2ième Dimanche de l’Avent – par le Diacre Jacques FOURNIER

“Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé…   (Mc 1, 1-8)

  Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu.
Il est écrit dans Isaïe, le prophète : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin.
Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.
Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.
Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés.
Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales.
Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

           

                      St Marc résume ici la mission de Jean Baptiste en lui appliquant le tout début du « Livre de la Consolation » (Is 40-55). Ces lignes s’adressaient alors à Israël découragé par les conséquences de ses fautes. Ils n’avaient pas écouté le prophète Jérémie qui, au nom de Dieu, les avait invités à ne pas résister au roi de Babylone, Nabuchodonosor. Et maintenant, le Temple de Jérusalem, et avec lui toute la ville, étaient détruits… Et ils se retrouvaient déportés… « Au bord des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion ; aux saules des alentours nous avions pendu nos harpes » (Ps 136)…

            Mais Dieu vient les rejoindre par son prophète : « Consolez, consolez mon peuple, dit le Seigneur, parlez au cœur de Jérusalem », une expression qui, dans la Bible, renvoie au langage de l’amour, du fiancé à sa fiancée (Gn 34,3), de l’Epoux à son épouse (Os 2,16). Et que faut-il lui dire à cette épouse infidèle ? « Proclamez que son service est accompli, que son crime est expié, qu’elle a reçu de la main du Seigneur deux fois le prix de toutes ses fautes ». Or, à l’époque, pour obtenir le pardon de ses péchés, il fallait offrir un sacrifice et donc payer le prix de l’animal à offrir. Ici, Dieu Lui-même se présente à Israël en lui disant qu’il a déjà payé « deux fois le prix » de tout ce qui était nécessaire aux sacrifices ! Sa Miséricorde est donc surabondante ! Et il parle ainsi aux pécheurs pour les consoler de toutes les souffrances, de toutes les détresses engendrées par suite de leurs fautes !

            Et juste après ces paroles, nous trouvons celles appliquées ici à Jean-Baptiste : « Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ». Mais qui vient après Jean-Baptiste ? Jésus « Seigneur », le Fils Unique, « vrai Dieu né du vrai Dieu », et aussi « le Verbe fait chair » (Jn 1,14), vrai homme… Syméon « attendait la consolation d’Israël » ? Il recevra de Marie l’enfant Jésus dans ses bras, et il dira : « Maintenant, mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël » (Lc 2,25-32).

            Et toute la mission de Jésus consistera à consoler tous ceux et celles qui sont dans la souffrance, même si celle-ci est la conséquence de leurs fautes. Aux pécheurs, il proposera alors « deux fois le prix de toutes leurs fautes », c’est-à-dire une Miséricorde surabondante (Rm 5,20) grâce à laquelle, jour après jour, inlassablement, de repentir en repentir, ils pourront retrouver gratuitement, par Amour, tout ce qu’ils avaient perdu par suite de leur péché : une Plénitude de Vie et de Joie offerte avec le Don de l’Esprit Saint ! DJF

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