Initiation aux textes “APOCRYPHES”

A la découverte des textes inconnus

du christianisme primitif

Conférence donnée par Yannick Leroy,

Historien des Origines du Christianisme,

Intervenant au Sedifop

Le samedi 8 juin 2019 à la Maison Diocésaine

36 rue de Paris, St Denis, de 14h 00 à 17h 00.

Entrée libre

 

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Affiche Conférence Apocryphes




Audience Générale du Mercredi 22 Mai 2019

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 22 Mai 2019


Frères et sœurs, au terme du cycle de catéchèses sur le “Notre Père”, nous pouvons dire que la prière chrétienne naît de l’audace de nommer Dieu, “Père”. Il ne s’agit pas tant d’une formule que de l’expression d’une intimité filiale dans laquelle nous sommes introduits grâce à Jésus. Ainsi, en lisant les Évangiles, nous découvrons que les expressions utilisées par Jésus pour prier le Père rappellent le texte du “Notre Père”, et cela jusque dans l’expérience de la nuit de Gethsémani. Nous constatons aussi que Jésus exhorte ses disciples à une prière insistante et confiante, à cultiver un esprit de prière qui garde mémoire des frères, en particulier dans les relations difficiles. Avec cela, l’ensemble du Nouveau Testament nous montre que le premier protagoniste de toute prière chrétienne est l’Esprit Saint : c’est lui qui nous fait prier dans le sillon creusé par Jésus pour nous et qui nous fait entrer dans le dialogue d’amour de la Sainte Trinité. Ainsi, porté par l’amour de Jésus qui a été jusqu’à éprouver l’abandon de Dieu, nous pouvons prier dans toutes les situations “mon Dieu” parce qu’il est notre Père. Et nous sommes appelés à lui confier sans cesse nos frères et sœurs en humanité, pour qu’aucun d’eux, en particulier les pauvres, ne reste sans consolation et sans une part de cet amour.

Je suis heureux de saluer les pèlerins venus de France et d’autres pays francophones, en particulier des paroissiens d’Hérouville-Saint-Clair et de Roanne et des jeunes de divers collèges de France, ainsi qu’un groupe de pèlerins du Cameroun. Dans les situations de joie et de peine, que l’Esprit Saint nous aide à entrer dans la prière de Jésus, et avec lui, par lui et en lui, comme des enfants pleins de confiance, à prier “Notre Père”.  Je voudrais aujourd’hui faire mémoire avec vous de Sœur Inès Nieves Sancho, âgée de 77 ans, éducatrice des jeunes filles pauvres depuis des années, qui a été tuée de manière barbare en Centrafrique, à l’endroit même où elle enseignait aux jeunes filles à coudre. Une femme de plus qui donne sa vie pour Jésus dans le service des pauvres. Prions en silence – [silence puis Ave Maria…] Que Dieu vous bénisse !




6ième Dimanche de Pâques ( Jean 14, 23-29) :  « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole. » (Francis Cousin)

« Si quelqu’un m’aime,

il gardera ma parole. »

Le premier verbe est au présent, le second au futur. Au futur, comme une implication, une conséquence obligatoire de la première partie de la phrase.

Ce qui veut dire que le plus important est le début de la phrase, et son verbe : aimer.

Aimer, qui est la motivation principale, et sans doute la seule, de toutes les actions du Père : la création du monde, de l’homme à son image, de son alliance faite avec les hommes, d’abord avec le peuple hébreu puis avec tous les hommes quand il envoya son Fils sur la terre : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » (Jn 3,16).

Et Jésus, le Fils, « fait pareillement ce qu’il voit faire par le Père » (cf Jn 5,19), car « le Père et moi nous sommes UN. » (Jn 10,30).

Mais il y a un si.

Dieu, Jésus, nous laissent toujours libres de nos actions.

« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole. »

Garder la Parole, ce n’est pas simplement l’entendre, l’apprendre, la connaître (au sens d’une leçon apprise), la mettre dans sa poche avec son mouchoir par-dessus, ou dans une boite bien serrée. C’est bien plus que cela : c’est faire que cette Parole devienne le moteur de notre vie, la référence de nos actions, de telle manière que l’on puisse dire : « Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi. » (Ga 2,20).

Et c’est là où nous devons nous remettre en question.

Parce que vivre ainsi, comme saint Paul, nous avons du mal à nous en sentir capable, même si « rien n’est impossible à Dieu » (Lc 1,37), et bien souvent, nous en sommes loin.

C’est d’autant plus important de réfléchir à cette situation quand on lit la phrase suivante : « Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. » qu’on pourrait lire aussi comme « celui qui ne garde pas mes Paroles ne m’aime pas ! » (cf Jn 14,21). Or, nous aimons Jésus ! Ou tout au moins, nous voulons l’aimer ! …

Serait-ce que nous n’ayons que l’illusion d’aimer Jésus ?

Sans doute non !

Mais cela veut dire que nous sommes sur un chemin, sur le chemin qui est Jésus, qui nous amène vers son Père, vers la vie éternelle … et que nous avons encore à nous perfectionner, peu à peu, pas après pas sur ce chemin de sainteté, sur ce chemin de perfection : « Soyez parfait comme votre Père céleste est parfait ! » (Mt 5,48).

Dieu nous prend tels que nous sommes, et il nous fait avancer avec lui sur ce chemin de perfection, et il est toujours avec nous pour nous aider, nous faire prendre les bonnes décisions …

Et Jésus nous l’a dit, à plusieurs reprises. Notamment dans l’évangile de ce jour : « Le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. », pour que nous puissions prendre les bonnes décisions au bon moment.

Ainsi, ce sont les trois personnes de la Trinité qui sont toujours avec nous, à chaque instant de notre vie.

Et Jésus ajoute encore : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. »

Jésus veut que nous soyons dans la paix. Tout le temps ! Une paix profonde ! Une paix intérieure ! C’est d’ailleurs la première chose qu’il dira à ses apôtres quand il leur apparaitra ressuscité !

Alors essayons de faire de notre mieux pour garder la Parole de Jésus et la mettre en pratique (Mt 7,24), même si c’est parfois difficile, même s’il nous fait faire des efforts pour y arriver …

Ce sera notre manière de lui montrer que nous l’aimons, malgré tout, malgré nos imperfections …

 

Seigneur Jésus,

Je suis comme saint Pierre,

toujours prêt à te répondre :

« Tu sais bien que je t’aime ! »,

parce que je le crois.

Mais bien souvent, je suis obligé d’admettre

que je ne mets pas toujours en pratique ta Parole.

Que ton Esprit m’aide à le faire.

Francis Cousin    

 

 

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Image dim Pâques C 6°

 




6ième Dimanche de Pâques – par le Diacre Jacques FOURNIER (St Jean Jn 14, 23-29)

“Tous appelés à la Vie,

par le Don gratuit de l’Esprit”

(Jn 14,23-29)…

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ;
mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »
Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.

 

 

 

            Les premières paroles de Jésus sont ici : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole »… Mais avec St Jean, ce n’est pas seulement un exercice de mémoire… En effet, « celui que Dieu a envoyé prononce les paroles de Dieu, car il donne l’Esprit sans mesure » (Jn 3,34) et « c’est l’Esprit qui vivifie » (Jn 6,63). Autrement dit, « garder la Parole » de Jésus, l’envoyé du Père, c’est garder le Don de l’Esprit qui se joint toujours à elle, et donc, avec lui, le Don de la Vie… C’est veiller à vivre dans la foi, tourné de cœur vers Lui, du moins autant que notre faiblesse le permet… Et dès que nous constatons un égarement, offrons le vite à l’Amour, qui, de son côté, n’a jamais cessé de nous aimer et donc de désirer pour nous le meilleur. Et aussitôt, il accomplira en nous son œuvre de Sauveur : « enlever le péché du monde » (Jn 1,29)… Alors, « si le salaire du péché, c’est la mort, le don gratuit de Dieu c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus » (Rm 6,23) par le Don de « l’Esprit qui vivifie »…

            « « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma Parole, et mon Père l’aimera », mais c’est déjà fait : « Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimés le premier » (1Jn 4,10), et il l’a fait notamment en nous créant par le Don, en nous, de son Souffle de Vie (Gn 2,4b-7), de son Esprit de Vie. Et nous retrouvons avec cet acte fondateur un geste d’amour, car pour Dieu, aimer, c’est tout donner, tout ce qu’il a, tout ce qu’il est : « Le Père aime le Fils et il a tout donné en sa main » (Jn 3,35), « tout ce qu’il a » (Jn 16,15 ; 17,10), tout ce qu’il est… « Dieu est Amour » (1Jn 4,8.16), le Père est Amour ? « Tu es mon Fils Bien-Aimé », dit-il à son Fils, « en toi, j’ai mis tout mon amour » (Mc 1,11), tout ce que je Suis (Ex 3,14), toute ma vie : « Comme le Père a la vie en lui-même, de même a-t-il donné au Fils d’avoir la vie en lui-même » (Jn 5,26), gratuitement, par amour. Et c’est aussi ce qu’il s’est passé au jour de la création de chacun d’entre nous : Dieu a fait de nous des créatures spirituelles (1Th 5,23), « des âmes vivantes » (Gn 2,7), par le Don gratuit, par amour, de son Souffle de Vie, de son Esprit de Vie… Et c’est cet homme « esprit » que Dieu veut combler de son Esprit pour lui donner, tout aussi gratuitement, par amour, de participer à la Plénitude de sa Vie, de sa Lumière et de sa Paix. Tel est le cadeau du médecin à ses malades (Lc 5,31-32), du Sauveur aux pécheurs que nous sommes : « La Paix soit avec vous. Recevez l’Esprit Saint » (Jn 20,22), car « Dieu vous a choisis dès le commencement pour être sauvés par l’Esprit qui sanctifie » (2Th 2,13)…                                                                                                                                                                     DJF




6ième Dimanche de Pâques – Homélie du Père Louis DATTIN

L’Eglise

 Jn 14, 23-29

En ce dimanche, les textes de la parole de Dieu nous invitent à une méditation sur l’Eglise. C’est, sans doute, ce dont nous avons le plus besoin pour assurer notre foi. Que nous ayons la foi, que nous ayons l’amour, que nous soyons animés d’une espérance sans faille, que nous sachions bien prier et nous remettre sans cesse à l’écoute de la Parole de Dieu, tout cela ne servirait pas à grand- chose, si toutes ces activités chrétiennes ne s’exerçaient pas dans le cadre de l’Eglise.

Il y a peu de temps encore, certaines personnes âgées considéraient leur religion comme une affaire privée, personnelle, individuelle et n’allaient guère à l’église que pour ressourcer et nourrir leur dévotion intime. Le cadre de leur vie spirituelle, c’était leur chambre, leur prie Dieu, leur gros missel, quelques images pieuses sur leur table de nuit et la messe elle-même n’était considérée que comme station-service purement individuelle. Bien que très pieuses et de parfaite bonne foi, ces personnes, et c’était l’époque qui les y portait, n’avaient pas pris conscience, qu’elles faisaient partie, qu’elles étaient partie prenante, d’une Famille spirituelle, d’une communauté, d’un réseau intérieur et extérieur qui nous établit entre nous, comme des frères et sœurs d’une même Famille dont Dieu est le Père, Jésus-Christ : le Fils aîné, l’Esprit-Saint : l’animateur et dont nous sommes tous, tant que nous sommes, des membres plus ou moins actifs.

Si nous l’avions oublié, la Parole de Dieu à cette messe, est là pour nous le rappeler vigoureusement.

Que voyons-nous dans la 1ère lecture ? Un groupe, une communauté d’apôtres réunis ensemble à Jérusalem pour prendre des décisions. Au 1er concile, celui de Jérusalem, il s’agit de prendre une décision grave : « Allons-nous nous enfermer dans nos petites pratiques d’autrefois et rester entre nous, frileusement installés dans nos dévotions d’hier ou d’avant-hier, ou allons-nous ouvrir toutes grandes les portes de l’Eglise, à des non-Juifs, incirconcis, quitte à bouleverser nos mentalités et à faire passer un grand courant d’air dans notre Cénacle ? »

Sous l’action de l’Esprit, qui ne l’oublions pas, apparaît sous le signe d’un vent violent, d’une tempête (rappelez-vous la Pentecôte), les apôtres décident l’ouverture : ils quittent le port bien abrité du judaïsme pour se lancer en haute mer et c’est l’aventure de l’Eglise, sous le souffle de l’Esprit, avec Pierre, le 1er pape, à la barre de l’Eglise et nous avons entendu, dans la 1ère lecture, cette phrase surprenante :

« L’Esprit-Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous des obligations judaïques, notamment  la circoncision ». « l’Esprit-Saint et moi-même ».

Dès le 1er concile, dès sa sortie du port, la barque de l’Eglise est dirigée par qui ? L’Esprit-Saint et moi-même : c’est-à-dire c’est par le pape qui, lui-même est à l’écoute de l’Esprit qui lui souffle la conduite qu’il faut tenir, le cap qu’il faut prendre.

Si vous allez dans un port d’une station touristique vous verrez le long des quais, deux sortes de bateaux.

Les 1ers sont destinés à une promenade en mer. Il y a un capitaine à la barre et puis partout sur le pont  ou les entreponts, des bancs où les touristes pourront s’asseoir, installer leurs affaires, tirer leurs jumelles pour inspecter le paysage, tous assis, inactifs, bavardant  ensemble.

Un  seul  travaille  dans ce navire: celui qui est à la barre et tous ceux qui sont  autour de lui, font, ce qu’on appelle “une promenade en mer” ; le bateau, la direction, son énergie, sa navigation, ça ne les intéresse pas, ils ne  sont là  que pour se faire  véhiculer  d’un point à un autre : est-ce là une image de l’église ? A certains moments, j’ai bien peur que oui : quelques responsables avec une foule de consommateurs inactifs, assis et attendant qu’on les mène au bout.

Au port, il y a aussi, un autre bateau, pas un rafiot avec des bancs, mais un beau bateau effilé, racé, plein de cordages, de poulies, d’amarres, d’instruments de navigation et dans celui-ci, ce n’est pas un homme mais tout un équipage, actif, attentif, chacun à sa place, chacun ayant son rôle, paré à virer au moindre commandement du barreur. Ah si ce navire-là pouvait être l’Eglise ! Où chacun a un rôle actif, chacun a sa fonction, sa place à tenir, une Eglise qui ne soit pas un magma de touristes passifs, mais un équipage sous les ordres du skipper, prêts à manœuvrer d’une façon coordonnée et efficace pour le lancer en haute mer !

Ce bateau, vous l’avez reconnu, c’est l’Eglise avec son pilote : le pape, son équipage : nous tous, à notre place, sortant vers le large, sous l’impulsion de l’énergie de l’Esprit.

La seconde lecture, elle, nous donne une autre image de  l’Eglise, très belle, elle  aussi : une ville qui descend du ciel, la Jérusalem glorieuse, resplendissante, une ville lumière, mais sans soleil ni lune. C’est la gloire de Dieu qui l’illumine et sa source de lumière, c’est  l’Agneau Jésus-Christ, lumière du monde. Elle  avait  une grande  et  haute muraille : une muraille qui nous protège, mais qui ne nous enferme pas. La preuve : elle possède douze portes : l’Eglise n’est pas un ghetto, ni un château-fort avec pont-levis.

Elle reste ouverte et accueillante à tous, aux quatre points de l’horizon : trois portes à l’orient, trois portes au nord, trois au midi, trois à l’occident.

La muraille de la cité reposait sur douze fondations : les douze apôtres de l’Agneau, l’Eglise fondée sur les apôtres et ses successeurs, le pape et les évêques. Peut-être êtes-vous étonnés, que dans cette ville-là, il n’y a pas de temple, pas d’église. C’est toute la ville qui est l’Eglise, car son temple, c’est Jésus-Christ. Plus besoin d’église de pierres, de rassemblement pour le culte, nous sommes déjà tous unis autour de l’Agneau, autour de Jésus-Christ, notre soleil, source de notre lumière.

Là encore, cette ville, image de l’Eglise, c’est une vie ensemble, une communion de tous avec Jésus-Christ, protégée par les hautes murailles de la Garde de Dieu, éclairée par la lumière du Christ, fondée sur le roc de la foi des apôtres: « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise », c’est-à-dire : « Je construirai l’unité de ma famille, animée par mon Esprit, conduite par mon Fils, aimée et protégée par le Père ».

Dans  cette  cité  sainte, sommes-nous  des  citoyens  à  part entière ?

Des bâtisseurs, des ouvriers de paix travaillent-ils à l’unité de cette cité ?

Travaillons-nous à la sainteté de l’Eglise ?

Quelle est la place de l’Eglise dans notre prière ?

Savons-nous rayonner d’un amour qui rassemble, avec la joie d’être ensemble ?

Avons-nous conscience d’être le Peuple de Dieu, le Peuple où il se trouve ?

C’est l’Evangile d’aujourd’hui qui nous fait sentir le mieux, après le 1er concile de Jérusalem et la vision de l’Apocalypse, la cité nouvelle. Quelles sont les sources de cette unité des chrétiens, de cette vie d’Eglise ?

La  1ère  source, c’est  la   fidélité  à  la  Parole  de  Dieu : « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole » et dans ce cas : le  Père aime  l’Eglise  et  ajoute  Jésus : « Nous  irons demeurer en elle ».

La présence de Jésus à l’Eglise est provoquée par notre fidélité à écouter et à mettre en pratique ce qu’il nous dit, ce qu’il nous demande et cette parole-là, elle n’est pas seulement de lui, elle est du Père qui l’a envoyé.

Mais cela ne suffit pas : notre fidélité, le Seigneur, le sait par expérience, est bien faible, bien fragile, souvent clignotante, aussi nous envoie-t-il le Défenseur : l’Esprit-Saint qui est à la fois notre moniteur, notre éducateur et qui nous rappelle toutes les consignes de Jésus et c’est la 2e source de l’unité de l’Eglise et de sa croissance. Rappelez-vous ce que dit le prêtre au début de la messe : « Que la communion de l’Esprit Saint soit avec toujours avec vous ». Nous ne sommes vraiment unis entre nous, nous ne formons l’Eglise, nous ne faisons “Eglise” que si l’Esprit Saint est là pour nous réunir, nous unir, nous lier ensemble autour de Jésus-Christ, c’est lui le rassembleur.

Frères et sœurs, le ciel, qu’est-ce-que c’est ?

C’est l’Eglise rassemblée définitivement autour du Père qui nous comble de sa tendresse, du Fils qui nous a sauvés et de l’Esprit qui assurera définitivement notre unité dans la joie et dans la paix.   AMEN

 




Rencontre autour de l’Évangile – 6ième Dimanche de Pâques

« Si  quelqu’un  m’aime

il  restera  fidèle  à  ma  Parole »

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons  (Jean 14, 25-27)

Dans le discours après la Cène, Jésus vient d’annoncer la mission de l’Esprit qui le rendra présent dans l’Eglise. A ceux qui gardent sa Parole, son Père et lui se feront connaître : ils habiteront en eux comme dans un temple. Et l’Esprit les conduira vers la vérité toute entière. Dès maintenant Jésus leur lègue la paix qui sera le fruit de sa victoire sur le péché et sur la mort.

Soulignons les mots importants

Si quelqu’un m’aime : Jésus dit clairement c’est quoi l’aimer.

Fidèle à ma parole : Que signifie ce mot « fidèle» appliqué à la parole de Jésus ?

Nous viendrons chez lui : De qui Jésus parle-t-il en disant « nous » ?

Demeurer  auprès de lui : Comment comprendre ce mot « demeurer » ? Qu’est-ce qu’il nous dit d’important de la vie du chrétien ?

Du Père qui m’a envoyé : Jésus dit clairement qu’il a reçu une mission : de qui et dans quel but ?

L’Esprit Saint : Quel sera le rôle de cette Personne que Jésus révèle ?

La paix : C’est quoi cette paix que Jésus laisse à ses disciples

« Je m’en vais et je reviens » : Comment comprendre cette parole de Jésus ?

Le Père est plus grand que moi : Cette parole de Jésus est étonnante. N’est- il pas le Fils, en tout égal à son Père ?

 

Pour l’animateur 

  • Aimer Jésus, c’est essentiellement être fidèle à sa parole, garder sa parole, mettre en pratique l’Evangile : en un mot le commandement de l’amour. « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime » (Jn 14, 21). Il faudrait ici lire tout le Sermon de Jésus sur la Montagne (Mt Ch.5,6,7). Ce n’est pas une affaire de sensibilité. Ce n’est pas dire « Seigneur, Seigneur…Mt7,21) »

  • Etre fidèle à la parole de Jésus, c’est finalement être fidèle à Jésus lui-même et au Père qui l’a envoyé : ne pas s’écarter de lui, lui rester attaché de manière durable, même et surtout dans les moments difficiles. Cette fidélité n’est possible que par le don du Défenseur, l’Esprit de vérité.

  • Le résultat de cette fidélité à Jésus, c’est l’habitation de « la famille divine » en chacun des chrétiens : en disant « nous viendrons chez lui », Jésus nous révèle qu’il est intiment uni au Père et à l’Esprit dans le cœur du baptisé. Comme le dit l’apôtre saint Paul «  vous n’êtes plus des étrangers ni des hôtes…vous êtes de la famille de Dieu » (Ep 2,19)

  • Jésus se reconnaît comme l’Envoyé du Père : et il est en permanence en communion avec lui. Tout ce qu’il dit et tout ce qu’il fait exprime la parole et l’action de son Père. Cependant, dans la condition humaine, sa gloire de Fils éternel, égal au Père, est voilée : c’est ce que Jésus veut dire en disant « le Père est plus grand que moi. » Le Père est plus grand parce que tout vient de lui et tout va à lui : en particulier l’envoi du Fils et sa glorification. Cela montre combien Jésus se reconnaît vraiment l’un de nous, acceptant avec amour et soumission sa condition humaine.

  • Le soir de Pâques, en se montrant à ses disciples, la première parole qu’il leur dit c’est « Paix à vous » et il souffle alors sur eux en leur disant « recevez l’Esprit-Saint » (Jn 20, 19-22). Cette paix, c’est le salut (pardon et vie de Dieu) que Jésus a mérité par sa mort et sa résurrection, et qu’il communique par son Esprit. C’est la paix messianique annoncée par les prophètes et que Jésus donne à ses disciples pour toute la durée de l’histoire, quelles que soient les épreuves.

  • « Je m’en vais et je reviens vers vous » c’est ainsi que Jésus annonce sa mort et sa résurrection : il est désormais présent, mais d’une autre manière, de façon permanente auprès de ses disciples et cela doit être pour eux une source de joie.

 

Ensemble regardons Jésus

Jésus fait à ses amis, et à nous, des révélations très importantes sur lui, sa mission, sur Dieu, sur l’Esprit Saint, sur  la dignité du baptisé.

Chacun peut redire une parole de Jésus qui l’a touché, quelques mots importants du texte, répétés comme en écho.

 

L’Evangile aujourd’hui dans notre vie

  • Souvent nous cherchons Dieu en dehors de nous. Où est Dieu ?

Que nous révèle Jésus dans cet Evangile ?

Cela devrait entraîner des conséquences pour notre vie quotidienne ? pour notre prière.  (Cherchons ensemble)

  • Nous connaissons bien des bouleversements dans le monde et dans l’Eglise :

Pouvons-nous citer quelques-uns qui peut-être nous touchent de plus près ? Quelles sont nos raisons de ne pas désespérer ?

(Jésus lui-même  nous dit : nous avons un Défenseur. Il nous assure de sa présence : « Je m’en vais et je reviens vers vous ». Sa présence met notre cœur dans « sa paix »)

  • Jésus ne cesse de communiquer sa paix par son Esprit-Saint (lorsque  nous sommes en relation avec lui, dans un groupe de disciples, dans la prière, dans l’accueil de sa parole, dans l’eucharistie…)

Comment vivre de cette paix ?

Quels sont les lieux sur notre paroisse ou notre commune… où nous voyons des situations de « non-paix » ? Comment faire gagner la paix ?

  • L’Esprit Saint est le « maître intérieur » de l’Eglise et de chacun de nous. C’est lui qui enseigne à comprendre et à vivre l’Evangile aujourd’hui.

Quel temps donnons-nous à la prière personnelle, à la méditation de l’Ecriture, à notre formation chrétienne : dans les groupes de réflexion, dans les propositions de formation proposées par le diocèse ?

ENSEMBLE PRIONS   

Ta Parole Seigneur n’est pas dans les cieux

qu’il nous faille dire

« Qui montera nous la chercher

que nous l’entendions

pour la mettre en pratique ? »

 Ta parole est tout près de nous,

c’est ton Fils Jésus Christ,

Habitant en notre cœur.

O Christ, toujours vivant dans ton Eglise

Conduis-là par ton Esprit à la plénitude de la vérité.

Tous : Reste avec nous, Seigneur Jésus.

Tu veux habiter en nous avec le Père et l’Esprit-Saint :

Donne- nous le goût de la Parole

et aide-nous à la mettre en pratique. (Tous : reste …)

Par ta résurrection,  tu as vaincu la mort

et les forces du mal, et tu nous donnes ta paix :

soutiens notre combat

pour faire reculer la violence.

Chant : Seigneur, foyer d’amour p.115

Ou Donne à ceux qui demandent p.233

 

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6ième Dimanche de Pâques Année C

 

 




5ième Dimanche de Pâques ( Jean 13, 31-45) :     « Amour, Gloire … et Jésus. » (Francis Cousin)

 « Amour, Gloire … et Jésus. »

 

Même si Jésus est beauté (parce qu’il est bon…), il ne s’agit pas ici de l’amour et de la gloire dont on nous parle dans ce feuilleton télévisé.

C’est la fin pour la vie terrestre de Jésus. Judas a pris le pain tendu par Jésus, et il est parti pour livrer Jésus.

On pourrait penser que Jésus soit dans une grande tristesse, dans un désespoir on ne peut plus fort, après avoir envoyé Judas faire « ce qu’il devait faire ». Lui seul savait alors ce qu’il allait faire : le trahir pour trente pièces d’argent.

Et bien non !

On a l’impression qu’en fait, cela lui a redonné du courage, et qu’il voit tout ce qui va lui arriver sous un aspect positif (?). Il sait que c’est la fin, et ce qui va arriver : la trahison, l’abandon des disciples, l’humiliation, la torture, la croix …

Mais il voit aussi plus loin que la croix … Il voit la résurrection dont son Père va lui faire bénéficier, parce qu’il sait que le Père ne peut pas l’abandonner. Il sait qu’il peut compter sur l’amour de son Père, un amour fort et réciproque. Il le sait parce que « Le père et moi, nous sommes Un. » (Jn 10,30).

Il l’avait d’ailleurs dit lui-même auparavant : « Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? “Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! » (Jn 12,27-28), c’est-à-dire, ’’en me glorifiant par ma résurrection, c’est toi qui est glorifié, parce que tu montres que tu as pouvoir sur la mort et la vie’’.

Et le Père lui répond alors, par une voix qui vient du ciel : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » (Jn 12,28).

C’est cet amour entre le Père et Jésus, connu depuis le baptême de Jésus (« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. » Mt 3,17) qui est le moteur de l’action de Jésus et qui lui fait dire : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. » (Jn 15,9).

C’est pour cela que Jésus va donner à ses apôtres un nouveau commandement : « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. ». Ce n’est pas un simple conseil que l’on peut suivre ou pas, mais un commandement, une obligation pour ceux qui veulent le suivre.

C’est un changement radical par rapport à la loi de Moïse qui disait : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Lv 19,18) , mais une obligation d’aimer (agapé) les autres à l’image de l’amour du Père et du Fils.

Et c’est un commandement nouveau parce qu’il n’y a que Jésus, Fils de Dieu, qui peut le dire ainsi : « Comme je vous ai aimés », ce qui est équivalent à « comme le Père m’a aimé, aimez-vous les uns les autres. ».

L’amour du prochain devient celui du Christ, celui de Dieu. Ce commandement nouveau nous entraîne sur une voix qui nous mène à la vie éternelle, celle d’un « ciel nouveau et d’une terre nouvelle » où « Dieu demeure avec les hommes » (2° lecture).

Alors bien sûr, on sait très bien, malheureusement, qu’on n’arrive pas (pour la plupart d’entre nous) à aimer tous les autres comme Dieu nous aime. Et même dans l’Église, on sait que ce n’est pas toujours une réalité.

Comment faire pour aimer comme Jésus ? Se laisser aimer par Jésus.

Cela paraît facile … Mais ce n’est pas si simple qu’on le pense. Être aimer, oui ! Se laisser aimer, c’est plus difficile ! Surtout s’il nous arrive de faire des choses que l’on sait mauvaises ! Accepter malgré cela d’être aimé par Jésus … cela met mal à l’aise …

Trop souvent dans nos relations avec Dieu, nous voulons faire ceci ou cela. Nous voulons être actifs, et on a plein de projets … Alors que Dieu nous demande d’abord d’être passifs, de se laisser aimer par lui … « en ceci consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui, le premier, nous a aimés. » (1 Jn 4,10).

Seigneur Jésus,

Tu sais comme il est difficile

pour un humain d’être passif.

Nous voulons toujours faire quelque chose,

pour montrer ce que l’on sait faire,

pour paraître aux yeux des autres.  

Et toi, tu nous demandes d’accepter

 d’être aimé par toi en premier,

pour pouvoir mieux aimer les autres …

comme toi tu nous aimes !

Francis Cousin    

 

 

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Image dim Pâques C 5°

 




5ième Dimanche de Pâques – par le Diacre Jacques FOURNIER (St Jean 13, 31-33a)

Aimer comme Jésus

(Jn 13,31-33a.34-35)…

Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas fut sorti du cénacle, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.
Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. »
Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.
À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »

 

                   « Qu’est-ce que la gloire de Dieu ? », écrit le P. Bernard Sesboüé ? « C’est Dieu lui-même qui manifeste au dehors de lui sa puissance, sa sainteté, son dynamisme ». Si « maintenant, le Fils de l’homme est glorifié, et si Dieu est glorifié en lui », c’est que, avec lui et par lui, le Mystère du Dieu « Amour » s’est pleinement manifesté…

            Juste avant cette déclaration, « il fut troublé en son esprit, et il attesta : « L’un de vous me livrera » » (Jn 13,21). Il le sait, Judas va le trahir… « Déjà, le diable avait mis en son cœur le dessein de le livrer » (Jn 13,2). Pourtant, il va lui donner la première bouchée du repas, le désignant ainsi à tous les convives comme son invité d’honneur (Jn 13,26)… A la trahison, Jésus répond par l’amour…

            Plus tard, Judas guidera les soldats au mont des Oliviers pour qu’ils puissent l’arrêter. L’un des disciples dégainera son glaive, frappera le serviteur du Grand Prêtre et lui enlèvera l’oreille droite. Mais Jésus leur dira : « « Restez-en là. » Et lui touchant l’oreille, il le guérira » (Lc 22,47-51). A la violence, Jésus répond par l’amour…

            Puis il sera crucifié, « ainsi que deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche ». Et Jésus dira : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,33-34). A la haine et à la cruauté, Jésus répond par l’amour…

            Ici, il invite ses disciples à faire de même : « Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. » Le « comme » est capital… Jésus est notre exemple. Lui, le Fils, il est toujours de cœur « tourné vers le sein du Père » (Jn 1,18), accueillant son Amour de Père, « demeurant en son amour » (Jn 15,10). Or, « aimer » pour Dieu est synonyme de « se donner soi-même », en tout ce qu’Il Est. De toute éternité, le Père Amour est ainsi Don de Lui-même au Fils qu’il aime, Don de tout ce qu’Il Est en Lui-même, et Il Est Dieu, Il Est Lumière… Le Fils est ainsi éternellement « Dieu né de Dieu, Lumière né de la Lumière ». Tout ce qu’Il Est, il le doit à son Père… Sans son Père, il n’est rien, il ne peut rien… « Je ne puis rien faire de moi-même » (Jn 5,19.30). Je ne peux donc « aimer » de moi-même. A la trahison, à la violence, à la haine et à la cruauté, je ne peux, par moi-même, répondre par l’amour… Et il en est de même pour nous : sans notre relation de cœur avec Jésus, tournés vers Lui dans la prière, sans ce Don d’Amour qui ne cesse d’être proposé à notre foi, nous ne pouvons rien par nous-mêmes…                               DJF




Rencontre autour de l’Évangile – 5ième Dimanche de Pâques

« Comme je vous aimés,

aimez-vous les uns les autres »

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons  (Jean 13, 31-33a)

Ce passage fait partie du grand discours de Jésus à la Cène qui commence avec le chapitre 13 de l’évangile de Jean. Jésus, au moment de faire ses adieux à ses disciples, leur livre en quelque sorte son testament. Ce sont les dernières confidences et consignes, pourraient-on dire, de quelqu’un qui s’en va.

Soulignons les mots importants

Le Fils de l’homme : rappelons-nous pourquoi Jésus se nomme ainsi ?

Est glorifié : Pourquoi Jésus dit que son heure de gloire est arrivée ?

Mes petits enfants : Comment comprendre cette expression dans la bouche de Jésus ?

Un commandement nouveau : En quoi c’est un commandement nouveau puisque le commandement de l’amour existait déjà ?

Comme je vous ai aimés: Que veut dire ce « comme » ?

Ce qui montrera : Nous avons à montrer que nous sommes de « la bande à Jésus ». Par quel signe ?

Mes disciples : Que veut dire être  « disciples »

 

Pour l’animateur

 

  • Nous avons déjà rencontré l’expression « Fils de l’homme » : Jésus se donnait volontiers ce titre, qui correspondait à sa double identité. Il vient de la terre selon une ascendance humaine, mais il se reconnaît également dans le « Fils de l’Homme » qui vient « sur les nuées du ciel » annoncé par le prophète Daniel. 

  • Quelqu’un est glorifié dans la Bible, lorsque sa vie donne sa pleine mesure. Jésus est glorifié lorsque son amour est parfaitement révélé par son sacrifice et sa résurrection. C’est pourquoi, l’Heure où Jésus est élevé sur la croix est aussi l’heure où il révèle le secret de la valeur de toute sa vie. C’est son heure de gloire.

  • Dans l’attente du retour de son Maître, l’Eglise n’a pas d’autre règle de vie que l’amour. La communauté chrétienne est essentiellement fondée sur une présence, celle du Ressuscité.

  • Le signe des chrétiens, ce n’est pas d’abord un geste (comme le signe de la croix, ou une démarche religieuse) ; c’est l’amour qu’ils se témoignent les uns aux autres. C’est le signe fort que Jésus a laissé.

  • Le « comme»  je vous ai aimés n’est pas un simple « comme » de comparaison, mais un « comme » de participation. Le disciple aime de l’amour même de Jésus. C’est un commandement nouveau parce que c’est une nouvelle manière d’aimer, celle de Jésus qui nous communique son Esprit.

  • C’est en aimant leurs frères de l’amour même du Christ pour eux, que les disciples montreront (manifesteront) la présence de Celui qui est présent dans leur communauté et les fait vivre de la vie nouvelle. En eux on reconnaît l’amour même du Christ qui peu à peu transforme le monde jusqu’à ce que Dieu, qui est Amour, soit « tout en tous. » « On peut bien être « pilier d’église »…(faire un tas de choses dans l’Eglise), rien de tout cela ne distingue les fils de Dieu des fils du diable,  hormis la charité » (Saint Augustin)

  • Le disciple, c’est celui qui se met à l’écoute de son maître, qui suit ses enseignements et son exemple, qui est en union de cœur et d’esprit avec lui. Etre disciple de Jésus, c’est tout cela et plus encore. C’est s’efforcer de lui ressembler, de l’imiter. C’est l’aimer. C’est lui appartenir.

 

Ensemble regardons Jésus

C’est le regard du cœur sur Jésus au milieu de ses amis. Il les aime jusqu’au bout, malgré la trahison de Judas. Il leur parle avec affection.

Il est au milieu de nous maintenant. « Lorsque deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là

Ses paroles sont pour nous maintenant ? Quel écho elles ont dans mon cœur ? Au milieu d’eux ».Ses disciples aujourd’hui, c’est toi, c’est moi, c’est nous. Quel disciple je suis ?

 

L’Evangile aujourd’hui dans notre vie

On n’a jamais autant parlé d’amour. C’est une aspiration profonde de tout être humain. Mais que de déviances, que de malfaçons dans nos manières d’aimer ! Jésus est venu nous apprendre à aimer.

  • Comment vivre l’amour à la manière de Jésus ?

(Accueillir l’autre tel qu’il est, offrir un regard bon sur toute personne humaine, dire des paroles qui font du bien, pardonner, se réjouir avec ceux qui sont dans la joie, compatir avec ceux qui pleurent, servir, donner sa vie…)

  • Quand on parle de réussir sa vie, pour soi ou pour ses enfants, à quoi pense-t-on ? à une vie donnée et généreuse ? à quoi ?

Jésus donne comme premier signe de reconnaissance de ses disciples l’amour fraternel.

  • Est-ce que nous prenons cela au sérieux ? Qu’en est-il dans nos paroisses, dans nos groupes d’Eglise, dans nos quartiers…(Jésus ne parle pas de gestes religieux, de pèlerinage, ou de quantité de prières ou de dévotions. « S’il me manque l’amour… » dit saint Paul. « Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour » (St Jean de la croix) 

  • Peut-on dire encore de nos familles, de nos équipes, de notre communauté chrétienne : « Voyez comme ils s’aiment !»

Que pouvons-nous faire pour que cela soit vrai ?

ENSEMBLE PRIONS   

Esprit de Jésus, tu verses l’amour de Dieu en nos cœurs,

Nous te prions :

embrase toute notre vie du feu de ton amour. (tous reprennent)

Esprit-Saint, tu  ressuscitas  le Christ Jésus d’entre les morts,

Nous te prions :

Mets en nous le sceau de la vie éternelle.(tous)

Esprit de Jésus, toi qui es notre vie,

Nous te prions : donne-nous d’agir en fils et filles du Père,

De suivre le Christ Jésus, premier-né d’une multitude de frères. (tous)

 

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5ième Dimanche de Pâques Année C

 

 




Audience Générale du Mercredi 8 Mai 2019

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 8 Mai 2019


Frères et sœurs, je suis rentré hier d’un voyage en Bulgarie et en Macédoine du Nord et je rends grâce à Dieu. Le peuple Bulgare est appelé à faire un pont entre Europe centrale, orientale et méridionale, et j’ai invité chacun à marcher sur le chemin de la fraternité. Sur ce chemin, les chrétiens ont vocation à être des signes d’unité. C’est pourquoi je suis resté en prière devant l’image des Saints Cyrille et Méthode, patrons de l’Europe, qui, avec créativité et passion, ont évangélisé cette région. A leur suite, j’ai renouvelé la communauté catholique dans son espérance et le don d’elle-même. La Macédoine du Nord accueille diverses appartenances ethniques et religieuses. J’ai béni la première pierre d’un sanctuaire dédié à Mère Térésa de Calcutta, qui est née et a reçu la foi dans ce pays. Cette sainte, petite mais remplie de la force de l’Esprit Saint, représente bien l’Eglise accueillante de ce pays. J’ai exhorté les jeunes à s’impliquer, répondant à la voix de Dieu qui se fait entendre dans la prière et dans la chair de pauvres.  La messe célébrée dans la capitale a renouvelé, en cette périphérie de l’Europe, le miracle de Dieu qui rassasie la faim des multitudes.

Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier un groupe du diocèse de La Rochelle, accompagné de son évêque Mgr Georges Colomb, ainsi que des pèlerins de Côte d’Ivoire. Je recommande à votre prière le présent et l’avenir des peuples que j’ai visités lors de mon récent voyage afin qu’ils puissent s’ouvrir à de nouveaux horizons sans perdre leurs racines. Que l’Evangile y rejoigne tous ceux qui ne le connaissent pas encore. Que Dieu vous bénisse.