3ème Dimanche de l’Avent par Francis COUSIN

« Qu’êtes-vous allés voir au désert ? »

Jésus s’adresse aux foules. Cela veut dire que beaucoup de personnes qui suivaient Jésus, ou qui venaient simplement l’écouter, étaient d’anciens adeptes de Jean-Baptiste. Certains étaient restés disciples de Jean, d’autres poursuivaient leur recherche du Messie avec Jésus.

« Qu’êtes-vous allés voir au désert ? »
Par trois fois, Jésus pose cette question.
Un roseau bougeant au gré du vent ? Non. Jean reste ferme ; il le paye : il est en prison.
Un homme bien habillé ? Non. Il est vêtu comme le prophète Elie (1 R 1,20).
Un prophète ? Oui nous dit Jésus. Une insistance pour arriver à la troisième proposition qui pourrait nous faire penser que Jésus sentait chez ceux qui l’écoutaient une interrogation (comme celle de Jean-Baptiste qui lui avait envoyé une ambassade à ce sujet), des doutes sur sa qualité de Messie.

« Qu’êtes-vous allés voir au désert ? »
Cette question s’adresse aussi à nous. En ce troisième dimanche de l’avent, c’est l’occasion de faire un peu le point sur notre démarche, sur notre réflexion pendant l’avent.
Et d’abord, sommes-nous allés dans notre désert ? Dans nos déserts ?
Est-ce que nous avons essayé de ’’voir’’ et ’’entendre’’ les évènements du monde, ceux de notre vie, de la vie de l’Église, avec les yeux et les oreilles de notre cœur pour y discerner l’action de Dieu ?
Est-ce que nous avons essayé de relier ces évènements à la Parole de Dieu ?
Mais peut-être que pour cela, il faut ’’voir’’ et ’’entendre’’ ce que le monde ne met pas en avant … dans ses discours, dans les média ? Il faut chercher …
Avons-nous l’impression d’avoir changer quelque chose dans notre vie
– au niveau du silence ? De l’accueil du silence ?
– au niveau de l’écoute ?
– au niveau du gaspillage ?
– au niveau du respect des autres ?
– au niveau du respect de la nature ?
– au niveau de notre relation à Dieu ?
’’Tout est lié’’ nous dit le pape François.

Avons-nous essayé de comprendre (ou simplement de réfléchir sur) ce grand mystère de l’incarnation de Jésus, Fils de Dieu, Dieu lui-même (Jn 1,1), qui accepte de se faire homme comme tous les hommes en naissant du ventre d’une maman ? ’’Et le Verbe s’est fait chair’’ (Jn 1,14).
Et comment ne pas le remercier pour cela ?
’’Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ?’’ (Ps 8,4)
On pourrait dire aussi :’’Qui donc est Dieu pour accepter de devenir homme ?’’, pas simplement pour le ’’fun’’ ou la gloriole, mais pour la Gloire, pour nous enseigner dans la Vérité (Jn 14,6), pour nous faire comprendre combien il est Amour (1 Jn 4, 7-21) et miséricorde (Ep 2,4-6), et allez jusqu’au bout de l’Amour en donnant se vie pour tous les hommes :’’Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime’’ (Jn 15,13).
Car l’incarnation de Jésus n’a de sens que par sa mort et sa Résurrection.
’’O Seigneur notre Dieu, qu’il est grand ton nom par toute la terre.’’ (Ps 8,2)

Seigneur Jésus,
tu es le Messie attendu par les juifs.
Tu es Dieu, Fils de Dieu.
Tu nous as apporté ta Bonne Nouvelle.
Mais dans la vie de tous les jours,
souvent je l’oublie.
Pardonne-moi !

Francis Cousin

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