, jeûner, adorer, vivre les sacrements, évangéliser : voilà nos armes.

La Parole de Dieu fut adressée à Jean, dans le désert. Pour recevoir la Parole de Dieu, mieux vaut s’éloigner de la vie mondaine. Saint-Louis Marie Grignion de Monfort nous dit : [200] [4°] « Il faut, tant qu’on peut, fuir les compagnies des hommes, non seulement celles des mondains, qui sont pernicieuses ou dangereuses, mais même celles des personnes dévotes, lorsqu’elles sont inutiles et qu’on y perd son temps. Celui qui veut devenir sage et parfait doit mettre en exécution ces trois paroles dorées que la Sagesse éternelle (Jésus-Christ) dit à saint Arsène: « Fuyez, cachez-vous, taisez-vous! ». Fuyez tant que vous pourrez les compagnies des hommes, comme faisaient les plus grands saints. Que votre vie soit cachée avec Jésus-Christ en Dieu (Col 3,3). Enfin, gardez le silence face aux hommes, pour vous entretenir avec la Sagesse (c’est-à-dire le Christ) : Un homme silencieux est un homme sage (Si 20,5). Car, c’est dans le désert, lorsqu’on est souvent seul, dans le silence de notre cœur, que Dieu vient nous trouver. A Jean, Il lui est donné une mission, celle de « préparer le chemin du Seigneur ». Et cela va se faire en proclamant un baptême de repentir pour la rémission des péchés.

 « Jean baptiste baptisait dans le Jourdain tous ceux qui venaient à lui ; le baptême qu’il conférait était un rite purificatoire devant s’accompagner d’une conversion morale ». Pour se convertir, pour être réellement à la suite du Christ, le repentir est nécessaire. Le repentir, c’est avoir la douleur des péchés commis, un profond regret de l’avoir fait, un vif désir de s’engager dans une vie nouvelle en Jésus-Christ et cela s’appelle une conversion. Le Père Bernard Sesboüé appelle cela « porter sa croix ».   Une conversion authentique afin de ne plus s’apparenter à un de ces trois types de chrétiens décrits par le Pape François (« Seul l’amour nous sauvera » – P.111-114): « 1 – les chrétiens amidonnés, ces chrétiens, aux bonnes manières mais mauvaises habitudes, qui disent « oui » juste pour sauver les apparences mais ne font pas ce qu’ils disent ; 2 – les chrétiens qui se comportent comme les pharisiens et qui font le plus de tort au peuple de Dieu et Jésus les qualifie en deux mots qui frappent juste. Le premier, c’est : Hypocrites. « Mais Père, je communie tous les jours, je fais beaucoup de choses » ; Jésus répond : « hypocrite » car tu te donnes un air, mais tu vis autrement. Et le second, « sépulcre blanchi » comme ces belles tombes, magni­fiques extérieurement mais dont nous savons bien ce qu’elles renferment: de la pourriture (ce sont, ici, les mots du Pape François) ; ce sont des chrétiens de façade ; 3 – les bons chrétiens : ce que veut Jésus c’est que nous ne prenions pas le chemin de la suffisance. Sachons que pour être de bons chrétiens, il est essentiel de se reconnaître pécheur. Si l’un de nous ne se reconnaît pas pécheur, s’il ne reconnaît pas ses propres faiblesses, il ne peut pas être un bon chrétien ; c’est la première condition; mais il faut reconnaître son péché concret : « J’ai péché pour cela, pour cela et pour cela… ». C’est la première condition pour suivre Jésus » nous dit le Pape François. N’attendez pas d’être en agonie pour se repentir. Saint Augustin nous dit : « Il ne vous servira de rien dans les derniers moments de votre vie de demander pénitence quand vous naurez plus ni le temps, ni la force de faire pénitence…Le repentir d’un malade est faible comme celui qui l’exprime ; … Mes chers enfants, nous dit-il, celui d’entre vous qui veut trouver miséricorde devant Dieu, qu’il fasse pénitence dès maintenant, dans la force de l’âge, afin d’entrer aussi sain dans l’éternité ! » (Serm. 57, De Tempore). « Parce que vous vous êtes confessé, parce que vous avez reçu l’ab­solution, vous croyez pouvoir mourir en sécurité : et moi, je vous dis (c’est saint Augustin qui parle) que je suis beaucoup moins sûr que vous de votre avenir !… (on peut en effet mal se confesser). « Vous n’avez songé à vous repentir que lorsque vous ne pouviez plus pécher (c’est-à-dire quand vous êtes sur le point de mourir) : c’est donc le péché qui vous délaisse, ce n’est pas vous qui l’avez rejeté. Tenez la chose certaine : votre salut reste incertain ! » (Hom. 41 Inter 50) « Conservez l’innocence tout au long de votre vie si vous ne voulez, pas risquer de mourir dans le péché ! ».

Cornélius (jésuite belge du XVIIème siècle, théologien et bibliste de renom) nous dit : « Beaucoup en effet souffrent d’une ignorance crasse en ce qui concerne les articles de foi qu’il faut connaître et auxquels il faut croire explicitement, ainsi qu’en ce qui concerne les Sacrements ; ils ignorent en particulier qu’il faut le ferme propos de ne plus pécher pour être capable de recevoir l’abso­lution ; ils ignorent qu’une résolution forte et constante de l’âme est requise pour que le ferme propos soit considéré comme absolu et efficace…D’autres savent ce qui est nécessaire pour le salut, mais ils vivent sans se soucier de leur salut personnel, entièrement occupés à amasser richesses et dignités, à construire des maisons, à aménager des jardins, des vignes, etc. de sorte qu’ils ne pensent que rarement ou jamais à Dieu, à la vie éternelle, à leur conscience, sauf au moment de Pâques ; encore ne le font-ils alors que pour cette seule raison qu’ils sont obligés par un précepte de l’Eglise à se confesser et à communier (au moins une fois par an); une fois Pâques passé, ils retournent aussitôt à leurs préoccupations terrestres, s’y plongent et s’y enfouissent. Beaucoup savent que le ferme propos (qu’on retrouve dans l’Acte de contrition : “je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence) est requis pour l’absolu­tion ; et pourtant ils ne se préoccupent pas de l’acquérir ni de s’y maintenir; mais ils font semblant de l’avoir et se persuadent même faussement à eux-mêmes qu’ils l’ont. Car ce ferme propos est chose ardue, grande et difficile: beaucoup cependant ne veulent pas s’y attacher avec énergie; ils ne veulent pas consacrer toutes leurs forces à une chose si ardue, surtout au moment de la maladie et à l’article de la mort (à l’agonie), alors que la raison, le jugement, les sens et les forces de l’homme sont affaiblis et endormis : en conséquence, par l’habitude acquise au cours de tant d’années, ils forment leur résolution au moment de la mort comme ils avaient l’habitude de la former à Pâques, c’est-à-dire de manière superficielle, verbale et inefficace ». He 12,4 : « vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans la lutte contre le péché », et c’est maintenant, quand nous sommes en bonne santé, qu’il faut le faire. Le repentir est important. Celui qui n ‘a pas voulu corriger sa conduite quand il en avait la possibilité ne pourra plus le faire lorsqu’il sera à l’agonie. Et la mort arrive parfois subitement, sans prévenir.

Demandons au Seigneur, par le cœur immaculé de Marie, la grâce du repentir au plus profond de nous-mêmes afin que le Dieu de Miséricorde puisse nous remplir d’amour et nous sanctifier. Le Cardinal Walter Kasper (« La Miséricorde » – P.114) nous dit : « Dans sa miséricorde, Dieu a en réserve un chemin de salut pour qui­conque reconnaît sa faute et désire vraiment se convertir, quand bien même il aurait commis d’énormes péchés et aurait totalement gâché sa vie ».

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