Rencontre autour de l’Évangile – 15ième Dimanche du Temps Ordinaire

“Voici que le semeur est sorti pour semer.”

 

 

 TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons (Mt 13, 1-23)

Dans une série de paraboles, Jésus va révéler les secrets du Royaume. La première, qui est célèbre, la parabole de semeur va en quelque sorte introduire toutes les autres. Une parabole est un récit imagé qui décrit une situation qui permet à l’auditeur de réfléchir et de s’interroger. Quand on applique chaque terme d’une parabole à une situation (comme dans l’explication qui suit), la parabole devient une « allégorie ». Cela est clair dans l’allégorie de « la vigne » : Jésus est le cep, nous les sarments, le Père le vigneron.)

 

Soulignons les mots importants

 Le semeur est sorti.

Bord du chemin…sol pierreux…les ronces…bonne terre : Il est étonnant que le terrain n’ait pas été d’abord labouré ?

Cent, soixante, trente pour un : Qu’est-ce qui est mis en valeur avec ces chiffres ?

Celui qui a des oreilles, qu’il entende : quel est le sens de cet avertissement ?

« A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais à eux (aux foules) ce n’est pas donné » : Comment comprendre cette parole de Jésus concernant ses auditeurs ?

Le Mauvais survient.

La parole du Royaume : qui est-ce qui dit cette parole ?

« comprendre » : Que veut dire comprendre la parole ?

Pas de racines : C’est quoi ne pas avoir de racines ?

La bonne terre : Celui qui entend la Parole et la comprend.

 

Pour l’animateur   

+ Dans la Palestine d’autrefois, on semait d’abord, on labourait ensuite pour que la terre recouvre la graine. Cela explique ces différents terrains de la parabole. A noter également que le chemin dont il est question n’est pas un chemin qui borde le champ, mais un raccourci qui traverse le champ avant les semailles. Cela peut donner l’impression d’un gaspillage. Et pourtant, malgré cette impression d’échec massif, il y a au bout une belle récolte.

C’est là le message : pour celui qui regarde dans l’immédiat, l’expérience des semailles peut engendrer un sentiment de découragement. Le vrai paysan sait que la récolte est plus forte que l’apparent gaspillage.

Jésus a prononcé cette parabole à l’adresse de ses proches disciples lorsqu’ils avaient l’impression que son ministère ne rencontrait que des échecs répétés. Dans la parabole prononcée par Jésus, c’est sur la semence qu’il veut faire porter notre attention : la semence est porteuse de fécondité.

+ Dans l’explication de la parabole, qui sans doute a été ajoutée plus tard, l’attention se porte sur la qualité des terrains.

C’est le but de l’avertissement : « Celui qui a des oreilles, qu’il entende ». Autrement dit : attention ! Il y a à tirer de cette parabole bien plus que vous ne pensez !

Avant l’explication, Jésus distingue les auditeurs qui sont engagés à sa suite (ses disciples) : ils sont de la famille, et comprennent le sens profond des paraboles, alors que ceux du dehors, ne comprennent pas, parce qu’il leur manque une disposition fondamentale de disponibilité et d’ouverture. Dieu respecte les choix de l’homme. Les premiers chrétiens s’interrogeaient sur la fermeture des juifs face à l’Evangile.

L’explication de la parabole.

Un « prophète » chrétien composa un jour une homélie sur le semeur, en centrant sa réflexion sur les conditions d’accueil de la parole de Dieu. Pour ce faire, il prit dans un sens allégorique chacun des terrains mentionnés par le récit. Les évangélistes transmirent cette homélie, avec leurs propres retouches, comme explication de la parabole. Celle de la parabole s’adresse donc aux disciples, qui apparaissent disponibles à l’enseignement du maître.

La parole du Royaume, c’est la parole de Jésus, qui annonce et instaure le Royaume. Comprendre cette Parole, (pas de manière intellectuelle) c’est se savoir concerner par le message entendu, c’est s’ouvrir et se soumettre à ce qu’elle demande de faire.

L’homme sans racines personnelles, « l’homme d’un moment », qui ne prend pas le temps de laisser la Parole entrer profondément dans sa vie, craque à la moindre persécution ou opposition.

La bonne terre : c’est le coeur disponible au message, qui se laisse transformer par lui ; c’est faire que la Parole, selon les capacités de chacun, porte des fruits de bonté, d’amour, de justice…dans la vie de tous les jours.

 

TA PAROLE DANS NOS CŒURS :

Jésus, tu es le semeur du Royaume. Tu es sorti de Dieu pour ensemencer notre terre des semences de vie éternelle. Tu sèmes en abondance. Tu es venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. Que d’obstacles à ta Parole dans notre vie et dans le monde ! Le train-train de la vie, la recherche du confort, la course à l’argent, les doutes entretenus, l’indifférence qui nous entoure…

Viens à notre secours.

 

TA PAROLE DANS NOS MAINS :

La Parole aujourd’hui dans notre vie

La parole de Dieu, l’Evangile, est une semence de qualité que Jésus sème : quelle est l’importance de la Parole de Dieu pour moi ? Quelle place je lui donne à la lecture de l’évangile dans ma semaine ? Quelle attention je porte à la lecture de la Parole à la messe ? Est-ce que j’essaie de retenir quelque chose pour ma vie ?

Proposer aux participants de redire de mémoire une parole de Jésus, une phrase d’évangile qui revient souvent à notre cœur : ce sont des semences de vie que Jésus a semées dans nos coeurs et qui nous font vivre. Partageons-les.

Qu’est-ce qui risque d’ôter de nos cœurs la Parole de Dieu ?

Quelles épines risquent de l’étouffer ?

Quelles épreuves risquent de la déraciner ?

Quels moyens prenons-nous pour « comprendre » la Parole ?

Le terrain où germe la Parole de Dieu, c’est aussi le cœur de nos frères. Avons-nous le souci de cultiver ce terrain ?

 

Ensemble prions

Chant : Sur les chemins du monde p.182 c.1 et 2

Pour que ta parole en nous Seigneur,

ne tombe pas sur le bord du chemin,

de peur que Satan ne l’enlève de notre cœur,

nous te prions.

 

 Ref : Seigneur, écoute-nous, Seigneur exauce-nous.

 

Pour que ta Parole en nous, Seigneur,

Ne tombe pas sur un sol pierreux,

De peur que nous ne soyons inconstants

Dès la première tentation, nous te prions.

Pour que ta Parole en nous, Seigneur,

Ne tombe pas dans les épines

De peur que ne l’étouffent les soucis de la vie

Et les séductions de la richesse, nous te prions.

Pour que ta Parole en nous, Seigneur,

Tombe dans une terre belle et féconde

Afin que nous portions des fruits en abondance, nous te prions

Seigneur Jésus semeur de tout le bien qui est dans le monde,

fais en nous des semailles de bonté et de justice.

Que se lève sur notre terre une moisson d’amour fraternel. Amen

 

 

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15ième Dimanche du Temps Ordinaire

 

 

 

 

 

 

 




Rencontre autour de l’Évangile – 14ième Dimanche du Temps Ordinaire

” Mon joug est facile à porter et mon fardeau léger.”

 

 

 TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons (Mt 11, 25-30)

Jésus continue sa mission d’enseignement et il fait l’expérience d’un mauvais accueil. Il est navré de la fermeture des gens des villes de Galilée où il est passé en faisant des miracles et il tient à leur égard des propos sévères.  Le passage que nous méditons aujourd’hui est au contraire plein d’espérance et de douceur : c’est d’abord une prière de louange, puis une déclaration sur la situation du Fils et un appel à l’adresse de ceux qui peinent.

 

Soulignons les mots importants

Père : Qu’est-ce que ce mot nous apprend de la personnalité de Jésus ?

Seigneur du Ciel et de la Terre : C’est comme cela que le juif qui prie nomme le Créateur.

Ce que tu as caché aux sages et aux savants : Est-ce vraiment Dieu qui cache ?

Qui sont ces « sages et ces savants » dont parle Jésus ? Et aujourd’hui, qui sont les « sages et les savants »

Tu l’as révélé aux tout-petits : qui sont-ils ? Qu’est-ce qui leur est révélé ?

Le Fils et le Père : Qui est-ce qui a l’initiative de reconnaître Jésus pour « son fils » ? Qu’est-ce qui se passe chez un enfant quand il entend quelqu’un lui dire « Tu es mon fils » ? Jésus dit « mon Père ». Lui seul peut le dire. Pourquoi ?

A qui Jésus veut révéler le Père ?

«Venez à moi » : Que veut dire Jésus ?

Vous tous qui peinez sous le poids du fardeau : De quel fardeau parle Jésus ?

(Rappelons-nous ce que Jésus reprochait aux pharisiens.)

Mon joug : à quoi nous fait penser  « le joug » ? Et Jésus, il pense à quoi ?

Devenez mes disciples : c’est à dire ?

Je suis doux et humble de cœur : rappelons-nous des passages d’évangile où Jésus montre qu’il est « doux et humble  de cœur »

Le repos : de quel repos s’agit-il ?

Mon fardeau est léger : De quoi parle Jésus ?

Pour l’animateur   

Jésus a conscience de vivre avec Dieu une relation tout à fait particulière et unique. C’est cette relation qu’il veut partager avec nous : c’est cela la révélation.

Dans notre profession de foi nous disons « Je crois en Dieu le Père, Créateur du ciel et de la terre » : Le Père est source de tout ce qui existe. Jésus en bon juif loue son Père pour la Création.

Les sages et les savants, ce sont ceux qui ne se fient qu’à leur intelligence et à leur science ; qui ne veulent pas admettre que la foi est l’accueil humble d’un Dieu qui fait le premier pas vers l’homme pour lui faire connaître le secret de sa vie intime et l’inviter à y participer. Dans l’évangile, ce sont les  scribes, docteurs de la Loi et  pharisiens, des experts dans la connaissance des Écritures : la plupart se sont  fermés à la révélation  de Jésus. Mais ce n’est pas Dieu qui leur cache son secret. C’est une manière de parler de la Bible qui attribue tout à Dieu.

Les tout-petits ce sont, au contraire, les humbles, ceux  dont le cœur est ouvert à la révélation et accueillent la lumière.

Seul Jésus peut dire « mon Père » parce qu’il est le Verbe fait chair à  qui, de toute éternité,  le Père  dit « Tu es mon Fils ». C’est le Père qui a l’initiative de la paternité. Jésus veut partager avec nous sa filiation divine : nous sommes fils en lui. En lui  et avec lui, celui qui l’accueille peut dire à Dieu « notre Père ». Celui qui entend Dieu lui dire « tu es mon fils », entre dans une relation tout à fait nouvelle avec lui et son identité change : il se découvre «  fils ».

Venir à Jésus, c’est croire en lui. Entrer dans son intimité. Devenir ses disciples, c’est se mettre à son école : devenir comme lui  « doux » et « miséricordieux » (vivre les béatitudes). (Jésus avec les foules et les malades, Jésus avec les pécheurs, Jésus avec l’aveugle-né, avec le paralytique, avec le centurion romain, etc.)

Le joug fait penser à cette pièce de bois qui pesait sur le cou du bœuf ; le joug et le fardeau dont parle Jésus, ce sont les 613 commandements (interdits et obligations que les pharisiens faisaient peser sur le dos des petits et des ignorants. Pensons aux règles du Sabbat.) Jésus les libère de ce joug-là, pour leur offrir son joug, un fardeau léger : son obéissance d’amour au Père, l’amour des frères, sa manière d’aimer. C’est ainsi que leur cœur sera libéré et trouvera le repos et la paix.

 

TA PAROLE DANS NOS CŒURS :

Jésus, doux et humble de cœur, nous voulons nous mettre à ton école pour être de vrais disciples : avec toi, nous pouvons dire à Dieu « Père » ; avec toi nous pouvons aimer, même quand cela nous pèse et nous demande de vivre l’humilité : car c’est ainsi que notre cœur connaît le repos et la paix.

 

TA PAROLE DANS NOS MAINS :

La Parole aujourd’hui dans notre vie

Dans l’évangile, les pauvres héritent du Royaume, les pécheurs sont appelés, les enfants et ceux qui leur ressemblent entrent dans le Royaume, les gens sans instruction reçoivent la révélation du mystère de Dieu…Pourquoi tous ces gens sont-ils privilégiés de Dieu ? Jésus nous répond : Le Père l’a voulu dans sa bonté ? En portant sa tendresse sur ces êtres démunis, Dieu nous révèle ainsi qu’il aime,  non pour les mérites, mais  gratuitement, d’un amour qui aide l’autre à se mettre debout, un amour qui sauve.

Celui qui se met à l’école de Jésus est invité à l’imiter. Notre amour n’est-il  pas trop souvent intéressé ?

Comment faire pour que les gens simples, les petits, les faibles, les gens sans grande instruction puissent découvrir Jésus et le Père qu’il veut leur révéler. Quelle attention nous leur portons dans nos réunions, dans nos célébrations, dans nos enseignements… ?

Savons-nous nous émerveiller et rendre grâce au Père quand nous sommes témoins de l’accueil de sa Parole par des gens simples ?

 

Ensemble prions

Chant : Garde mon âme dans la paix p.285

 Nous te rendons grâce, Père,

Seigneur du ciel et de la terre,

et nous proclamons ta louange.

Dans ta bonté, tu  révèles aux tout-petits

ce que tu caches aux sages et aux savants.

Aujourd’hui encore, en venant déposer nos fardeaux

sous la croix de ton Fils,

nous trouvons en lui le repos et la paix.

 

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14ième Dimanche du Temps Ordinaire

 

 

 

 

 

 

 




Rencontre autour de l’Évangile – Le Saint Sacrement

“Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel.

Qui mange de ce pain vivra pour toujours.”

 

 

 

 TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons (Jean 6, 51-58)

Ce passage d’évangile fait partie du grand discours de Jésus sur le Pain de Vie, au chapitre 6. Après la multiplication des pains, qui a enthousiasmé la foule, Jésus s’est retiré seul dans la montagne pour prier, car les gens voulaient « le prendre de force et faire de lui leur roi. » (Jn 6, 15). Puis Jésus revient à Capharnaüm, et la foule le rejoint. C’est là que Jésus essaie de leur révéler qui il est.

 

Soulignons les mots importants

Relire à la suite la première et la dernière phrase : quel est donc l’enseignement principal de Jésus ?

« Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel »

Si quelqu’un mange de ce pain : compter le nombre de fois que ce mot est prononcé. Qu’est-ce que Jésus veut nous faire comprendre ?

Le pain, c’est ma chair : le mot chair revient souvent

Manger la chair du Fils de l’homme 

Boire son sang : Comment réagissons-nous à ces paroles de Jésus ?

A partir de quel moment ces paroles, incompréhensibles durant la vie de Jésus, sont devenues, possibles et évidentes ?

Relevez les paroles de Jésus qui expriment les dons produits en nous quand nous mangeons le pain du ciel (la chair du Christ) ?

Pour l’animateur   

* Dire de quelqu’un : « c’est un être de chair et de sang », c’est affirmer qu’il est homme, avec toutes les faiblesses et les limites humaines. En disant que sa chair et son sang sont une nourriture qui donne la vie, le Christ se présente dans son humanité : c’est le Fils de Dieu devenu homme par son incarnation qui apporte la vie au monde. Jésus demande à ses auditeurs de faire un acte de foi : il faut se nourrir de son enseignement et boire ses paroles parce qu’elles sont celles du Fils qui apporte la vie du Père. C’est là tout ce que ses auditeurs juifs pouvaient comprendre. C’est seulement plus tard que Jean, témoin de l’institution de l’Eucharistie, a compris que Jésus parlait aussi de donner sa chair et son sang en nourriture. Ce discours annonçait l’eucharistie.

* Dans ce passage tout l’enseignement de Jésus sur la nécessité de « manger sa chair et de boire son sang » est encadré entre la première et la dernière phrase.

L’enjeu, c’est la vie éternelle, c’est-à-dire participé à la vie du Christ ressuscité dès maintenant, et après notre mort de façon définitive.

* Le mot manger qui revient 9 fois : et le mot grec employé signifie « croquer » : cela montre le réalisme de l’incarnation et de la communion eucharistique : en croquant le pain, c’est vraiment le Corps du Seigneur que « nous mangeons » : c’est à dire que son Corps transformé par l’Esprit-Saint dans la résurrection, devient pour nous la vraie nourriture pour notre vie de fils et de fille de Dieu. Il en est de même pour le vin de l’eucharistie.

* Ces paroles tellement « crues » de Jésus ne pouvaient pas être comprises avant l’institution de l’eucharistie, à la Cène : et c’est surtout après la résurrection que les apôtres ont compris cet enseignement de Jésus quand ils « rompaient le pain » en mémoire de lui.

Jésus nous donne les trois dons principaux qu’il nous fait lorsque nous mangeons son Corps dans la communion :

  • vie éternelle dès maintenant,

  • le gage de la résurrection de notre corps,

  • demeurer en permanence en lui,

  • vivre de sa vie et par lui vivre de la vie du Père.

 

TA PAROLE DANS NOS CŒURS :

Nous te rendons grâce, Dieu notre Père, pour ton Fils Jésus, le pain de vie qui apaise notre faim : c’est vraiment lui, personnellement, avec son corps d’homme ressuscité, que nous recevons quand nous mangeons le Pain de l’Eucharistie.

Tu es le pain vivant venu du ciel, Seigneur Jésus. Qui mange de ce pain vivra pour toujours. Nous le croyons. Tu as les paroles de la vie éternelle.

 

TA PAROLE DANS NOS MAINS :

La Parole aujourd’hui dans notre vie

Quelle est notre foi en la présence réelle du Christ en personne dans l’eucharistie ?

Quand Jésus dit : « Je suis le pain de vie, descendu du ciel », il est nourriture pour notre foi, d’abord par sa Parole. Plus nous communion fréquemment, plus nous devons nourrir notre foi par la Parole. Est-ce que nous mangeons suffisamment de cette nourriture pour notre foi ?

Quand nous communions, nous « mangeons » le Corps du Christ : quelle attitude cela exige de notre part ?

Et quand nous passons devant le tabernacle, quelle est notre attitude ?

Quelle place donnons-nous à l’adoration du Christ présent dans le Saint-Sacrement ?

 

Ensemble prions

Je crois en l’Eucharistie, le sacrement du Christ ressuscité,

source d’un monde nouveau,

nourriture pascale d’un peuple en marche vers son Royaume,

force des baptisés qui ne croient plus en la fatalité du mal.

Je crois en l’Eucharistie, sacrement de l’amour librement offert,

source de toute vie donnée,

nourriture d’un peuple qui apprend à aimer,

force des témoins de la puissance cachée de l’amour.

Je crois en l’Eucharistie,

sacrement de la réconciliation, source de la paix,

nourriture d’un peuple qui préfère le dialogue à la guerre,

force des témoins qui inventent les paraboles vivantes de pardon.

Je crois en l’Eucharistie, sacrement qui fait l’Église;

source d’une nouvelle communion,

nourriture d’un peuple sans frontières,

force des témoins de l’universalité du Christ Seigneur.

 

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Rencontre autour de l’Évangile – La Sainte Trinité

“Dieu a tant aimé le monde

qu’il a donné son Fils unique”

 

 

 TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons (Jean 3, 16-18)

Ce court passage d’évangile fait partie de l’entretien de Jésus avec le pharisien Nicodème. Jésus lui a fait comprendre que pour accueillir le Royaume de Dieu « il faut naître d’en haut », c’est-à-dire accueillir dans la foi celui qui vient de Dieu, et qui seul connaît vraiment « les choses du ciel ». Il serait bon de lire à partir du verset 11 pour comprendre comment le Christ est le don du Père pour sauver les hommes.

 

Soulignons les mots importants

Dieu a tant aimé le monde : Remplacer le mot « Dieu » par son vrai « Nom. »

Il a donné son Fils unique : à quel moment le don du Fils s’est réalisé ? Que signifie « aimer » pour Dieu ? Jusqu’où ira la manifestation de l’amour de Dieu ?

Tout homme qui croit en lui 

Aie la vie éternelle : la croix de Jésus est source de vie. Comment ?

Non pas pour juger le monde 

Que le monde soit sauvé : Ces paroles de Jésus dénoncent une fausse idée de Dieu que se font beaucoup de chrétiens. Laquelle ?

Celui qui ne veut pas croire est déjà jugé : Que nous enseigne Jésus dans cette parole ?

Croire au nom du Fils unique de Dieu : que veut dire croire au nom du Fils ?

Pour l’animateur   

  • « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » : cette phrase résume la révélation.

  • Aimer le monde pour Dieu, c’est se donner aux hommes en la personne de son Fils. Ces verbes « aimer » et « donner » disent ce qu’est la Trinité pour nous. Dieu est Amour. Dieu est Don. Ce mouvement d’amour du Père au Fils et du Fils au Père, c’est la Personne de l’Esprit-Saint. Saint Paul dira : « L’Amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné ». (Rm 5,5)

  • Le mot « Dieu » dans ce texte, comme pratiquement dans tout le Nouveau Testament,  signifie « le Père ». En se faisant connaître comme « le Fils », Jésus nous révèle que Dieu est « le Père ».

  • C’est au moment de l’Incarnation que le don du Fils s’est réalisé dans notre histoire. L’amour infini du Père pour le monde se révélera principalement sur la croix, « scandale pour les juifs, folie pour les païens. » (1Co, 1, 23). L’Incarnation est cette manifestation d’amour qui a son sommet sur la croix.

  • La Croix n’est pas source de salut par le sang et la souffrance : c’est parce qu’elle exprime l’amour total de Dieu qu’elle peut être pour les croyants source de vie. Nous sommes loin de certaines visions de la croix comme lieu de la colère de Dieu, de l’abandon du Fils par son Père pour racheter le péché des hommes. Sur la croix, le Père et le Fils sont unis dans le même amour pour le monde.

  • Devant ce geste d’amour du Père en la personne de Jésus, désormais tout homme est appelé à prendre position. Accueillir le Christ comme Sauveur, c’est être sauvé. Le refuser, c’est se condamner soi-même. Le Dieu de Jésus Christ ne condamne pas : ce sont les hommes qui portent sur eux-mêmes le jugement.  Un regard d’amour et de foi vers Jésus élevé sur la croix sauvera les hommes de la mort. C’est donc devant la croix de Jésus que chacun décide de son propre jugement final.

  • Croire au nom du Fils unique de Dieu : c’est reconnaître et invoquer avec confiance la personne du Fils. Le nom c’est la personne. La foi c’est l’adhésion au Christ que l’on reconnaît comme Fils de Dieu et comme révélateur du Père et de son amour.

TA PAROLE DANS NOS CŒURS :

Nous te rendons grâce, Seigneur notre Dieu, pour ton Fils Jésus-Christ : tu as tellement aimé le monde que Tu nous l’as donné. Il nous révèle que tu es Père, et ton Esprit le murmure sans cesse au fond de nos cœurs. Fais-nous la grâce d’avoir les yeux toujours fixés sur lui.

 

TA PAROLE DANS NOS MAINS :

La Parole aujourd’hui dans notre vie

« Dieu  a tellement aimé le monde… »

Quel est notre regard sur le monde ? Un regard négatif ? Qui juge ?  

Un regard lucide ? Bienveillant ?

Ce monde que Dieu a pris dans son Amour, il l’a remis entre nos mains.

Qu’est-ce que nous pouvons faire pour le transformer par l’amour de Dieu qui est en nous ?

Toute communauté chrétienne est comme un miroir où l’amour de la Famille Divine devrait se refléter : quelle est la qualité de notre amour fraternel dans notre paroisse ?

« La famille chrétienne est une communion de personnes, trace et image de la communion du Père et du Fils dans l’Esprit-Saint. » Voilà ce que nous dit le Catéchisme de l’Eglise catholique.

A quoi cela devrait se voir dans nos familles ?

 

Ensemble prions

Dieu Père nous te louons et nous te bénissons parce que tu es le Père de Jésus.

Dieu Fils, nous te louons et nous te bénissons parce que tu es le Fils de son amour.

Dieu Saint-Esprit, nous te louons et nous te bénissons parce que tu es l’amour du Père et du Fils.

Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, nous te louons et nous te bénissons.

A toi notre amour pour les siècles.

 

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Rencontre autour de l’Évangile – La Pentecôte

“Ils furent tous remplis de l’Esprit Saint.”

 

 

 TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons (Jean 17, 1-8)

Comme nous avons déjà partagé sur l’évangile proposé pour ce jour (Jn 20), exceptionnellement nous méditerons le récit de la Pentecôte, en le mettant en lien avec l’Evangile. Lisons ensemble, pour mémoire Jn (20, 19-23), en soulignant que le Christ ressuscité communique son Esprit aux apôtres dès le soir du jour de Pâques.

Lisons maintenant le récit des Actes.

 

Soulignons les mots importants

La Pentecôte

Ils se trouvaient réunis tous ensemble

Vint du ciel un bruit

Violent coup de vent

Une sorte de feu

Se partageait en langues

Se posa sur chacun d’eux

Tous remplis de l’Esprit Saint

Parler en d’autres langues 

Juifs fervents de toutes les nations

Chacun entend dans sa langue maternelle

Les merveilles de Dieu

Pour l’animateur   

+ La fête juive de la Pentecôte était célébrée cinquante jour après la Pâque : au temps de Jésus cette fête célébrait le don de la Loi et le renouvellement de l’Alliance conclue avec la communauté d’Israël au Sinaï. La Pentecôte chrétienne, c’est l’alliance nouvelle avec la Loi (l’Esprit) écrite dans les cœurs. «  Je mettrai en vous mon Esprit » (Ez 36)

+ Les Douze ne sont pas seuls à vivre l’événement : la communauté des disciples étaient réunis en prière avec eux autour de Marie.

Le violent coup de vent qui vient du ciel et le feu rappellent les signes de la manifestation de Dieu au Sinaï (Exode 19,18)

Les apôtres ont reçu en vision le signe symbolique des langues de feu (comme la vision de la colombe par Jésus)

+ L’Esprit Saint est un feu, (symbole ardent de l’amour de Dieu et de sa force purificatrice), comme l’avait annoncé Jean Baptiste (Lc 3,16)

+ La maison fut remplie par le Vent ( le souffle) :  Jésus répandu sur ses apôtres son souffle ( son Esprit, cf dans l’évangile)

+ Les apôtres furent remplis de l’Esprit-Saint : le verbe « remplir »  évoque un liquide ( un verre rempli). L’Esprit Saint est aussi symbolisé par l’eau : cf l’eau vive dont parle Jésus à la samaritaine). L’Esprit Saint, c’est la Vie en abondance, la vie en plénitude, que Jésus ressuscité communique à son Eglise.

+ Le premier rôle de l’Esprit Saint sera de faire parler ceux qui le reçoivent. (les langues de feu) : le premier signe donné de l’action de l’Esprit Saint, c’est le don des langues.

+ Les apôtres qui parlaient l’araméen annoncent la Résurrection « en d’autres langues », c’est-à-dire les langues étrangères qui étaient parlées et comprises par les juifs pieux qui résidaient dans les pays du Moyen Orient et qui étaient venus en pèlerinage à Jérusalem. Le Saint Esprit fait parler et fait entendre.

+ Ce miracle de la Pentecôte est un signe que la Bonne Nouvelle est pour tous. La foi chrétienne n’est pas attachée à une ethnie, à une culture. Elle doit pouvoir s’exprimer dans toutes les cultures. La Bible aujourd’hui est traduite en plusieurs centaines de langues. Alors que la Tour de Babel (racontée dans la Génèse) qui symbolisait l’orgueil de la construction d’un monde qui prétendait détrôner Dieu : les langues sont alors brouillées et c’est la division de l’humanité), à la Pentecôte, l’Esprit Saint est source d’unité dans la diversité. La Pentecôte est avant tout le miracle d’une communication réussie.

TA PAROLE DANS NOS CŒURS :

Esprit du Seigneur, tu remplis l’univers. Répands tes dons sur l’immensité du monde.

Ouvre nos communautés d’Eglise à tous ceux du « dehors » qui cherchent la vérité. Fais nous trouver les voies pour une communication réussie de l’Evangile. Ouvre les cœurs de tous les hommes afin qu’ils le comprennent et l’accueillent dans leurs langues et leurs cultures. Fais que tous les croyants n’aient qu’un cœur et qu’une âme.

 

TA PAROLE DANS NOS MAINS :

La Parole aujourd’hui dans notre vie

  • A notre Confirmation, nous avons été remplis de l’Esprit Saint qui nous rend capables de parler de Jésus, de témoigner de notre foi en lui, de vivre l’Evangile dans notre vie de tous les jours : qu’avons-nous fait de notre Confirmation ?

  • Autour de nous il y a des gens qui ont un autre langage que nous, une autre culture. Ce sont nos frères. Quel accueil leur faisons-nous ? Sommes-nous attentifs à leurs conditions de vie ? à leurs besoins ?

  • A la Réunion, il y a un effort pour que les chrétiens et les autres croyants se rencontrent, dialoguent, parfois se mettent ensemble pour prier : comment réagissons-nous par rapport à ce dialogue inter-religieux ? Dans notre voisinage peut-être, en faisant nos courses ou d’autres démarches, nous arrive-t-il de rencontrer des personnes qui croient autrement que nous : comment cela se passe ?

Ensemble prions

Chant : Donne à ceux qui demandent (p.233 carnet des paroisses)

 

  • Sanctifie ton grand nom que notre vie a profané.

Mets en nous, Seigneur, un Esprit nouveau !

  • Fais éclater ta sainteté

afin que le monde te reconnaisse comme Dieu

  • Rassemble dans l’unité tes enfants que le péché a dispersés.

  • Verse sur nous une eau pure,

purifie-nous de toutes nos idoles.

  • Enlève de nous le cœur de pierre, donne-nous un cœur nouveau.

  • Répands sur nous ton Esprit

pour que nous marchions selon ta volonté.

  • Tu es notre Dieu, Seigneur :

fais que nous soyons ton peuple!

 

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Rencontre autour de l’Évangile – 7ième Dimanche de Pâques

« La vie éternelle, c’est de te connaître,

toi le seul Dieu, le vrai Dieu,

et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ. »

 

 

 

 TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons (Jean 17, 1-8)

Saint Jean est le seul à nous rapporter cette grande prière de Jésus, au moment où il va entrer dans sa Passion et sa mort pour passer de ce monde à son Père. C’est la prière sacerdotale de Jésus. Il se tourne vers son Père en faisant comme un bilan de sa mission terrestre, et il s’en remet à lui avec confiance.

 

 

Soulignons les mots importants

Père : Dans la bouche de Jésus, ce mot exprime une relation particulière qu’il vit avec Dieu : laquelle ?

L’heure est venue : De quelle « heure » Jésus parle-t-il ? Rappelons-nous ce qu’il répond à sa mère aux noces de Cana.

« Glorifie ton Fils, comme ton Fils te glorifie » : La gloire du Fils et la gloire du Père dépendent l’une de l’autre : c’est la vie éternelle communiquée aux hommes par la victoire du Fils sur le péché et la mort.

La vie éternelle : quelle est cette vie dont parle Jésus ?

Te « connaître» et « connaître » celui que tu as envoyé : Que veut dire connaître quelqu’un ? Comment connaître le vrai Dieu et Celui qu’il a envoyé ? Qu’est-ce que cela doit changer dans notre vie ?

L’œuvre que tu m’as confiée : Quelle a été l’essentiel de l’œuvre accomplie par Jésus ?

Avant le commencement du monde : En tant que Fils de Dieu, Jésus existe depuis toujours. Quel est ici le sens du mot « monde »

J’ai fait connaître ton « nom » : De quel nom Jésus parle-t-il ?

Quels sont les mots ou les expressions employés par Jésus pour dire la foi de ses apôtres ?

Le mot « monde » : Jésus dit qu’il ne prie pas pour « le monde » et pourtant ses disciples sont envoyés « dans le monde ». Essayons de comprendre ce que veut dire Jésus.

Pour l’animateur  

– Père : La prière de Jésus commence par une invocation filiale : le mot « abba », c’est un terme familier de l’araméen, la langue de Jésus, pour dire papa.

– L’Heure  de Jésus. Dans l’évangile de Jean il est souvent question de « l’heure ». A Cana, il dit à Marie :  « Mon heure n’est  pas encore venue »

L’heure d’un général, c’est le moment où il défile avec son armée victorieuse. L’heure d’une mère, c’est le moment où elle met au monde son enfant.

Jésus révèle qu’aucun croyant ne peut faire une expérience directe de Dieu. Le Père se rencontre dans la foi en Jésus et l’écoute de sa Parole. Philippe est invité à croire, c’est-à-dire à reconnaître dans l’homme Jésus la manifestation du Père parmi les hommes. L’heure de la religieuse ou du prêtre, c’est le moment du pas décisif qui change l’orientation de leur vie …

Toute la vie de Jésus a été tendue vers « son heure » : C’est l’heure décisive : à la fois l’heure de sa mort et de sa victoire sur la mort ; l’heure de son humiliation et de sa glorification par le Père. L’heure du passage de ce monde vers le Père. L’heure où Jésus sauve toute l’humanité en la faisant passer en lui de la mort à la vie éternelle.

– La vie éternelle : c’est précisément le fruit, le résultat, la conséquence de cette  « Heure ». C’est la vie même de Dieu qui transforme totalement l’humanité de Jésus dans la Résurrection et que Jésus, solidaire de toute l’humanité, veut communiquer à tous ses frères. Cette vie éternelle est donnée dès maintenant sur terre.

– C’est le sens du mot « connaître » = naître avec. Être uni, être dans l’intimité du Père en étant uni à Jésus. C’est une expérience intime et forte. Comme deux époux se connaissent.

– L’œuvre du Fils c’est justement de faire connaître le Père : c’est son Nom.

– Pour un chrétien, avoir la foi c’est : vivre une expérience personnelle de relation avec le Christ et en lui avec le Père qui l’a envoyé. C’est cela « connaître Dieu ». C’est la foi des apôtres : garder fidèlement la Parole du Père ;  reconnaître que les paroles de Jésus sont les paroles du Père et les accueillir ; reconnaître que Jésus vient du Père.

– Dans la prière de Jésus, le mot monde veut dire tantôt « la création » Jésus comme Fils du père existe « avant le commencement du monde » ; tantôt, le mot monde désigne tout ce qui entraîne le monde loin de Dieu « je ne prie pas pour le monde » ; tantôt  c’est  le monde des hommes que Dieu aime. « Dieu a tant aimé le monde… » (Jn3, 16)

 

TA PAROLE DANS NOS CŒURS :

Jésus, fais-nous entrer dans ta prière filiale. Fais-nous entrer avec toi dans l’intimité du Père. Apprends-nous à prier avec tout ce qui fait notre vie, comme toi. Rends-nous accueillants à tes paroles, car elles sont les paroles du Père qui t’a envoyé. Tu as les paroles de la vie éternelle.

 

TA PAROLE DANS NOS MAINS :

La Parole aujourd’hui dans notre vie

Þ Comment cette prière filiale de Jésus peut-elle nous aider à renouveler notre manière de prier ?

Þ Comment notre vie peut-elle « glorifier » le Père.

Þ Si nous appartenons à Jésus et si Jésus nous a donné la vie éternelle, qu’est-ce que cela change ou doit changer dans notre vie de tous les jours ?

Þ Gardons-nous fidèlement la Parole du Christ ? Quelle place donnons-nous à la lecture personnelle de l’Evangile pour approfondir notre connaissance du Christ et du Père ?

Þ Sommes-nous dans le monde les témoins du seul et vrai Dieu ? Qu’est-ce que nous faisons pour aider nos frères à le connaître ?

 

 

Ensemble prions

Chant : O Père, je suis ton enfant (Carnet des paroisses p.287)

Dieu Père,

nous te louons et nous te bénissons parce que tu es le Père de Jésus,

et que tu veux être aussi notre Père selon ton amour et ta miséricorde.

Dieu Fils,

nous te louons et nous te bénissons

parce que tu es le Fils de son amour,

et que tu veux être aussi le frère premier-né de tous les enfants de Dieu.

Dieu Saint-Esprit,

nous te louons et nous te bénissons

parce que tu es l’amour du Père et du Fils jaillissant comme un feu de leur tendresse, et que tu veux aussi habiter en nos cœurs comme un brasier d’amour.

Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, nous te louons et nous te bénissons

parce que tu es le Dieu au-delà de toute louange et que tu acceptes cependant les balbutiements de notre adoration.

A toi notre amour pour les siècles des siècles. Amen

 

 

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7ième Dimanche de Pâques

 

 

 

 

 

 

 

 




Rencontre autour de l’Évangile – 6ième Dimanche de Pâques

“Moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre Defenseur, qui sera toujours avec vous.”

 

 

 

 TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons (Jean 14, 15-21)

Cet évangile fait suite aux confidences que Jésus a faites à ses disciples sur l’unité tout à fait particulière qu’il vit avec son Père. Aujourd’hui Jésus leur fait la promesse d’une autre forme de présence qui lui permettra d’être au milieu d’eux : c’est l’Esprit-Saint.

 

 

Soulignons les mots importants

Si vous m’aimez vous resterez fidèles à mes commandements : quels commandements ?

Je prierai le Père :

Il vous donnera un autre Défenseur : Pourquoi un « autre » Défenseur ?

Qui sera pour toujours avec vous : Se rappeler la promesse de Jésus « Et moi, je suis avec vous tous les jours… »

Il est en vous : Saint Paul dira que notre corps est « le Temple du Saint Esprit »

Je reviens vers vous : de quelle manière ?

Vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi et moi en vous : où « habite » le chrétien ?

Celui qui reste fidèle à mes commandements, c’est celui-là qui m’aime.

Celui qui m’aime sera aimé de mon Père

Moi aussi je l’aimerai

Pour l’animateur   

  • Dans la première partie du chapitre 14, Jésus invitait ses disciples à croire en lui. Dans ce passage, il demande à ses disciples de l’aimer.

  • Aimer Jésus, c’est d’abord être fidèle à ses commandements. Jésus le dit au début (dans une forme positive) et le redit à la fin de ce passage (dans une forme négative) : comme pour insister et encadrer tout le reste. Aimer Jésus, ce n’est pas seulement une affaire de sentiment. En fait, il y a un unique commandement : « Croire en Jésus et s’aimer les uns les autres » (1Jn 3, 23)

  • Cette fidélité n’est possible que par le don du Défenseur, l’Esprit de vérité. Il sera « un autre Défenseur», qui va assister les apôtres qui n’auront plus la présence terrestre et sensible de leur premier défenseur Jésus. Ce que Jésus faisait pour les guider, les enseigner, c’est le Saint Esprit qui va le faire. Il les conduira à la vérité toute entière. Et il leur fera comprendre tous les enseignements de Jésus.

  • Je reviens vers vous: Jésus parle ici de sa présence permanente invisible à sa communauté après sa Résurrection. Et c’est en mettant en pratique les commandements de Jésus, que le croyant fera l’expérience de sa présence.

Durant tout le temps de l’Eglise chaque croyant aura l’assurance d’être aimé du Père et de Jésus.

  • « Vous reconnaîtrez que je suis en mon Père que vous êtes en moi et moi en vous » : Le temps de l’Eglise est pour tout croyant une vie d’intimité avec le père, le Christ et c’est cela l’œuvre de l’Esprit Saint en chaque croyant.

   

TA PAROLE DANS NOS CŒURS :

Inviter les participants à redire (en écho) l’une ou l’autre parole de Jésus, afin de les aider à entrer le mieux possible dans la pensée de Jésus et à accueillir tout ce qu’il nous révèle pour notre vie de baptisés.

 

TA PAROLE DANS NOS MAINS :

La Parole aujourd’hui dans notre vie

Jésus nous demande de l’aimer : comment vérifier si nous l’aimons vraiment dans notre vie quotidienne ?

Faisons-nous l’expérience de la présence de l’Esprit comme Défenseur à nos côtés dans les moments de « brouillard », de découragement, de tentation ?

Malgré l’absence sensible du Ressuscité, savons-nous le rencontrer par la foi dans nos frères, dans la communauté des croyants, dans la lecture de sa Parole ?

 

Sommes-nous assez simples pour parler à notre Père comme des enfants, en toutes circonstances ?

 

 

Ensemble prions

Chant : En marchant vers toi Seigneur (carnet des paroisses : p.256)

Nous te rendons grâce, Dieu notre Père, pour la communion d’amour qui te lie de toute éternité à ton Fils Jésus Christ.

Nous te rendons grâce pour sa présence, invisible, mais réelle au milieu de nous.

Ecoute sa prière quand il te prie pour nous et donne-nous le Défenseur, l’Esprit de vérité, pour qu’il nous garde dans la fidélité ; qu’il nous aide à aimer Jésus, non pas en paroles, mais en mettant en pratique chaque jour le commandement de l’amour. Amen

 

 

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Rencontre autour de l’Évangile – 5ième Dimanche de Carême

« Moi, je suis la résurrection et la vie ;

et tout homme qui vit

et qui croit en moi ne mourra jamais. »

 

 

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons  (Jn 11, 1-45)

Jésus revient en Judée après avoir échappé durant quelque temps aux juifs qui voulaient l’arrêter. (Jn10, 39)

Faire lire le texte à plusieurs en répartissant les passages selon les personnages.

 

 Et soulignons les mots importants

Relevons dans ce passage les mots qui expriment « l’humanité » de Jésus, qui montrent combien il est proche de nous.

Cette maladie est pour la gloire de Dieu : que veut dire Jésus ?

Lazare s’est endormi : Pourquoi Jésus parle-t-il de la mort comme d’un sommeil ?

Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà : pourquoi cette précision ?

Relever dans le récit les phrases qui expriment la foi de Marthe ?

Ton frère ressuscitera : Quelle différence entre la mort de Lazare et celle de Jésus ?

« Je suis » la résurrection et la vie, celui qui vit et croit en moi ne mourra jamais : Quelle est la force de cette parole de Jésus ?

Père, je te rends grâce…Je savais que tu m’exauces toujours : comment Jésus se situe –t-il par rapport à son Père ?

Enlevez la pierre : Jésus manifeste son autorité

Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu : Que veut dire Jésus ?

Il cria d’une voix forte : Que peut signifier ce cri de Jésus ?

Pour l’animateur

– Jésus a des amis qu’il aime profondément. Il est très affecté par la mort de son ami Lazare. L’évangéliste Jean souligne qu’il est bouleversé d’une émotion profonde et qu’il pleure. Cette humanité de Jésus le rend proche de nous. A Béthanie, Jésus a donné une valeur divine aux larmes de l’amitié. Jésus était fraternel et fidèle. Sensible et délicat. Il a savouré les joies de l’amitié.

– Pourtant, quand il apprend que Lazare est gravement malade, il tarde deux jours avant d’aller auprès de ses amis.

– Jésus interprète par avance que la maladie de Lazare n’est pas pour la mort, mais pour la gloire de Dieu et de son Fils

Devant l’incompréhension des disciples, Jésus affirme que la mort de Lazare est pour lui un sommeil, ce qui laisse entendre qu’il peut « s’éveiller » s’il entend la voix de Jésus.

– Si l’évangéliste précise que le cadavre est depuis quatre jours au tombeau et qu’il sent déjà, c’est bien pour souligner que Lazare est bien mort et pour mettre en valeur le miracle de Jésus.

– Lazare qui sort du tombeau pieds et mains liés montre ainsi qu’il reste un être mortel. Jésus, à sa résurrection, a fait voler en éclats ce pouvoir de la mort. « Jésus ressuscité ne meurt plus. » Sa victoire sur la mort, il l’a remportée pour nous tous : à condition de lui faire confiance (Celui qui vit et croit en moi…)

La foi de Marthe, c’est d’abord sa confiance en Jésus : sa conviction que Jésus a pouvoir sur la mort. «Si tu avais été là… ».En présence de Jésus, elle confesse sa foi en disant : « Je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Elle reconnaît en Jésus un homme de Dieu, qui seul peut faire vivre. Puis elle adhère à la foi d’Israël : « Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour ». Et surtout, quand Jésus se présente comme « la résurrection et la vie », elle affirme : « Je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu. » C’est le sommet de la foi.

Marthe est présentée comme la figure du croyant qui reconnaît qu’en Jésus, c’est Dieu qui vient parmi les vivants. Tandis que Marie reste du côté du deuil dans son comportement et ses paroles : « Si tu avais été là ». Il manque la profession de foi. Elle fait corps avec le groupe des juifs en deuil. Elle joue le rôle de « pleureuse ». Marie est le symbole de l’homme abattu par la séparation de la mort.

– Jésus manifeste qu’il est en communion avec son Père pour ressusciter Lazare et il crie, pour tout le monde l’entende. C’est un signe public. Un cri aussi que tous les morts doivent entendre.

 

TA PAROLE DANS NOS CŒURS

Tu es la Résurrection et la vie, Seigneur Jésus. Celui qui croit en toi ne mourra jamais.

Quand nous sommes dans le deuil, tu n’es pas loin de nous. Nous sommes tristes, mais nous ne sommes pas accablés comme ceux qui n’ont pas d’espérance. Quand tu es là, la mort n’est pas victorieuse. Donne-nous de croire fermement à ta Résurrection et de croire aussi fermement que nous aussi nous allons ressusciter en Toi.

TA PAROLE DANS NOS MAINS :

Tu es la Résurrection et la vie, Seigneur Jésus. Celui qui croit en toi ne mourra jamais.

Quand nous sommes dans le deuil, tu n’es pas loin de nous. Nous sommes tristes, mais nous ne sommes pas accablés comme ceux qui n’ont pas d’espérance. Quand tu es là, la mort n’est pas victorieuse. Donne-nous de croire fermement à ta Résurrection et de croire aussi fermement que nous aussi nous allons ressusciter en Toi.

PRIONS

Seigneur Jésus Christ, toi qui as ordonné à Lazare de sortir vivant de son tombeau, toi qui en ressuscitant, as libéré tout homme de la mort, nous te prions humblement pour tes serviteurs qui se préparent avec joie au baptême et au festin de la vie : ne permets pas que la mort retienne en son pouvoir ceux qui, grâce à leur foi, vont prendre part à la victoire de ta Résurrection.

 

 

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Rencontre autour de l’Évangile – 4ième Dimanche de Carême

« J’étais aveugle

et maintenant je vois ! »

 

 

 

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons  (Jn 9, 1-41)

Jésus est à Jérusalem où il est monté pour la fête des tentes, fête de la Récolte : on y célébrait l’eau que les prêtes allaient chercher à la piscine de Siloé pour l’apporter au Temple qui était illuminé. Jésus en profite pour proclamer qu’il est la vraie lumière destinée non seulement aux juifs, mais au monde entier. Et alors une discussion vive et dramatique s’engage entre Jésus et les juifs. Et c’est alors que se situe le récit de l’aveugle-né que nous allons méditer.

 

 Et soulignons les mots importants

Lire les versets 1-5 (jusqu’à lumière du monde)

Quel est le personnage central de ce premier paragraphe ?

Aveugle de naissance: Comment les juifs considéraient cette infirmité ?

L’action de Celui qui m’a envoyé: Quelle est action ?

Je suis la lumière du monde : Quelle est l’importance des mots « je suis » prononcé par Jésus ?

Versets 6 et 7 : la guérison

Faire attention au geste (avec la boue) Jésus avait-il besoin de faire ce geste ?

et à la parole de Jésus : Est-ce que ce geste accompagné d’une parole nous fait penser à des gestes que fait l’Eglise ?

Siloé : Jean précise que ce mot signifie « Envoyé » : est-ce que ce mot nous apprend quelque chose sur l’attitude de l’aveugle ?

Versets 8-12 : L’aveugle et les voisins

Relever les  questions que les voisins se posent ou posent à l’homme qui voit. Quelles sont leurs attitudes ?

Noter sa dernière réponse à propos de Jésus.

Versets 13-34 : L’aveugle et les pharisiens et les parents

 « Cet homme est un pécheur » : Pourquoi Jésus est-il traité de pécheur ?

« Nous ne savons pas d’où il est. » Au fait d’où vient Jésus ?

Pourquoi les parents ont-ils peur des juifs ?

« Il m’a ouvert les yeux » : L’homme parle de la guérison de ses yeux. Vers quelle guérison est-il en marche ?

Versets 35-38 : L’entrée dans la communauté

L’homme a été exclu de la synagogue. Que se passe-t-il quand il rencontre Jésus ? quelle est sa seconde guérison ?

Versets 39-41 : Jésus donne le sens de ce qui s’est passé

Qui sont les véritables aveugles ? Pourquoi ?

Pour l’animateur

– Le personnage central du premier paragraphe c’est  Jésus qui voit  l’aveugle. Il interprète par avance ce qui va se passer. Les disciples comme tous les juifs considèrent que si cet homme est né aveugle, c’est qu’il subit une punition de Dieu pour un péché commis dans le sein de sa mère ( !) ou par ses parents.

La réponse de Jésus est claire et nette. Et il annonce que dans la guérison de cet aveugle, Dieu va réaliser son œuvre par son Envoyé : Jésus. En disant « je suis »  la lumière, Jésus laisse entendre qu’en lui Dieu est là pour libérer le monde aveuglé par ténèbres de l’erreur et du péché.

– Au lieu de déposer la salive directement sur les yeux, Jésus les couvre de boue ; il faut que l’aveugle aille se laver à la piscine de Siloé : cela signifie que l’aveugle « verra clair » peu à peu et sa guérison sera complète quand Jésus aura ouvert les yeux de son cœur par la foi. L’aveugle, « envoyé » par Jésus à Siloé obéit sans hésiter.

Le geste et la parole « va te laver » nous font penser aux sacrements de l’Eglise (geste+parole)  qui sont des gestes du Christ pour nous guérir et nous ouvrir à la lumière et la vie de Dieu.

– Pour l’instant Jésus pour l’aveugle est un simple guérisseur. Il est bien celui qui était aveugle. Il ne sait pas qui est le guérisseur. Il a encore du chemin jusqu’à la foi en Jésus. Il lui faut passer de la lumière des yeux à la lumière de la foi.

– Mais déjà le miracle accompli par Jésus divise les hommes entre ceux qui accueillent le signe et ceux qui rejettent Jésus.

Jésus est traité de pécheur par les pharisiens parce que, selon eux, il ne respecte pas le sabbat. Donc il ne peut pas être exaucé par Dieu. Ils connaissent Moïse, mais pas Jésus. Ils refusent de savoir d’où il vient. Jésus vient de Dieu. Les parents, eux, refusent de se prononcer sur l’identité de Jésus par peur d’être exclus de la synagogue. Noter aussi : Croire en Jésus est une démarche personnelle : les parents ne peuvent pas décider à sa place.

– L’aveugle par contre est prêt à « voir clair » quand il se trouvera en face de Jésus. La seconde guérison préparée par la première, c’est celle qui lui permet de croire en Jésus et de se prosterner devant lui. Du coup, il entre dans la communauté des croyants.

– Les véritables aveugles sont, ce sont ceux qui refusent la lumière alors qu’elle a brillé. C’est le sens que Jésus donne à ce qui vient de se passer.

TA PAROLE DANS NOS CŒURS

Jésus, nous te remercions de nous avoir révélé que nos infirmités, nos maladies du corps ou de l’esprit ne sont pas des punitions pour nos péchés ou pour ceux de nos ancêtres. Mais il est vrai qu’à notre naissance nous sommes entrés dans un monde marqué par les ténèbres du péché. Par le baptême, tu nous as faire naître à ta lumière. Nous croyons que tu es la lumière du monde. Ouvre nos yeux, car bien souvent nous sommes encore aveugles.

TA PAROLE DANS NOS MAINS :

Les pharisiens qui croient voir grâce à la lumière de la Loi s’enfoncent dans leur aveuglement ; l’aveugle-né guérit entre progressivement dans le mystère de l’Envoyé du Père : celui qu’on appelle Jésus (9, 11), un prophète (9, 17), un homme de Dieu (9,33) et enfin à la lumière de sa parole, il « voit » le Fils de l’homme et se prosterne devant lui.(9, 35-38)

Nous vivons dans un monde où la foi est partout mise à l’épreuve : quelles sont les difficultés que nous rencontrons et qui ébranlent parfois notre foi ?

Est-ce que nous prenons le temps et les moyens d’éclairer notre foi, de la fortifier : quels sont les lieux et les moyens que l’Eglise nous offre pour cela ?

Parfois il faut avoir du courage pour affirmer sa foi, pour ne pas avoir peur de se compromettre pour Jésus-Christ : quand il est attaqué, quand on se moque de notre Eglise, quand les medias ridiculisent notre religion, quand notre entourage est hostile.

Croire, pour un chrétien, c’est s’engager tout entier, dans une décision personnelle, à la suite du Christ : Est-ce  ainsi que nous sommes  croyants ? Qu’avons-nous fait de notre baptême qui a allumé en nous la lumière du Christ Ressuscité ?

 

PRIONS

Chant : Ouvre mes yeux, Seigneur (Carnet paroissial p.183 c.1, 3 , 5)

Prière

Seigneur Jésus, qui rendis la vue à l’aveugle-né, à la piscine de Siloé, nous te prions :

Fais briller ta lumière sur le monde, arrache-nous aux ténèbres de la tristesse et du péché.

Tu as dit : « Je suis la lumière du monde », sois la lumière de ceux qui sont aveugles, et guéris la cécité de notre cœur, nous te prions prends pitié de nous. Toi qui vis et règne avec le Père dans l’unité de l’Esprit-Saint, pour les siècles des siècles.

 

 

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Rencontre autour de l’Évangile – 3ième Dimanche de Carême

« Si tu savais

le don de Dieu »

 

 

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons  (Jn 4, 5-42)

Nous sommes au chapitre 4 de l’Evangile selon saint Jean. De retour d’un pèlerinage à Jérusalem, Jésus passe par la Samarie pour rentrer en Galilée. C’est alors qu’il fit cette rencontre magnifique avec la Samaritaine.

 

 Et soulignons les mots importants

Samarie : Chaque fois qu’il est question de Samarie, de Samaritain, quelle est la position des juifs ?

Le puits de Jacob : Dans région faite de sécheresse et de désert, quel est le symbole du puits ? Connaissons-nous d’autres passages où le puits joue un rôle important ? (voir par ex. Gn 24, 11 ss ; Gn 29 ; Ex. 2, 15-22)

Jésus fatigué par la route, assis : Quelle est l’importance de ces mots ?

Une femme de Samarie : Savons-nous quelle était la mentalité de l’époque concernant la situation de la femme ?

« Donne-moi à boire ». Cette demande de Jésus déclenche tout.

« Si tu savais le DON de Dieu… et QUI est celui qui te demande à boire ».

« eau vive » : L’eau d’un puits est une eau saumâtre; Jésus parle d’une eau vive  dont il est lui-même la source :  quelle est cette eau vive ?

« source jaillissante pour la vie éternelle » nous savons quelle est cette eau vive qui jaillit en nous ?depuis quand ?

va chercher ton mari : Pourquoi cette demande imprévue de Jésus  à la femme ?

Adorer le Père.

Les vrais adorateurs  adoreront le Père  « en esprit et en vérité » : que veut dire Jésus ?

« Dieu est Esprit » : Pourquoi cette affirmation de Jésus est importante pour notre relation à Dieu ? Et les images, les temples, les églises… ?

Le Messie, celui qu’on appelle Christ

Je le suis moi qui te parle »

Pour l’animateur

– Le Royaume du Nord (capitale Samarie) tombe en 721 aux mains du roi de Babylone. Du mélange des habitants de Mésopotamie et des Israélites restés là, naîtra le peuple samaritain. Entre Juifs et Samaritains, les relations vont progressivement se détériorer. Les Samaritains vont construire leur propre temple sur le mont Garizim. C’est la séparation totale des deux peuples. Les juifs vont jusqu’à traiter les Samaritains de païens et d’impurs. A l’époque de Jésus, n’y a plus de rapport entre Juifs et Samaritains. Cela explique l’attitude de la femme.

– Jésus fatigué du chemin, assis, a soif et demande à boire. Un juif qui manifeste un manque (humanité et fragilité). Mais la demande n’est pas entendue par la femme. Et le refus de la femme va permettre à Jésus de rester assoiffé jusqu’à la fin et en même temps de prendre l’initiative de la rencontre : « si tu savais le don de Dieu …» et l’intérêt de la femme ne sera plus le puits, mais cet homme, ce juif fatigué, assoiffé, qui dans son manque se présente comme celui qui peut donner : et le don proposé n’a plus aucun rapport avec l’eau stagnante du puits : c’est une eau vive.

La Samaritaine, déstabilisée, change son regard sur Jésus. Elle l’appelle « Seigneur ». Elle a rencontré quelqu’un qui a rejoint ses aspirations les plus secrètes.

– Pourquoi Jésus lui demande-t-il d’aller chercher son mari ?

Le puits dans la Bible est le symbole des rencontres amoureuses. (Isaac et Rebecca, Jacob et Rachel, Moïse et Cippora). Cette femme est en face d’un homme pas comme les autres. Elle reconnaît progressivement en Jésus quelqu’un qui dépasse les cinq maris qu’elle a eu. Par sa parole Jésus lui a fait découvrir qu’elle existe autrement que par sa beauté éphémère et que sa dignité de femme est au-delà de sa puissance de séduction.

– En même temps Jésus, sans lui faire de morale, comme le faisaient les prophètes, révèle à cette femme que, par sa conduite, elle est en rupture avec la Loi. Jésus s’est révélé comme don de Dieu, celui par qui une loi nouvelle est proposée. Cette loi n’est pas extérieure à l’homme : elle dévoile sa vérité intérieure. La femme comprend si bien qu’elle en tire les conséquences :  « Je vois que tu es un prophète ».

– Le culte en Esprit et en vérité est celui que chaque croyant habité par l’Esprit rend au Père. C’est un culte intérieur parce qu’il est l’œuvre de l’Esprit : c’est l’adoration véritable que l’Esprit Saint qui est vérité suscite en nous.

Dieu n’est plus relié à une terre, ou un lieu, mais habite dans le cœur de tout homme ; en qui l’Esprit a fait sa demeure.

– « Je le suis » : c’est le titre même du Seigneur au Sinaï. (Ex.3,13-14). Le chemin intérieur que la femme a fait permet à Jésus de se révéler : il révèle qu’il est le Messie, à une femme, une samaritaine, comme il ne fera jamais ailleurs dans l’évangile de Jean. La femme peut abandonner sa cruche : dans sa soif de vivre et d’exister, elle a rencontré quelqu’un qui a mis en elle une source de vie.

TA PAROLE DANS NOS CŒURS

Jésus, nous te contemplons dans ton humanité avec ses limites : tu es fatigué, tu as soif, tu demandes à boire. Aide-nous à aimer notre condition humaine, puisque tu l’as épousée par solidarité et amour pour tous les hommes. Tu es resté libre dans ton cœur par rapport à tous les préjugés raciaux et religieux : c’est à une femme, une Samaritaine, qui en plus n’était pas des plus exemplaires, que tu as demandé à boire. Mieux que cela, tu as pris le chemin qui t’a conduit à son cœur pour qu’elle découvre en toi la Source d’Eau vive.

TA PAROLE DANS NOS MAINS :

Jésus a trouvé la route qui l’a conduit au cœur de la samaritaine : quelles sont les attitudes qui lui ont permis de trouver cette route ?

Qu’est-ce que nous admirons le plus dans la manière de faire de Jésus ?

Jésus, fatigué, assis et assoiffé, tout Fils de Dieu qu’il est, demande à boire : que nous inspire pour notre vie cette démarche de Jésus ? Aujourd’hui, aurait-il quelque chose à me demander ?

Comme la Samaritaine, beaucoup de personnes de notre temps, et dans notre entourage, ont « faim et soif »,  elles sont en manque :  de quoi manquent-elles ? Que nous faudrait-il faire pour les rejoindre ?

Jésus est-il pour nous ce don de Dieu, cette eau vive qui étanche notre soif de Dieu ? Prenons-nous le temps de puiser à la source ? Comment ?

Comment adorer le Père « en esprit et en vérité » comme Jésus nous le demande ?

 

PRIONS

Heureux les croyants, chrétiens, juifs ou musulmans, en recherche de vraie communion avec le Dieu Unique.

Heureux ceux qui ne s’enferment pas dans l’Eglise comme dans un ghetto. Heureux ceux qui vont à la rencontre de ceux dont l’Eglise est loin : non‑croyants, croyants d’autres traditions religieuses, pauvres et étrangers, hommes et femmes d’autres cultures.

Heureux ceux qui cheminent avec les autres et se rappellent la lenteur de leur propre cheminement.

Heureux ceux qui se croyaient exclus et qui se sont sentis écoutés et accueillis.

Heureux ceux qui savent écouter la richesse inédite des autres.

Heureux ceux qui, en parlant des pauvres et des exclus quand ils sont lointains, ne restent pas sourds à leurs cris et à leurs paroles quand ils sont proches.

Heureux ceux qui ne fuient pas les conflits mais qui cherchent à les gérer en refusant toujours de tuer, mépriser, avilir ou humilier leurs adversaires.

Heureux ceux qui acceptent d’aimer même ceux qui refusent de les aimer.

Heureux les humbles. Ils aimeront comme Dieu.

Heureux ceux qui espèrent toujours : ils trouveront la route qui conduit au cœur des autres et de Dieu.

 

 

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