1

Rencontre autour de l’Évangile – 6ième Dimanche de Pâques

« Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole »

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Ensemble lisons et situons le texte (Jn 14, 25-27)

Dans le discours après la Cène, Jésus vient d’annoncer la mission de l’Esprit qui le rendra présent dans l’Eglise. A ceux qui gardent sa Parole, son Père et lui se feront connaître : ils habiteront en eux comme dans un temple. Et l’Esprit les conduira vers la vérité toute entière. Dès maintenant Jésus leur lègue la paix qui sera le fruit de sa victoire sur le péché et sur la mort.

Soulignons les mots importants

Si quelqu’un m’aime : Jésus dit clairement c’est quoi l’aimer.

Fidèle à ma parole : Que signifie ce mot « fidèle» appliqué à la parole de Jésus ?

Nous viendrons chez lui : De qui Jésus parle-t-il en disant « nous » ?

Demeurer auprès de lui : Comment comprendre ce mot « demeurer » ? Qu’est-ce qu’il nous dit d’important de la vie du chrétien ?

Du Père qui m’a envoyé : Jésus dit clairement qu’il a reçu une mission : de qui et dans quel but ?

L’Esprit Saint : Quel sera le rôle de cette Personne que Jésus révèle ?

La paix : C’est quoi cette paix que Jésus laisse à ses disciples

« Je m’en vais et je reviens » : Comment comprendre cette parole de Jésus ?

Le Père est plus grand que moi : Cette parole de Jésus est étonnante. N’est- il pas le Fils, en tout égal à son Père ?

 

Ta Parole dans nos cœurs

 Contemplons le Seigneur Jésus.

Jésus fait à ses amis, et à nous, des révélations très importantes sur lui, sa mission, sur Dieu, sur l’Esprit Saint, sur la dignité du baptisé.

Chacun peut redire une parole de Jésus qui l’a touché, quelques mots importants du texte, répétés comme en écho.

 

Pour l’animateur

  • Aimer Jésus, c’est essentiellement être fidèle à sa parole, garder sa parole, mettre en pratique l’Evangile : en un mot le commandement de l’amour. « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime » (Jn 14, 21). Il faudrait ici lire tout le Sermon de Jésus sur la Montagne (Mt Ch.5,6,7). Ce n’est pas une affaire de sensibilité. Ce n’est pas dire « Seigneur, Seigneur…Mt7,21) »

     Etre fidèle à la parole de Jésus, c’est finalement être fidèle à Jésus lui-même et au Père qui l’a envoyé : ne pas s’écarter de lui, lui rester attaché de manière durable, même et surtout dans les moments difficiles. Cette fidélité n’est possible que par le don du Défenseur, l’Esprit de vérité.

     Le résultat de cette fidélité à Jésus, c’est l’habitation de « la famille divine » en chacun des chrétiens : en disant « nous viendrons chez lui », Jésus nous révèle qu’il est intiment uni au Père et à l’Esprit dans le coeur du baptisé. Comme le dit l’apôtre saint Paul « vous n’êtes plus des étrangers ni des hôtes…ous êtes de la famille de Dieu » (Ep 2,19)

     Jésus se reconnaît comme l’Envoyé du Père : et il est en permanence en communion avec lui. Tout ce qu’il dit et tout ce qu’il fait exprime la parole et l’action de son Père. Cependant, dans la condition humaine, sa gloire de Fils éternel, égal au Père, est voilée : c’est ce que Jésus veut dire en disant « le Père est plus grand que moi. » Le Père est plus grand parce que tout vient de lui et tout va à lui : en particulier l’envoi du Fils et sa glorification. Cela montre combien Jésus se reconnaît vraiment l’un de nous, acceptant avec amour et soumission sa condition humaine.

     Le soir de Pâques, en se montrant à ses disciples, la première parole qu’il leur dit c’est « Paix à vous » et il souffle alors sur eux en leur disant « recevez l’Esprit-Saint » (Jn 20, 19-22). Cette paix, c’est le salut (pardon et vie de Dieu) que Jésus a mérité par sa mort et sa résurrection, et qu’il communique par son Esprit. C’est la paix messianique annoncée par les prophètes et que Jésus donne à ses disciples pour toute la durée de l’histoire, quelles que soient les épreuves.

     « Je m’en vais et je reviens vers vous » c’est ainsi que Jésus annonce sa mort et sa résurrection : il est désormais présent, mais d’une autre manière, de façon permanente auprès de ses disciples et ce doit être pour eux une source de joie.

 

 

L’ Évangile aujourd’hui dans notre vie

Souvent nous cherchons Dieu en dehors de nous. Où est Dieu ?

Que nous révèle Jésus dans cet Evangile ? Cela devrait entraîner des conséquences pour notre vie quotidienne ? pour notre prière. (Cherchons ensemble)

 Nous connaissons bien des bouleversements dans le monde et dans l’Eglise :

Pouvons-nous citer quelques-uns qui peut-être nous touchent de plus près ? Quelles sont nos raisons de ne pas désespérer ? (Jésus lui-même nous dit : nous avons un Défenseur. Il nous assure de sa présence : « Je m’en vais et je reviens vers vous ». Sa présence met notre coeur dans « sa paix »)

 Jésus ne cesse de communiquer sa paix par son Esprit-Saint (lorsque nous sommes en relation avec lui, dans un groupe de disciples, dans la prière, dans l’accueil de sa parole, dans l’eucharistie

Comment vivre de cette paix ? Quels sont les lieux sur notre paroisse ou notre commune…où nous voyons des situations de « non-paix » ? Comment faire gagner la paix ?

L’Esprit Saint est le « maître intérieur » de l’Eglise et de chacun de nous. C’est lui qui enseigne à comprendre et à vivre l’Evangile aujourd’hui.

Quel temps donnons-nous à la prière personnelle, à la méditation de l’Ecriture, à notre formation chrétienne : dans les groupes de réflexion, dans les propositions de formation proposées par le diocèse ?

Ensemble prions 

 

O Christ, toujours vivant dans ton Eglise Conduis-là par ton Esprit à la plénitude la vérité. Tous : Reste avec nous, Seigneur Jésus. Tu veux habiter en nous avec le Père et l’Esprit-Saint : Donne- nous le goût de la Parole et aide-nous à la mettre en pratique. (Tous : reste …) Par ta résurrection, tu as vaincu la mort et les forces du mal, et tu nous donnes ta paix : soutiens notre combat pour faire reculer la violence. Chant : Seigneur, foyer d’amour p.115 Ou Donne à ceux qui demandent p.233

 

 

 Pour lire ou imprimer le document en PDF cliquer ici : 6ième Dimanche de Pâques Année C

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Rencontre autour de l’Évangile – 5ième Dimanche de Pâques

« Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés »

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Ensemble lisons et situons le texte (Jn 13, 31-33 ; 34-35)

Ce passage fait partie du grand discours de Jésus à la Cène qui commence avec le chapitre 13 de l’évangile de Jean. Jésus, au moment de faire ses adieux à ses disciples, leur livre en quelque sorte son testament. Ce sont les dernières confidences et consignes, pourraient-on dire, de quelqu’un qui s’en va.

Soulignons les mots importants

Le Fils de l’homme : rappelons-nouspourquoi Jésus se nomme ainsi ?

Est glorifié : Pourquoi Jésus dit que son heure de gloire est arrivée ?

Mes petits enfants : Comment comprendre cette expression dans la bouche de Jésus ?

Un commandement nouveau : En quoi c’est un commandement nouveau puisque le commandement de l’amour existait déjà ?

Comme je vous ai aimés: Que veut dire ce  « comme  » ?

Ce qui montrera : Nous avons à montrer que nous sommes de « la bande à Jésus « . Par quel signe ?

Mes disciples : Que veut dire être  « disciples « 

Ta Parole dans nos cœurs

 Contemplons le Seigneur Jésus.

C’est le regard du cœur sur Jésus au milieu de ses amis. Il les aime jusqu’au bout, malgré la trahison de Judas. Il leur parle avec affection.

Il est au milieu de nous maintenant. « Lorsque deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux »…

Ses paroles sont pour nous maintenant. Quel écho ont-elles dans mon cœur ? Ses disciples aujourd’hui, c’est toi, c’est moi, c’est nous. Quel disciple suis‑je ?

 

Pour l’animateur

  • Nous avons déjà rencontré l’expression  » Fils de l’homme  » : Jésus se donnait volontiers ce titre, qui correspondait à sa double identité. Il vient de la terre selon une ascendance humaine, mais il se reconnaît également dans le « Fils de l’Homme » qui vient « sur les nuées du ciel  » annoncé par le prophète Daniel. 

  • Quelqu’un est glorifié dans la Bible, lorsque sa vie donne sa pleine mesure. Jésus est glorifié lorsque son amour est parfaitement révélé par son sacrifice et sa résurrection. C’est pourquoi, l’Heure où Jésus est élevé sur la croix est aussi l’heure où il révèle le secret de la valeur de toute sa vie. C’est son heure de gloire. 

  • Dans l’attente du retour de son Maître, l’Eglise n’a pas d’autre règle de vie que l’amour. La communauté chrétienne est essentiellement fondée sur une présence, celle du Ressuscité. 

  • Le signe des chrétiens, ce n’est pas d’abord un geste (comme le signe de la croix, ou une démarche religieuse) ; c’est l’amour qu’ils se témoignent les uns aux autres. C’est le signe fort que Jésus a laissé. 

  • Le « comme »  je vous ai aimés n’est pas un simple « comme » de comparaison, mais un « comme » de participation. Le disciple aime de l’amour même de Jésus. C’est un commandement nouveau parce que c’est une nouvelle manière d’aimer, celle de Jésus qui nous communique son Esprit.  

  • C’est en aimant leurs frères de l’amour même du Christ pour eux, que les disciples montreront (manifesteront) la présence de Celui qui est présent dans leur communauté et les fait vivre de la vie nouvelle. En eux on reconnaît l’amour même du Christ qui peu à peu transforme le monde jusqu’à ce que Dieu, qui est Amour, soit « tout en tous. » « On peut bien être « pilier d’église »…(faire un tas de choses dans l’Eglise), rien de tout cela ne distingue les fils de Dieu des fils du diable, hormis la charité » (Saint Augustin). 

  • Le disciple, c’est celui qui se met à l’écoute de son maître, qui suit ses enseignements et son exemple, qui est en union de cœur et d’esprit avec lui. Etre disciple de Jésus, c’est tout cela et plus encore. C’est s’efforcer de lui ressembler, de l’imiter. C’est l’aimer. C’est lui appartenir.

 

L’ Évangile aujourd’hui dans notre vie

On n’a jamais autant parlé d’amour. C’est une aspiration profonde de tout être humain. Mais que de déviances, que de malfaçons dans nos manières d’aimer ! Jésus est venu nous apprendre à aimer.

  • Comment vivre l’amour à la manière de Jésus ?

(Accueillir l’autre tel qu’il est, offrir un regard bon sur toute personne humaine, dire des paroles qui font du bien, pardonner, se réjouir avec ceux qui sont dans la joie, compatir avec ceux qui pleurent, servir, donner sa vie…)

  • Quand on parle de réussir sa vie, pour soi ou pour ses enfants, à quoi pense-t-on ? à une vie donnée et généreuse ? à quoi ?

  • Jésus donne comme premier signe de reconnaissance de ses disciples l’amour fraternel.

     Est-ce que nous prenons cela au sérieux ? Qu’en est-il dans nos paroisses, dans nos groupes d’Eglise, dans nos quartiers…(Jésus ne parle pas de gestes religieux, de pèlerinage, ou de quantité de prières ou de dévotions. « S’il me manque l’amour… » dit saint Paul. « Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour » (St Jean de la croix). 

  • Peut-on dire encore de nos familles, de nos équipes, de notre communauté chrétienne : « Voyez comme ils s’aiment ! « 

  • Que pouvons-nous faire pour que cela soit vrai ?

 

Ensemble prions 

Esprit de Jésus, tu verses l’amour de Dieu en nos cœurs,

Nous te prions :

embrase toute notre vie du feu de ton amour. (tous reprennent)

Esprit-Saint, tu ressuscitas  le Christ Jésus d’entre les morts,

Nous te prions :

Mets en nous le sceau de la vie éternelle.(tous)

Esprit de Jésus, toi qui es notre vie,

Nous te prions : donne-nous d’agir en fils et filles du Père,

De suivre le Christ Jésus, premier-né d’une multitude de frères. (tous)

 

 

 Pour lire ou imprimer le document en PDF cliquer ici : 5ième Dimanche de Pâques

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Rencontre autour de l’Évangile – 4ième Dimanche de Pâques

« Je suis le bon Pasteur »

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Ensemble lisons (Jn 10, 27-30)

Le texte est très court. Mais il est très riche. Comme nous le verrons, tous les mots sont importants. Faire la lecture très lentement. On peut le lire ensemble une deuxième fois.

 

Situons le texte

Au début du chapitre 10, Jésus vient d’exposer longuement l’image du bon Pasteur pour parler de sa mission et des rapports particuliers qui l’unissent à tous ceux qui veulent le suivre et faire partie de son troupeau.

Les paroles de Jésus provoquent la division parmi les auditeurs de Jésus. Certains vont même jusqu’à le traiter de possédé, parce qu’il laisse entendre qu’il est Dieu comme son Père.

 

Soulignons les mots importants

Je suis : Jésus emploie souvent ces deux mots pour dire qui il est et pour dire sa mission. Citer quelques expressions qui commencent par “ je suis ”. Rapprocher ces deux mots du nom que Dieu révèle à Moïse.

Le bon pasteur : Cette image devait trouver un écho très fort dans le cœur des juifs. Pourquoi ?

Mes brebis : Quel lien existe-t-il entre Jésus et chacun de nous ?

Ecoutent ma voix : Pourquoi le mot “ écouter ” est-il un mot qui revient souvent dans Bible ?

Je les connais : de quelle manière Jésus connaît chacun de nous ?

Elles me suivent : On pourrait définir ce qu’est un chrétien avec ce mot. Le chrétien c’est celui qui suit le Christ. “ Viens suis-moi ”

La vie éternelle : Quelle est cette vie éternelle dont parle Jésus ?

Jamais elles ne périront 

Personne ne les arrachera de ma main

Mon Père : Seul Jésus peut ainsi parler du Père. Pourquoi ?

La main du Père : Quand Jésus parle de sa main et de la main du Père, c’est pour faire naître en nous quel sentiment ?

Nous sommes UN : Que nous révèle Jésus ?

 

 

 

Pour l’animateur

  • Quand Jésus emploie l’expression “ Je suis ”, par exemple “ je suis la lumière du monde, ”(Jn9,5, “ je suis le chemin ”,(Jn14,6) “ je suis le pain de vie ”(Jn6,35) “ je suis le bon Pasteur ”(Jn 10 11), il se met à la hauteur de Dieu, il applique à sa personne et à sa mission le Nom de Dieu révélé à Moïse, au désert, dans le Buisson ardent. Les juifs qui l’entendent sont alors choqués. Il est homme et il se dit Dieu.

  • La Terre d’Israël est une terre où les troupeaux de moutons ont toujours fait partie du paysage. Ce sont des tribus de nomades avec leurs troupeaux qui ont formé peu à peu le peuple hébreu. Dieu s’est comparé au berger de son Peuple. Il le chantaient dans le psaume “  Le seigneur est mon berger ”.(Ps 23) Par son prophète Ezéchiel (34,11) il a promis de venir prendre lui-même la tête de son troupeau. David était berger quand il a été choisi pour devenir le roi-berger d’Israël. Jésus, le fils de David, réalise la promesse de Dieu “  Je suis le Bon berger ”.

  • Nous sommes vraiment le troupeau qui appartient au Christ, par le baptême. C’est un lien tout à fait particulier, une relation d’appartenance, qui nous unit au Bon pasteur. Et par lui nous sommes dans la main du Père. Cela nous donne joie et sécurité. “ Le Seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer ”. “ Personne ne les arrachera de ma main ”.

  • Mais cela suppose que nous écoutions sa voix. Le premier commandement du Peuple d’Israël commence par le mot “ Ecoute ”. (Dt, 6,4) Notre Dieu est le Dieu Vivant. Le Christ est “ le Vivant ”. Il a parlé. Il nous parle. Donc il est important d’être à son écoute. Alors que “ les idoles ont une bouche et ne parlent pas. ”(Ps115, 5) Elles sont “ mortes ”. Le Christ, notre Bon pasteur, parce qu’il est Dieu nous donne la vie éternelle. Une vie qui ne meurt pas. C’est pourquoi Jésus dit “ jamais elles ne périront ”. “ Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. ” (Jn 8, 51)

  • Jésus nous révèle qu’il a la même puissance que son Père, et mieux que cela, lui et son Père ne font qu’UN. Seul Jésus peut dire “ Mon Père ” car il est Dieu avec lui depuis toujours. Tandis que nous, nous devenons fils et filles du Père avec lui et en lui grâce à l’Esprit-Saint qu’il nous a communiqué au baptême.

     

 

Ensemble regardons Jésus

Avec les yeux du cœur !

Il est vivant parmi nous. Chaque matin, il est là, Soleil de notre vie. Attentif à notre situation. Il nous invite à reprendre notre difficile travail de témoins, de “pêcheurs d’hommes”. Parfois notre cœur est loin de lui. Nous ne le reconnaissons pas toujours. Sans lui nos efforts sont stériles. Si nous obéissons à sa parole, c’est lui qui assure le succès de notre témoignage.

 

L’ Évangile aujourd’hui dans notre vie

  • Jésus Christ ressuscité, bon Pasteur, marche à la tête de son troupeau : Comment je me sens dans l’Eglise ? A l’aise ? pas trop ? Quelles sont les choses qui me posent questions ?

  • Avons-nous conscience d’être un peuple en marche ? 

  • Dans ce peuple, je ne suis pas quelqu’un d’anonyme pour le Seigneur Jésus : chaque brebis compte pour lui. Il me connaît, j’écoute sa voix, je le suis.

  • Est-ce que je vis ce temps pascal pour rechoisir le Christ ?

Est-ce que je vis ma vie de baptisé comme une réponse à l’appel du Christ ? Autrement dit, est-ce que j’ai conscience d’avoir une vocation ?

Ai-je la confiance absolue que rien ne peut m’arracher de la main du Christ ?

  • Aujourd’hui, le Père appelle des hommes à être des  « signes vivants  » du Christ Bon Pasteur pour conduire son Eglise.

Quel regard portons-nous sur l’évêque et les prêtres,  « pasteurs ” de l’Eglise ? Comment parle-t-on du prêtre dans notre entourage ? dans nos familles ?

Quand un jeune homme exprime son désir de devenir prêtre, quelles sont les réactions ?

Et quand une jeune fille pense à la vie religieuse ?

 

Ensemble prions 

Père saint, source intarissable de l’existence et de l’amour,

qui dépose dans son cœur la semence de ton appel,

fais que personne, par notre négligence, n’ignore ou ne perde ce don,

mais que tous puissent marcher avec grande générosité

vers la réalisation de ton Amour.

Seigneur Jésus, toi le Bon Pasteur,

as choisi et appelé les apôtres et leur as confié la tâche de prêcher l’Evangile,

conduire les fidèles, de célébrer le culte divin,

fais qu’aujourd’hui aussi, ton Eglise ne manque pas de prêtres saints,

qui portent à tous les fruits de ta mort et de ta résurrection.

Esprit Saint, toi qui sanctifies l’Eglise avec la constante effusion de tes dons,

mets dans le cœur des appelé(e)s à la vie consacrée

une intime et forte passion pour le Royaume,

afin qu’avec un “oui” généreux et inconditionné

ils mettent leur existence au service de l’Evangile.

Vierge très sainte, toi qui sans hésiter t’es offerte toi-même au Tout-Puissant

pour la réalisation de son dessein de salut,

suscite la confiance dans le cœur des jeunes

afin qu’il y ait toujours des pasteurs zélés,

qui guident le peuple chrétien sur la voie de la vie,

et des âmes consacrées capables de témoigner

par la chasteté, la pauvreté et l’obéissance,

de la présence libératrice de ton Fils ressuscité. Amen

 

 

 

 Pour lire ou imprimer le document en PDF cliquer ici :

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Rencontre autour de l’Évangile – 3ième Dimanche de Pâques

« C’est le Seigneur ! »

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Ensemble lisons (Jn 21, 1-19)

En lisant ce passage, repérons bien les différents moments de la scène. Faisons aussi attention aussi aux personnages : notons par exemple combien de fois on nomme Simon-Pierre.

 

Situons le texte

Nous sommes à la fin de l’Evangile selon saint Jean, après la mort de Jésus. Les disciples sont revenus en Galilée, et les pécheurs ont retrouvé leurs barques et leurs filets. Cette manifestation de Jésus ressuscité au bord du Lac se trouve seulement dans l’Evangile de Jean. C’est l’apôtre lui-même ou l’un de ses disciples qui a ajouté ce récit, tellement important, nous verrons pourquoi.

 

Soulignons les mots importants

Jésus “se manifesta” aux disciples sur le bord du Lac.

Il y avait là Simon-Pierre : Notons combien de fois Simon Pierre  est nommé. Quelle est l’intention de l’évangéliste ? 

“Je m’en vais à la pêche” : Après la mort de Jésus, les apôtres ont repris leur métier. Est-ce que tout serait fini ? 

“Ils passèrent la nuit sans rien prendre” : Quand Jésus est absent ou quand on le croit absent, est-ce que nous n’avons pas l’impression que rien ne marche, que nos efforts sont inutiles ? 

“Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage”. L’Evangéliste souligne que Jésus se manifeste “au lever du jour ” : quelle réflexion cela nous inspire ? 

“Les disciples ne savaient pas que c’était lui” : pourquoi Jésus ressuscité n’est pas reconnu par les disciples ? 

“Le disciple que Jésus aimait” : De qui Jean parle-t-il ?

Pierre “ se jeta à l’eau ” : Que penser de cette démarche de Simon Pierre ? 

“153 gros poissons” : pourquoi cette précision ? 

“Jésus prend le pain et le poisson et le leur donne” : A quoi fait penser ce repas ? 

« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » : Pourquoi Jésus pose  cette question à Pierre en trois fois ?  

“ Sois le berger de mes brebis ” : que signifie cette parole ?

 

 

 

Pour l’animateur

  • Jésus ressuscité se manifeste par un acte de puissance (la pêche miraculeuse) comme il s’est manifesté au début de son ministère en Galilée en changeant l’eau en vin (2,11). Il y a continuité entre le Jésus terrestre et le Jésus glorifié. 

  • Dans cette scène, Simon-Pierre tient une place particulière. Jean centre son récit sur le rapport de Jésus à Simon-Pierre et sur sa réhabilitation après son reniement. 

  • Le fait que les apôtres reprennent leur métier après la mort de Jésus montre bien que ce récit est indépendant et raconte la première apparition de Jésus après sa résurrection, tandis que pour les disciples avec la mort de Jésus tout était fini. 

  • Le fait que Jésus ressuscité n’est pas reconnu signifie la transformation que la résurrection a opérée en lui. C’est le même Jésus, et pourtant il est tout autre ! 

  • Cette nuit de pêche sans rien prendre symbolise la désillusion et l’infécondité, la stérilité de leurs actions en l’absence de Jésus.

  • Jésus se tient debout sur le rivage au lever du jour : Jésus ressuscité est le Soleil Levant. La nuit est finie. C’est le matin d’un monde nouveau.

  • A l’époque, on avait répertorié 153 espèces de poissons. Ce chiffre peut signifier que la mission et le salut sont pour tous les peuples  “ De toutes les nations faites des disciples ”. La précision du chiffre (qu’on ne peut inventer !) veut aussi exprimer l’exactitude du témoignage.

  • La solidité du filet qui ne déchire pas accentue le miracle. Symbolise l’unité de l’Eglise. Comme la tunique de Jésus. 

  • Le repas préparé par Jésus nous renvoie à l’Eucharistie qui prolonge et rend présent le Christ mort et ressuscité. Dès le début de l’Eglise, le pain et le poisson symbolisaient l’eucharistie.

  • La triple question de Jésus à Pierre reprend le triple reniement. Malgré la faiblesse de Pierre, Jésus lui confie l’autorité sur le troupeau. Il est clair ainsi pour Pierre qu’il n’est pas meilleur que les autres, et que son choix est un appel à servir et non une distinction pour ses mérites.

 

Ensemble regardons Jésus

Avec les yeux du cœur !

Il est vivant parmi nous. Chaque matin, il est là, Soleil de notre vie. Attentif à notre situation. Il nous invite à reprendre notre difficile travail de témoins, de “ pêcheurs d’hommes ”. Parfois notre cœur est loin de lui. Nous ne le reconnaissons pas toujours. Sans lui nos efforts sont stériles. Si nous obéissons à sa parole, c’est lui qui assure le succès de notre témoignage.

 

L’ Évangile aujourd’hui dans notre vie

  • La foi chrétienne c’est reconnaître en Jésus “ le Seigneur ”

  • Suis-je prêt à me “ jeter à l’eau” pour aller vers le Seigneur et le suivre quand un témoin de la foi, quand l’Eglise me dit en parlant de Jésus : “C’est le Seigneur” ?

  • Pierre a eu son expérience, expérience de faiblesse, expérience de la puissance du Christ ressuscité, de son amour et de sa miséricorde dans sa vie.

  • Et nous ? Chacun de nous a son histoire : Le Seigneur Jésus la connaît et il me pose à moi la même question : …m’aimes-tu ? C’est moi qui suis questionné, c’est moi qui suis concerné. Est-ce que j’ai fait le choix de vivre une véritable expérience avec le Christ ?

  • Pierre a reçu sa charge après avoir fait une “ profession d’amour ”. Peut-on s’engager, avoir une responsabilité dans la communauté chrétienne sans cette “ profession d’amour ” du Christ ? Que vaut une “ profession de foi ” sans une profession d’amour ” ?

  • Comme Pierre, si j’ai une responsabilité, ce n’est pas que je mérite ou que je sois meilleur. C’est pour répondre un appel du Christ à servir.

  • L’Eglise primitive a reconnu le rôle principal de Pierre pour la foi et la conduite de l’Eglise. Et nous ? Comment nous comprenons le rôle du successeur de Pierre ? Comment accueillons-nous ses enseignements ? Est-ce que nous aimons cette Eglise que Jésus a confiée à Pierre et aux apôtres, malgré ses faiblesses ?

 

Ensemble prions 

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu notre Père !

  • Alors que nous étions morts dans notre péché tu nous fais revivre avec le Christ, avec lui tu nous ressuscites, avec lui tu nous fais régner dans le ciel. 

  • Nous te prions : donne-nous de vivre désormais non plus comme des étrangers au Royaume, mais comme des familiers de la maison de Dieu. 

  • Que toute notre vie de ressuscités annonce l’amour que tu offres à tous les hommes et la joie dont tu veux illuminer leur vie, par ton Fils Jésus Christ, notre vie et notre résurrection.

 

 

 

 Pour lire ou imprimer le document en PDF cliquer ici : 3ième Dimanche de Pâques Année C

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Rencontre autour de l’Évangile – 2ième Dimanche de Pâques

« Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Ensemble lisons (Luc 24, 1-12)

Nous prenons l’évangile du 2ème dimanche de l’Année A. On peut faire une lecture dialoguée du passage, afin de bien situer chaque personnage, et leurs attitudes.

Situons le texte

Le début du texte indique bien que cette rencontre de Jésus avec ses disciples se passe bien “après sa mort ”. Les disciples sont encore sous le choc de la Passion et de la mort. Ils ne sont pas fiers d’avoir lâché leur maître. Ils ont peur de subir le même sort.

Soulignons les mots importants

Le soir du premier jour de la semaine : De quel jour s’agit-il ? Que s’est-il passé le matin ?

Les portes sont “verrouillées” : Que signifie ces portes verrouillées ?

Par “peur” : Comment expliquer cette peur des disciples ? Que signifie-t-elle ?

“Jésus vint” et “il était là au milieu d’eux ” : Qu’est-ce qui nous frappe dans cette démarche de Jésus ?

“La paix soit avec vous”. C’est le mot “Shalom ” que signifie cette salutation ?

“Il leur montra ses mains et son côté ” : Quelle est l’intention de Jésus en faisant ce geste ?

“Comme le Père m’a envoyé, Je vous envoie” : Finalement dans quel but Jésus se montre vivant à ses disciples ?

“Il répandit sur eux son souffle” : Que signifie ce geste de Jésus ?

“Vous remettrez les péchés ” : Comment se fait-il que ces hommes qui hier avaient trahi ou lâché leur Maître aient maintenant le pouvoir de “ remettre les péchés ” ?

“Si je ne vois pas… je ne croirai pas” : Que penser de l’attitude de Thomas ?

“Mon Seigneur et mon Dieu” : C’est l’acte de foi le plus élevé.

“Heureux ceux qui croient sans voir vu” : Pour qui Jésus a dit cette béatitude ?

 

Ensemble regardons Jésus

Avec les yeux de la foi. Il est présent au milieu du groupe comme autrefois au milieu de ses disciples. Il porte dans ses mains et dans son côté les marques de sa Passion. Il est le même aujourd’hui. Vivant avec son corps d’homme transformé. Il nous a communiqué l’Esprit qui l’a ressuscité d’entre les morts, et déjà maintenant, nous vivons de sa vie.

 

Pour l’animateur

  • Nous sommes toujours le troisième jour après la mort de Jésus, jour de la résurrection de Jésus. Les femmes, de grand matin, ont trouvé le tombeau vide et ont un reçu un message des anges annonçant que Jésus est vivant. Mais les disciples ne les pas prises au sérieux.

  • Les disciples vivent dans la peur et l’enfermement. Il y a, certes, la peur des juifs, peur d’être arrêtés comme leur maître. Mais aussi, ces portes verrouillées et cette peur signifient que le cœur des disciples est encore prisonnier de l’incrédulité. Ils sont encore dans la “ mort ”. Il leur faudra faire l’expérience de la rencontre avec le Ressuscité pour qu’ils passent de la peur et de l’incrédulité à la joie de la foi, qu’ils passent de la “ mort ” à “ la vie ” : ce sera leur expérience pascale.

  • C’est Jésus qui a l’initiative de la rencontre. Il vient au-devant de ses disciples pour se donner à voir par eux. La présence de Jésus n’est plus soumises aux lois physiques (pesanteur, distance, espace…) et aux contraintes qui sont les nôtres avec notre corps. Il n’est pas dit que Jésus ressuscité traverse les murs ! Simplement, qu’il peut se rendre présent autrement que nous les humains encore soumis aux lois physiques terrestres.

  • La venue de Jésus au milieu de ses disciples est source de paix. “Shalom” dans la bouche de Jésus, c’est plus qu’une simple salutation : c’est le don de la joie, de la paix, du salut que Jésus a mérité pour tous les hommes par sa mort et sa résurrection.

  • Jésus n’est plus présent physiquement de la même manière que durant sa vie terrestre. Mais celui qui est là au milieu de ses disciples, c’est le Seigneur Jésus, le même qu’ils ont connu et aimé, mais désormais transfiguré par la Résurrection. Jésus ressuscité n’est pas un esprit. Il reste l’homme-Dieu avec un corps divinisé. qui a mangé avec ses disciples et qui porte en sa chair les traces du supplice.

  • L’apparition du Ressuscité n’est pas une fin en soi. Elle débouche sur une mission. Le “comme” n’exprime pas seulement une comparaison. Il exprime que la mission des disciples est fondée, enracinée dans celle que le Christ a reçue de son Père. Les disciples sont “ faits apôtres ”, c’est à dire “ envoyés ” pour témoigner de Jésus ressuscité, Fils bien-aimé du Père. La mission des apôtres prolonge celle de Jésus.

  • Jésus communique la puissance de l’Esprit à ses disciples. Le “Souffle ” de Jésus est à rapprocher au “souffle ” de Dieu  sur Adam pour lui donner la vie (Gn 2,7) et à l’Esprit qui est descendu sur Jésus au moment de son baptême.

  • Nous mesurons la puissance de résurrection qui se passe dans le cœur de ces apôtres : l’Esprit que leur communique le Ressuscité les relie tellement à Dieu que lorsqu’ils pardonnent ou maintiennent les péchés, c’est Dieu qui pardonne ou maintient.

  • La faute de Thomas est double : il ne croit pas au témoignage des apôtres et il doute de Jésus ressuscité.

 

L’ Évangile aujourd’hui dans notre vie

Thomas a exigé de voir pour croire.

Et nous ? Quelle est notre réaction quand les apôtres affirment : “  Nous avons vu le Seigneur ! ” ?

Qui est Jésus-Christ pour moi ? (laisser les gens s’exprimer)

Jésus n’est pas seulement un idéal, un modèle, un maître de sagesse, celui qui révèle une religion d’amour, de pardon, de justice pour les petits… Il est tout cela, mais ce n’est pas suffisant pour se dire chrétien.

Il faut encore croire qu’il est Dieu avec nous, qu’il est mort et ressuscité, que je peux le rencontrer aujourd’hui, vivre de sa vie, me nourrir de sa parole et de son Corps ressuscité, pouvoir recevoir son pardon, et être libéré de l’angoisse de la mort par l’espérance qu’un jour il me ressuscitera.

Sinon, ma foi est vaine. Il est inutile d’aller partout à la recherche de sensations, de merveilleux, de révélations, de dévotions, de prières….

Nous qui croyons sans avoir vu, est-ce que nous sommes heureux de croire au Christ ressuscité ?

Qu’est-ce que je fais de mes dimanches ?

C’était le jour du rassemblement liturgique pour les premiers chrétiens. C’est le temps privilégié de la présence du Seigneur à sa communauté.  Même quand il n’y a pas de prêtres pour célébrer la messe, les chrétiens se font un devoir et une joie de se rassembler autour du Ressuscité pour se nourrir de sa Parole et de son Corps ressuscité, Pain de vie, et pour fraterniser…C’est ce qu’on appelle “ ADAP ” (Assemblée Dominicale en l’Absence/Attente de Prêtre).

Comment je réagis face à cela ?

Ensemble prions 

Seigneur Jésus, tu t’es manifesté à tes apôtres après la résurrection

et tu as rempli leur cœur de joie lorsque tu leur as dit : 

 “ La Paix soit avec vous ! ”

Viens aussi au milieu de ta communauté

Apporte-lui la paix de ta présence,

et que ta joie envahisse nos cœurs comme un soleil d’été.

 Alors avec Thomas, ton Apôtre, nous t’acclamerons en criant de joie :

“ Mon Seigneur et mon Dieu ! ”

Un Chant de Pâques.

 

 Pour lire ou imprimer le document en PDF cliquer ici :

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Rencontre autour de l’Évangile – Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur

“ Moi, je suis au milieu de vous

comme celui qui sert.. » 

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Ensemble lisons (Luc 22, 14-23, 56)

La plupart des personnes auront sans doute entendu le récit de la passion selon saint Luc à la messe des rameaux. Mais une deuxième lecture plus attentive est nécessaire dans le groupe.Répartir les rôles. La lecture de la Passion, plus encore que pour d’autres passages, est porteur de grâces.

Situons le texte

Saint Luc écrit son évangile comme une montée de Jésus à Jérusalem. Nous sommes donc au sommet de la vie de Jésus. Satan, l’adversaire du projet de Dieu, que Jésus a vaincu au début de son ministère, va tenter de se mettre à nouveau en travers de sa route. Cependant la Passion selon saint Luc n’a pas le caractère tragique du récit de Matthieu. L’atmosphère, bien que grave, est marquée par une certaine sérénité de Jésus. Nous serons attentifs à toutes les gestes et attitudes qui manifestent la bonté, la miséricorde de Jésus tout au long du récit.

 

Repérons les étapes du récit

La trahison de Judas (Satan va se servir de l’un des Douze)

Le repas pascal et tout ce qui s’y passe, (surtout l’institution de l’eucharistie)

Au mont des Oliviers

prière de Jésus

arrestation de Jésus

Reniement de Pierre : le regard de Jésus sur son ami.

Le procès :

devant le Sanhédrin

devant Pilate

devant Hérode

Sur le chemin de calvaire : Simon de Cyrène, les femmes de Jérusalem

Jésus sur la croix : Prière de Jésus, prière du malfaiteur.

Mort et ensevelissement

 

Ensemble regardons Jésus

Notre partage consistera surtout à regarder Jésus  à chaque moment de sa Passion :

  • Jésus envoie Pierre et Jean préparer le repas pascal.

  • Notons ses sentiments quand il est à table avec les Douze ; et par rapport à Judas.

Comment se présente Jésus quand ses disciples se disputent pour savoir qui est le plus grand ?

  • Jésus confie un rôle particulier à Pierre, malgré sa chute : lequel ?

  • Regardons Jésus en prière au jardin des Oliviers : quelle est son attitude vis à vis de son Père ? Il vit un véritable combat intérieur : comment Luc le décrit ? Au moment de son arrestation, quelle est son attitude à l’égard de Judas ?Le calme de Jésus tandis qu’on l’arrête. Le regard de Jésus sur Pierre après son reniement.

  • Et le geste de Jésus sur le serviteur du grand prêtre ?

  • Qu’est-ce qui caractérise l’attitude de Jésus durant son procès ?

  1. devant le grand conseil du Sanhédrin il affirme calmement son identité.

  2. Devant Pilate, il accepte le titre de roi…mais sans plus.

  3. Devant Hérode, qui veut satisfaire sa curiosité, il ne dit rien.

  • Durant sa Passion, Jésus se montre tel qu’il a toujours été : il réconforte ses disciples, il console les femmes de Jérusalem, il pardonne à ses bourreaux ainsi qu’au malfaiteur sur la croix, il meurt confiant entre les mains du Père. A cela, l’officier païen reconnaît que cet homme était un juste.

 

L’ Évangile aujourd’hui dans notre vie

A la fin des tentations du désert, Satan s’était retiré “  jusqu’au moment fixé ”. Ce temps est venu et Satan en personne vient diriger la manœuvre en utilisant son arme préférée : l’argent. (Judas) Quelle réflexion cela nous inspire?

Dans la communauté de Jésus (l’Eglise) la responsabilité est avant tout un service. (“ Qui est le plus grand? ”) : En quoi cela nous interpelle ?

Une fois de plus Jésus prie à un moment important de sa vie. Dieu n’abandonne pas celui qui met sa confiance en lui au moment de l’épreuve (Agonie). “ Priez ” : Lorsque Satan teste la persévérance des croyants, la prière ardente donne seule la force de ne pas succomber au pouvoir du mal, de rester fidèle dans la crise éprouvante que l’on traverse. Et nous ?

Sa prière sur la croix : il remet sa vie entre les mains de son Père.

A la lecture de ce récit de la Passion quels appels trouvons-nous pour notre vie d’aujourd’hui ?

(pour l’animateur : Prière filiale dans l’épreuve, le service, le pardon des ennemis, fidélité, prise de conscience de notre faiblesse, notre rapport à l’argent…)

Jésus s’engage dans la mort d’une façon exemplaire en mettant en pratique ce qu’il a enseigné à ses disciples…“ comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ”. Nous le disons facilement dans le « Notre Père ” ! Mais dans la pratique ?

 

Ensemble prions

Seigneur Jésus, en agonie au jardin des Oliviers,

envahi par la tristesse et l’effroi, réconforté par un ange :

Pitié, Seigneur, pitié pour nous

Seigneur Jésus, trahi par le baiser de Judas,

abandonné par tes apôtres, livré aux mains des pécheurs,

Pitié, Seigneur, pitié pour nous

Seigneur Jésus, accusé par de faux témoins,

condamné à mourir sur la croix, souffleté par les valets, couvert de crachats,

Pitié, Seigneur, pitié pour nous

Seigneur Jésus, renié par Pierre, ton apôtre,

livré à Pilate et à Hérode, mis au rang de Barrabas,

Pitié, Seigneur, pitié pour nous

Seigneur Jésus, portant ta croix au Calvaire,

consolé par les filles de Jérusalem, aidé par Simon de Cyrène,

Pitié, Seigneur, pitié pour nous.

 

 Pour lire ou imprimer le document en PDF cliquer ici : Rameaux année C

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Rencontre autour de l’Évangile – 5ième Dimanche de Carême

Jésus lui dit : 

« Moi non plus, je ne te condamne pas.

Va, et désormais ne pèche plus. ”

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons (Jn 8, 1-11)

Cette page d’évangile est bien connue. Mais en lisant lentement, en regardant les personnages, cette rencontre de Jésus avec la femme adultère est toujours bouleversante. Elle est Parole de Dieu pour nous.

Situons le texte

Jésus est à Jérusalem. Il a participé à la fête des tentes, qui rappellent chaque année le séjour des Hébreux au désert et la dédicace du temple de Salomon.Jésus profite de l’affluence pour enseigner dans le temple.

Soulignons les mots importants

Jésus est assis et enseigne : Jésus est présenté comme le maître qui interprète la Loi avec autorité et sagesse. C’est pourquoi on lui présente un cas à résoudre selon la Loi de Moïse.

Adultère : Que signifie exactement ce mot? Comment nous l’exprimons dans le langage courant ?

Jésus s’était baissé et traçait des traits sur le sol ? :

Que signifie cette attitude? (il fait durer le silence) 

Les plus âgés partent les premiers : Pourquoi eux ? 

Jésus seul avec la femme en face de lui : “ la misère et la miséricorde ” ( St Augustin).

Je ne te condamne pas, va ne pêche plus.

La femme était enfermée dans un cercle de mort. Que fait Jésus ?

 

Ensemble regardons Jésus

Il est assis. Il baisse les yeux. Il se tait. Il trace des traits sur le sol. Silence qui appelle à la réflexion. Il est le nouveau Moïse. A la Loi qui condamne la faute, il apporte la miséricorde du Père pour le pécheur. Il reste seul avec la femme. Il la regarde. Il lui parle. Il la remet debout et la fait repartir vers une vie nouvelle.

 

Pour l’animateur

Selon le livre du Lévitique (Lv 20,10) l’infidélité conjugale était punie de mort (pour les deux) par lapidation. A l’époque où Jean écrit son Evangile, au début de l’Eglise, l’adultère était considéré comme un des rares péchés pour lesquels une pénitence publique était nécessaire et qui ne pouvait être remis qu’une fois dans la vie. En face de cette rigueur extrême, l’indulgence de Jésus remet les choses à leur juste appréciation.

Les prophètes ont comparé souvent l’infidélité du peuple envers son Dieu à un adultère.

 On ne saura jamais si Jésus a écrit des mots sur le sol. L’évangéliste dit qu’il traçait des traits. Mais Jésus est le nouveau Moïse : il écrit la Loi du pardon et de l’amour : Tu aimeras comme ton Dieu t’aime.

 Si les plus âgés se retirent les premiers, c’est peut-être parce qu’ils sont plus sages pour reconnaître leur condition de pécheurs.

 Jésus parle à la femme et lui permet de sortir de l’enfermement de son péché. Cette femme est devenue quelqu’un qui a un avenir. Jésus ne nie pas la gravité de la faute. Mais son pardon libère la femme et lui donne une nouvelle chance.C’est la manière d’aimer de Dieu.

 

L’ Évangile aujourd’hui dans notre vie

Le comportement et les pensées des scribes et des pharisiens nous font réfléchir sur notre comportement à nous quand nous nous trouvons devant des cas semblables.

  • Ne serions-nous pas tentés de juger et de condamner sans laisser aucun espoir de changement ou de nouveau départ ?

  • Ou au contraire ne serions-nous pas portés à minimiser la gravité de la faute parce que c’est, hélas, devenu chose courante ?

  • Comment nous apparaît Jésus dans cette scène d’évangile?

  • Que nous inspire l’attitude de Jésus pour notre vie personnelle et pour nos communautés chrétiennes ?   Jésus n’enferme jamais le pécheur dans son péché. Son amour qui pardonne ouvre toujours un avenir à celui qui reconnaît sa faute : “ Va, et désormais ne pèche plus. ” Il faut reconnaître que notre société pousse au désordre dans le domaine de la vie conjugale, et en même temps elle ignore le pardon et encourage les solutions extrêmes et faciles comme le divorce. Et nous disciples de Jésus, là-dedans ?

Ensemble prions.

Seigneur Jésus, en agonie au jardin des Oliviers, envahi par la tristesse et l’effroi, réconforté par un ange :

Pitié, Seigneur, pitié pour nous

Seigneur Jésus, trahi par le baiser de Judas, abandonné par tes apôtres, livré aux mains des pécheurs,

Pitié, Seigneur, pitié pour nous

Seigneur Jésus, accusé par de faux témoins, condamné à mourir sur la croix, souffleté par les valets, couvert de crachats,

Pitié, Seigneur, pitié pour nous

Seigneur Jésus, renié par Pierre, ton apôtre, livré à Pilate et à Hérode, mis au rang de Barrabas,

Pitié, Seigneur, pitié pour nous

Seigneur Jésus, portant ta croix au Calvaire, consolé par les filles de Jérusalem, aidé par Simon de Cyrène,

Pitié, Seigneur, pitié pour nous

 

 Pour lire ou imprimer le document en PDF cliquer ici : 5ième Dimanche de Carême Année C

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Rencontre autour de l’Évangile – 4ième Dimanche de Carême

 Ton frère que voilà était mort,

et il est revenu à la vie. ”

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons (Lc 15, 1-3, 11-32)

On peut proposer au groupe une lecture dialoguée en répartissant les rôles : un narrateur, le fils prodigue, le père, le domestique, le fils aîné. Cette manière donnera plus de vie au texte et permettra de mieux situer chaque personnage de la parabole. 

Situons le texte

Cette parabole est la troisième des “ paraboles de la miséricorde ” qui forment le chapitre 15 de l’évangile selon Saint Luc. Les deux premières sont la parabole de la brebis perdue et retrouvée suivie de celle de la pièce d’argent perdue et retrouvée. Avec elles, c’est Dieu, le premier, qui part à la recherche du pécheur jusqu’à ce qu’il le retrouve. Dans la troisième, c’est le fils prodigue qui prend la décision de revenir… Mais le contexte général permet de dire que s’il en est ainsi, c’est que son Père l’a déjà retrouvé, et il a consenti à son appel de revenir de tout cœur à Lui en se repentant de ses fautes. Tout vient de Dieu, tout est Don de Dieu, mais nous sommes tous invités, en toute liberté, à consentir à sa Présence et à sa grâce, une grâce qui nous permettra de revenir à Lui, de nous convertir vraiment… 

Soulignons les mots importants 

Les publicains : qui sont-ils et pourquoi sont-ils mis avec les pécheurs ?

Les pécheurs : ce sont tous ces gens qui sont considérés pécheurs parce qu’ils ne pratiquent pas parfaitement tous les préceptes de la Loi de Moïse, ceux qui sont considérés comme impurs parce qu’ils sont en contacts avec les païens, les infirmes.

Cet homme fait bon accueil… et mange avec eux : Cette fois, c’est Jésus qui accueille, sans doute chez lui (chez Pierre), à sa table.

Pourquoi cela provoque-t-il les réactions des pharisiens ?

Les personnages de la parabole :

Quels sont les mots importants de la parabole? 

            – qui décrivent l’attitude du fils cadet ?

            – qui décrivent l’attitude du Père ?

            – qui décrivent l’attitude du fils aîné ?

Quel est le personnage central de la parabole ?

Qu’est-ce que Jésus nous révèle de Dieu son Père?

 

Ensemble regardons Jésus

Jésus nous révèle le Père : par toute sa vie, son attitude à l’égard des pécheurs, de tous ceux que l’on méprise ou mis de côté. “ Qui me voit, voit le Père ” (Jn 14,9).

 

 

Pour l’animateur

Les publicains étaient, au temps de Jésus, des juifs qui percevaient  les impôts (le denier public) pour le compte des Romains qui occupaient le pays. Ils n’étaient pas rémunérés. Ils se payaient eux-mêmes en augmentant le montant de la taxe prévue. Non seulement ils travaillaient pour les occupants, des païens, mais ils avaient la réputation de s’enrichir sur le dos de leurs compatriotes. Ils étaient considérés comme des pécheurs publics, peu fréquentables. Parmi les Douze, Matthieu était un publicain. Nous connaissons aussi un autre publicain célèbre : Zachée.

            Inviter quelqu’un à sa table, c’est lui montrer de la considération et souvent, de l’amitié. De plus, chez les juifs, le repas avait toujours un caractère sacré. L’évangile nous montre souvent Jésus dans un repas : Noces de Cana, chez Simon le pharisien, chez Zachée, chez Marthe et Marie…On comprend que les pharisiens qui vivaient “ séparés ” pour se protéger et se considéraient comme des purs, étaient choqués de voir Jésus partager un repas avec des publicains.

            Les personnages de la parabole :

            Le plus jeune : “ il part pour un pays lointain – gaspille – vie de désordre – dans la misère – je meurs de faim – garder les cochons (la pire déchéance pour un juif) réfléchit – j’ai péché – partit pour aller vers son Père. ” Ce n’est pas tellement le regret d’avoir rompu avec son père qui le pousse à revenir. C’est la misère et la faim.

            Le Père (personnage central de la parabole). “ Son père l’aperçut (au loin), saisi de pitié, courut, se jeter à son cou, le couvrit de baisers…vite, le plus beau vêtement, une bague, des sandales, faisons la fête. Il sort et supplie son fils aîné. Ton frère était mort et il est revenu à la vie. ”

C’est en mesurant à quel point son Père l’aime et l’a toujours aimé, que ce fils mesure la gravité de son attitude et en même temps éprouve le bonheur d’être pardonné.

            Le fils aîné : “ Je suis à ton service, sans avoir jamais désobéi, ton fils que voilà ”. Lui non plus, il n’a jamais fait l’expérience de la tendresse de son Père. D’ailleurs il se considère comme un serviteur, et non un fils. Il n’aime pas davantage son frère. C’est l’homme de la loi, qui se considère juste, irréprochable et méritant. Jésus vise les pharisiens qui d’ailleurs  comprennent bien qu’il parle pour eux.

Jésus nous révèle un visage de Dieu étonnant : non seulement il ne fait aucun reproche, mais il offre généreusement sa tendresse au pécheur qui se présente avec sa misère et il fait la fête en pardonnant.

 

L’ Évangile aujourd’hui dans notre vie

Quelle idée nous nous faisons de Dieu ? Quelqu’un qui nous surveille de haut et de loin ? Quelqu’un qui est prêt à nous punir ? Un Père qui souffre de voir un de ses fils ou l’une de ses filles loin de lui, se détruisant dans une vie de désordre ? Qui attend avec patience le retour du pécheur ? Qui accueille, pardonne et embrasse son fils ou sa fille qui était perdu et qui est retrouvé ?

Quelle est notre attitude vis à vis de ceux qui sont partis? Qui ont quitté la “ maison de famille ”. Quel est notre regard sur ceux qui sont loin ? Quel visage de Dieu je leur présente par mon attitude, par mes paroles ?

La parabole ne dit pas si finalement le fils aîné a répondu à la supplication du père en participant à la fête des retrouvailles : la parabole est ouverte. C’est à chacun de nous de nous mettre à la place du fils aîné et de voir ce qu’il nous reste à faire.

Dans l’Église, nous sommes tous des pécheurs pardonnés. Ce qui nous unit dans la fraternité de l’Église, c’est bien que, tous, nous avons été réconciliés avec le Père et entre nous, grâce au sang de Jésus son Fils.

Mais vivons-nous vraiment en fils et filles bien-aimés du Père et en frères entre nous ?

La paroisse, c’est “ une maison de famille fraternelle et accueillante ” (Jean Paul II). Où en sommes-nous ?

 

Ensemble prions.

Nous voici devant toi Seigneur Jésus, comme le fils qui a dilapidé l’héritage : toi le Fils bien-aimé, conduis-nous vers le Père. (tous)

Nous voici devant toi comme la pécheresse accusée : toi qui es sans péché, donne-nous le pardon. (tous)

Nous voici devant toi comme Zachée le publicain : toi l’ami des pécheurs, apprends-nous à donner. (tous)

Chant : L’enfant prodigue p.184 (carnet paroissial)

ou “  Oui je me lèverai p.185 c.1,6,7, 8, 9

 

 Pour lire ou imprimer le document en PDF cliquer ici : 4ième Dimanche de Carême Année C

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Rencontre autour de l’Évangile – 3ième Dimanche de Carême

“ Aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur,

mais écoutons la voix du Seigneur ”

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons (Lc 13, 1-9)

Un premier lecteur lit du début jusqu’à “ de la même manière ”.

Un deuxième lecteur continue avec la parabole. Cela afin de bien marquer les deux parties de cet évangile : la première dit l’urgence de la conversion, la deuxième révèle la patience de Dieu.

 Situons le texte

Dans le passage qui précède l’évangile de ce jour, Jésus a reproché à ses compatriotes de ne pas savoir interpréter les signes du temps qui est arrivé avec lui, l’Envoyé du Père. Chacun doit pouvoir juger par lui-même de la gravité de l’heure, et se dépêcher de se convertir, de se réconcilier avec son adversaire s’il le faut.

L’évangile d’aujourd’hui continue dans le même sens. 

Soulignons les mots importants

 Le massacre des Galiléens par Pilate

La catastrophe de Siloé

Il s’agit de deux malheurs : l’un causé par la cruauté humaine et l’autre par un accident. Comment réagissent les compatriotes de Jésus?

Et nous, ne disons-nous pas trop facilement devant un malheur que Dieu a puni. « Bon Dieu y puni pas l’roches ! ”

 Si vous ne vous convertissez pas : C’est quoi cette conversion que demande Jésus ?

Vous périrez tous de la même manière : Que veut dire Jésus à ceux qui l’écoutent ?

Le figuier stérile : quel est le sens de cette parabole ? Va-t-il un rapport avec ce que Jésus vient de dire juste avant ?

Ensemble regardons Jésus

L’appel à la conversion est sérieux. Jésus nous apparaît comme un prophète à l’air grave ? Ce n’est pas pour rien que son Père l’a envoyé. Il est patient. Mais on ne se moque pas de Dieu ! “ Aujourd’hui ne fermons pas notre cœur…  (silence)

 

 

Pour l’animateur

 Les compatriotes de Jésus pensaient que les malheurs étaient des châtiments d’une faute. Jésus déclare nettement que le massacre par Pilate, pas plus que la catastrophe de la Tour de Siloé, n’était pas une punition pour les malheureuses victimes 

Il affirme en même temps que tous sont pécheurs et ont besoin de conversion : c’est à dire d’un changement radical de vie en accueillant sa Parole et en l’accueillant comme l’Envoyé du Père. Jésus veut obtenir que ses interlocuteurs changent la direction de leur vie. 

Les deux types de mort brutale dont il est question doivent servir d’avertissement à ceux qui ne sont pas pressés de changer de comportement. C’est maintenant, avant l’accident, lorsque la vie est apparemment tranquille qu’il faut faire pénitence et accueillir la Parole de Jésus. Après, il est trop tard ! 

C’est le sens de la parabole du figuier stérile : le reproche fait au figuier sert d’avertissement aux auditeurs de Jésus. C’est maintenant qu’ils doivent se décider pour Dieu afin de porter du fruit. La patience de Dieu, loin d’encourager le pécheur à remettre sa conversion à plus tard, doit au contraire l’inciter à se mettre au travail pour commencer à changer de vie.

 

L’ Évangile aujourd’hui dans notre vie

Ce n’est pas notre péché qui entraîne la condamnation de Dieu, mais notre refus de nous convertir.

Pour réaliser le chemin qu’il nous reste à faire pour parvenir à la sainteté qui est notre vocation à tous, il nous faut réaliser à quel point le Père nous aime et à quel point nous ne savons pas répondre à son amour.

Est-ce que nous nous reconnaissons réellement pécheurs ? Est-ce que la routine ne nous fait pas rester dans la médiocrité? Nous nous contentons peut-être d’une “ petite moyenne  ” dans notre vie de fils ou de filles bien-aimés du Père?  Croyons-nous à la nécessité de nous réconcilier avec lui ? Ou de nous rapprocher de lui ? D’être des chrétiens plus “ engagés ” dans la vie de tous les jours : ne suis-je pas un peu ce figuier stérile qui est peu productif (quels sont les fruits que le Père attend de moi ?) Est-ce que je n’ai pas tendance à remettre à plus tard ce qu’il faudrait changer maintenant dans ma vie ?

 Tant de drames, de catastrophes et de massacres remplissent les colonnes des journaux ou les reportages télévisés : comment réagissons-nous? Pouvons-nous les considérer comme un appel de Dieu notre Père à prendre notre part, si modeste soit-elle, dans la lutte contre le péché du monde?

Ne serait-ce qu’en luttant, là où nous sommes, pour le respect de la vie, le respect des personnes, pour le refus de la violence, tant dans nos paroles que dans nos actes ?

Ensemble prions.

Seigneur, tu es un Dieu patient et miséricordieux. Tout au long de notre existence, tel un compagnon invisible, tu chemines à nos côtés et tu nous entraînes peu à peu à régler notre pas sur le tien dans la longue montée de toute l’humanité vers le Père. Nous te rendons grâce pour ce compagnonnage et pour ce temps du carême où tu prends patience à notre égard. Fixe toi-même nos yeux sur ton Fils, Jésus-Christ, en qui nous reconnaissons notre Sauveur, lui qui règne avec toi pour les siècles des siècles. Amen

 

Chant : Prenons la main que Dieu nous tend.

 

 Pour lire ou imprimer le document en PDF cliquer ici : 3ième Dimanche de Carême Année C

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Rencontre autour de l’Évangile – 1er Dimanche de Carême

Il est dit : « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons (Lc 4,1-13)

Demander au groupe, du moins à ceux qui savent écrire, de souligner ou de noter sur un cahier les mots, expressions, qui leur paraissent importants.

Situons le texte
Ce passage vient après le baptême de Jésus par Jean-Baptiste. C’est clair maintenant pour Jésus. Il est le Fils du Père, solidaire d’une humanité de pécheurs, pour la délivrer du péché et de la mort. Et maintenant l’Esprit qui l’a rempli le pousse au désert pour commencer le combat contre l’Ennemi de Dieu son Père.

Soulignons les mots importants
“Conduit par l’Esprit à travers le désert.”
“Quarante jours”
“Mis à l’épreuve”
A quelle expérience importante du peuple Hébreu nous ramène saint Luc par ces expressions ?
Jésus a jeûné et “il a faim.”
Quelle est cette première épreuve à laquelle est affronté Jésus ?
A quoi le pousse le Tentateur ?
“Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre.”
Comment comprendre cette parole de Jésus ?
D’où vient cette parole ?
Les royaumes de la terre. Le pouvoir. La gloire.
A quoi nous font penser ces mots ?
A quoi le Prince de ce monde essaie de pousser Jésus ?
Comment Jésus repousse-t-il cette seconde tentation ?
“Sommet du Temple à Jérusalem”
Que se passera-t-il plus tard à Jérusalem ?
Au début de sa mission, quel chemin l’Adversaire du Projet du Père propose à Jésus ? Quelle parole utilise le démon ?
Comment Jésus le repousse ?
“Jusqu’au moment fixé”
A quel moment l’Adversaire de Dieu reviendra à la charge pour tenter de détourner Jésus de la voie voulue par le Père ?

Ensemble regardons Jésus
Suivons-le au désert. Seul, Il a faim. C’est un véritable combat spirituel au début de sa mission. Il doit faire des choix importants. Sa force, c’est la Parole de Dieu qui l’habite.
En silence laissons-nous toucher par son attitude, par telle parole qu’il prononce et que nous gravons dans notre cœur et dans notre mémoire.

 

 

Pour l’animateur

Jésus revit, pour son compte personnel, l’épreuve du désert que le peuple hébreu a connu autrefois (le chiffre 40). Comme le peuple de l’Exode était guidé par Dieu (symbolisé par la colonne de nuée ou de feu), Jésus est conduit par l’Esprit à travers le désert.
A l’inverse des hébreux qui murmuraient contre Dieu, qui ont été infidèles à l’Alliance en adorant le veau d’or, Jésus se met à l’écoute de la Parole de Dieu son Père. Avec lui va démarrer un peuple nouveau, le peuple de l’alliance nouvelle.
Il repousse Satan qui veut le détourner du chemin de solidarité avec notre humanité de faiblesse et de péché en lui proposant un chemin de puissance, de prestige et de merveilleux. Il veut le faire douter de son humanité (puisqu’il est le Fils de Dieu !).
C’est toujours dans la Parole Dieu, dont il a fait sa nourriture, que Jésus puise sa force pour vaincre le tentateur. Jésus cite l’Écriture. Le démon aussi essaie la même chose en citant un psaume. Mais c’est un usage magique de l’Écriture. Jésus lui y trouve la Parole du Père et la communion avec sa volonté.

 

L’ Évangile aujourd’hui dans notre vie

Jésus fut mis à l’épreuve.
Notre expérience prouve que nous sommes sans cesse affrontés aux tentations.
A quelles épreuves ou tentations sommes-nous affrontés dans le monde qui est le nôtre pour être fidèles à notre baptême, autrement dit pour suivre le Christ, pour vivre en vrai fils du Père ? (Tentation de tout laisser tomber, de tricher, de fermer les yeux sur l’injustice, de prendre nos distances par rapport à l’Église devant certains scandales…)
Quels sont les choix difficiles que nous avons à faire parfois? Est-ce que nous nous mettons à l’écoute de la Parole de Dieu, comme Jésus, afin de faire les bons choix ?

Jésus a refusé la tentation du “pain facile ”. Il a refusé d’utiliser sa puissance divine pour satisfaire ses besoins personnels. Il a refusé d’utiliser Dieu à son avantage. Il a fait plutôt de la Parole de Dieu sa nourriture. Il dira plus tard “ma nourriture est de faire la volonté de mon Père ” (Jn 4,34).
Et nous ? Ne nous arrive-t-il pas parfois de vouloir obtenir de Dieu à tout prix tel ou tel avantage matériel, de le mettre à notre service en quelque sorte, en faisant telle ou démarche religieuse, au lieu d’assumer notre responsabilité, de prendre notre vie en main, tout en faisant confiance à Dieu notre Père qui prend soin de nous, en nous mettant à l’écoute de sa parole qui nous éclaire ? (Être Fils de Dieu, c’est se laisser conduire par lui sans lui imposer nos voies et nos moyens, sans espérer de miraculeux prodiges qui nous démobiliseraient de nos engagements.)
Jésus a repoussé la tentation du “pouvoir pour le pouvoir”, de la gloire pour dominer et paraître, de la démagogie pour forcer l’adhésion du peuple (“ jette-toi en bas… ”).
Et nous? Quand on nous a confié une responsabilité, une tâche, une mission dans l’Église ou la société civile, comment le démon du pouvoir et de la gloire s’y prend-t-il pour nous tenter ?
Quel moyen Jésus nous offre pour le repousser ?

Ensemble prions
Notre Père… « ne nous laisse pas succomber à la tentation mais délivre-nous du Mal » ( de l’Adversaire, de l’Ennemi) qui veut nous faire rater notre vocation de fils du Père.

 

 Pour lire ou imprimer le document en PDF cliquer ici : 1er Dimanche de Carême Année C