Audience Générale du Mercredi 12 décembre 2018

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 12 décembre 2018


Frères et sœurs, nous poursuivons notre catéchèse sur le Notre Père commencée la semaine dernière. Jésus met sur les lèvres de ses disciples une prière audacieuse. Les invitant à s’adresser à Dieu sous le nom de « Père », il leur dit de s’approcher de lui avec confiance, faisant tomber les barrières de la peur. En nous invitant à demander le pain quotidien, Jésus nous enseigne que la prière s’enracine dans la vie concrète de l’homme : ses besoins, ses combats, ses souffrances, sa recherche de bonheur. Il ne veut pas refreiner nos demandes mais veut que toute souffrance toute inquiétude se tourne vers le ciel. La prière de demande non seulement précède le salut mais le contient déjà, car elle libère du désespoir éprouvé par celui qui ne croit pas à une sortie de situations insupportables. Cette prière de demande n’est donc pas une forme affaiblie de la foi, elle n’est pas moins authentique que la pure louange, elle aussi cependant nécessaire. Dieu est un Père : dans son immense compassion pour nous, il veut que nous lui parlions sans crainte de tout ce qui fait notre vie.

Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les jeunes venus de Quimper. Alors que nous nous préparons à fêter la venue du Seigneur parmi nous, ne craignons pas, frères et sœurs, de nous adresser à Dieu avec confiance dans toutes les circonstances de notre vie quotidienne. Nous sommes ses enfants, et il nous a promis d’être avec nous, tous les jours jusqu’à la fin de notre vie. Que Dieu vous bénisse.

 

 




“Ma mission ? Devenir saint !” – Avent 2018 Diocèse de la Réunion

Troisième semaine

 

Soyez juste

 

 

ECOUTONS LA PAROLE DE DIEU

Livre du prophète Sophonie 3,14-15

Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem ! Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi, il a écarté tes ennemis. Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n’as plus à craindre le malheur.

Lettre de Saint Paul aux Philippiens 4,4-6

Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie. Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez.

Evangile selon saint Luc 3,12-14

Ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. »

ECOUTONS LE PAPE FRANÇOIS

Mais la justice que Jésus propose n’est pas comme celle que le monde recherche ; une justice tant de fois entachée par des intérêts mesquins, manipulée d’un côté ou de l’autre. La réalité nous montre combien il est facile d’entrer dans les bandes organisées de la corruption, de participer à cette politique quotidienne du “donnant-donnant”, où tout est affaire. Et que de personnes souffrent d’injustices, combien sont contraintes à observer, impuissantes, comment les autres se relaient pour se partager le gâteau de la vie. Certains renoncent à lutter pour la vraie justice et choisissent de monter dans le train du vainqueur. Cela n’a rien à voir avec la faim et la soif de justice dont Jésus fait l’éloge. (Gautete et Exsultate 78)

Je ne me réfère pas uniquement aux situations cruelles de martyre, mais aux humiliations quotidiennes de ceux qui se taisent pour sauver leur famille. (Gautete et Exsultate 119)

 

REFLECHISSONS 

  • Dans notre société, nous n’avons pas à sauver la vie de notre famille, mais est-ce qu’il m’arrive parfois, pour maintenir ma famille, d’accepter des choses qui sont contraires à mon idéal chrétien (par exemple l’homosexualité d’enfant, les enfants qui refusent d’aller à la messe) ? Est-ce que c’est une souffrance pour moi ? Est-ce que j’en parle ?

  • Est-ce que je suis toujours juste dans mes relations avec les autres ? Mes enfants ? mes collègues ?

  • Est-ce que ma parole est toujours ‘juste’, positive ? ou est-ce que je me laisse aller à des commérages inutiles ?

PRIONS AVEC SAINTE THERESE DE L’ENFANT JESUS 

« Mon âme s’est mûrie dans le creuset des épreuves extérieures et intérieures ; maintenant comme la fleur fortifiée par l’orage je relève la tête et je vois qu’en moi se réalisent les paroles du psaume 23(22) : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi. » Toujours le Seigneur a été pour moi compatissant et rempli de douceur, abondant en miséricordes ! »…

            Donne-nous, Seigneur, de reconnaître ta Présence dans nos vies, surtout au cœur de nos épreuves et des injustices que nous pouvons rencontrer. Apprend-nous la confiance. Aide-nous à changer ce qui doit l’être, et à supporter aussi ce qui doit l’être… Alors, dans un cas comme dans l’autre, ton Esprit sera Paix et Joie dans nos cœurs… Nous te le demandons par Jésus ton Fils notre Seigneur et notre Dieu qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen

Fiche de réflexion pour l’Avent : Troisième semaine




3ième Dimanche de l’Avent (Francis Cousin)

Dimanche 16 décembre 2018 – 3° dimanche de l’Avent – Année C

 

Évangile selon saint Luc 3, 10-18

 

 « Soyez justes ! »

 

Le troisième dimanche de l’avent était appelé auparavant le dimanche de gaudete, le ‘dimanche de la joie’, parce que la prière d’ouverture de la célébration commençait, quand on disait la messe en latin, par : « Gaudete in domino semper, iterum dico, gaudete. », ce qui se traduit par « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur, je le redis, réjouissez-vous. », ce qui est le début de la deuxième lecture de ce jour.

Ce n’est pourtant pas la joie que nous avons mise en exergue de ce paragraphe.

Mais on remarquera que dans les premières lectures de ce jour, on retrouvera trois thèmes qui reviennent régulièrement dans les dimanches de l’avent : la joie, tout le temps … ; la prière, sans cesse, en toutes circonstances … ; et l’indication de ne pas avoir peur de l’avenir…

Car le Seigneur est proche ….

On a bien vu les trois avènements du Seigneur lors du premier dimanche de l’avent, et l’importance pour nous de la réponse que nous devons donner au deuxième avènement pour préparer le troisième, le plus important, l’ultime (mais éternelle) rencontre avec Jésus-Christ.

Et dans l’évangile de ce jour, Jean-Baptiste donne quelques conseils pour bien accueillir Jésus. Et ces conseils, ils sont bien pour nous, et pas seulement pour les juifs d’il y a deux mille ans.

Ils sont toujours valables, même si les temps ont changé, et peut-être plus encore maintenant dans un monde qui est de plus en plus individualiste.

Quels sont ces conseils ?

Partager ce qu’on a avec ceux qui n’ont pas, que ce soit des vêtements ou de la nourriture !

N’exiger que le juste prix, et non pas un prix supérieur, à la tête du client.

Ne pas exercer de violence vis-à-vis d’autrui, qu’elle soit physique ou verbale.

Ne pas accuser à tort, que ce soit volontaire ou pas, sans preuves… Parler sans vraiment savoir de quoi il retourne … en rajouter, par ouï-dire … nos ladi lafé.

Se contenter de notre solde, ou de notre salaire. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas demander des augmentations de salaires … mais qu’il ne faut pas demander, ou exiger, des avantages indus, des back chiches … utiliser des pistons pour passer devant d’autres collègues, ou pour obtenir un poste pour soi ou quelqu’un de notre famille … Toutes choses qu’on voit bien souvent arriver dans notre environnement économique et social … et que certains dénoncent actuellement …

A priori, dans tout ce que dit Jean-Baptiste, on ne trouve rien de vraiment extraordinaire. Ce ne sont que des choses « normales » qui ne devraient poser problème à qui que ce soit, comme chacun devrait pouvoir le faire, en respectant la justice. Pas seulement l’institution judiciaire, plus que cela, la justice « normale » entre les hommes qui veut que chacun puisse avoir ce qui est juste.

Cela pourrait se faire sans problème si tout le monde était d’accord … mais c’est loin d’être le cas. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas essayer de faire quelque chose.

D’abord le faire autour de nous, dans notre famille, dans nos relations proches, dans notre quartier …*

Oui, essayons d’être justes dans tout ce que nous faisons, d’agir « normalement » comme auraient dit nos grands-mères … même si nous vivons dans un monde différent, plus difficile que celui qu’elles ont connus selon certains côtés, un monde où tout le monde veut obtenir tout et tout de suite … sans réfléchir sur ce qui est juste ou non

Si nous voulons être jugés « justes » au jour du jugement dernier, il nous faut commencer par l’être chaque jour de notre vie … Comme Jésus nous le demande : « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés (…) Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. » (Mt 5,6.10).

Alors seulement nous serons dans la joie, et nous pourrons nous réjouir dans le Seigneur.

Mais avant, il faudra souvent redire cette prière : « Seigneur, ne nous laisse pas entrer en tentation ! »

* voir fiche 3 de l’avent 2018 « Ma mission ? devenir saint ! », Diocèse de La Réunion.

Seigneur Jésus,

Tu nous veux justes

dans un monde où règne la justice,

un monde où amour et vérité se rencontrent,

justice et paix s’embrassent.

C’est impossible ? 

Avec toi, tout est possible !

Aide-nous à t’aider à le mettre en place.

 

Francis Cousin

 

 

 

Prière dim avent C 3° A6




3ième Dimanche de l’Avent – Homélie du Père Louis DATTIN

“Que devons-nous faire ?”

Lc 3, 10-18

Ce passage de l’Evangile est un texte clé : il est la jonction entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Jean-Baptiste nous dit aujourd’hui comment faire pour passer de l’un à l’autre. C’est Jean qui parle, mais il nous parle du Messie. Il nous parle de Jésus et des conditions du Royaume. Ne sommes-nous pas, nous aussi, dans la période de transition ? Nous sommes le peuple qui attend un sauveur et qui demande à Jean : « Et nous, que devons-nous faire ? », car Jésus va venir. Le Messie arrive et il s’agit de ne pas rater son accueil.

A moins de 15 jours de Noël, ne serait-ce pas le moment de faire le point : « Où en suis-je de ma préparation de Noël ? Qu’est-ce-que j’ai déjà fait ? Que dois-je faire encore ? » Moi, aussi, je dois me préparer, comme la foule qui entoure Jean-Baptiste, à passer d’une Alliance à l’autre, de l’Ancienne à la Nouvelle. Jusque-là, Jean-Baptiste était dans le désert, maintenant il est au bord du fleuve. Nous aussi, tout comme le peuple de Dieu, nous avons eu des périodes de désert. Vous savez, ces périodes où l’on a l’impression que Dieu est absent, que nous sommes seuls et dans le vide, que tout nous lâche et que nous ne pouvons plus compter sur rien, ce peuple de Dieu qui a faim, qui a soif et qui commence à regretter les repas d’Egypte. Et voilà que Jean les amène au bord du fleuve. “Qu’il boive celui qui a soif et qu’il puise aux eaux vives de mon amour”.

Après l’expérience de l’Avent, expérience de l’absence de Dieu, l’Eglise nous dit : « Voici qu’il vient celui dont il dira de lui-même qu’il est l’eau vive », « celui qui boit de cette eau n’aura plus jamais soif ».

Du désert, nous aussi, après nos expériences de dénuement, de soif  et  d’attente  d’autre chose, nous arrivons au bord du fleuve  et  là, nous  trouvons Jean le Baptiste qui  nous  dit : « Convertissez-vous, il est proche celui qui doit venir après moi » et la foule, pleine de bonne volonté répond : « Que devons-nous faire ? » Cette question, est-ce-que nous nous la posons, nous aussi ? A l’approche de Noël : « Que devons-nous faire ? » et que répond Jean-Baptiste ? Il ne nous propose pas des exploits. Il dit simplement :

« Chacun doit reconsidérer la manière dont il vit ».

« Tout d’abord, si tu as deux vêtements, partage avec celui qui n’en a pas ». Le partage, l’attention au frère, être attentif aux besoins des autres, c’est l’une des conditions du passage de l’Ancienne Alliance à la Nouvelle, du trajet du désert vers le fleuve, de l’itinéraire qui nous fait aller de Jean jusqu’à Jésus-Christ.

Des publicains (ils n’avaient pas bonne réputation en Israël) posent aussi la question « Et nous, que devons-nous faire ?» Jean répond: «Soyez honnêtes dans votre métier ».

Arrivent aussi des militaires : « Et nous, que faut-il faire pour nous convertir ? ». « Ne faites violence ni tort à personne. Contentez-vous de votre solde ».

Et ce matin, nous aussi, nous demandons à Jean « Pour attendre le Christ, que devons-nous faire ? » Le Seigneur, tout comme Jean, ne nous demande pas des exploits. Il nous demande d’abord, de bien faire ce que nous avons à faire. Là est d’abord la conversion : une conversion dans le quotidien de nos vies, dans l’ordinaire de nos existences.

Vous vous rendez compte ? Si chacun de son côté commençait à bien faire ce qu’il a à faire! Mais déjà le monde serait changé ! Il n’y aurait plus de magouille, de laisser-aller, de médiocrité, les rapports humains eux aussi seraient complètement modifiés. On commencerait alors à avoir confiance les uns dans les autres, sans arrière-pensée parce que chacun serait sûr que l’autre fait de son mieux. Il ne faut pas rêver d’un monde extraordinaire pour la Nouvelle Alliance, pour la vie au bord du fleuve, pour la vie avec celui que nous attendons. Il faut d’abord mettre en place un monde où chacun, à sa place, où chacun remplit son rôle en faisant de son mieux au service des autres. Ce n’est pas ambitieux et pourtant, déjà, le monde serait changé du tout au tout.

La conversion, c’est d’abord cela : ce n’est pas d’abord un changement de vie. C’est cette vie qui, peu à peu, grâce à nos efforts quotidiens, grâce aussi à l’aide de Jésus  qui  vient  nous  aider, devient  meilleure, plus droite, plus ouverte, plus aimante. La sainteté ne commence pas par des états extatiques, des miracles, du merveilleux, de l’insolite. Elle débute par quelques progrès dans nos activités journalières :

  • un peu plus de conscience,

  • un peu plus de transparence aux autres,

  • un peu plus d’amour pour ceux qui nous entourent.

Voilà pourquoi Jean-Baptiste propose, lui, avant le Baptême offert par Jésus-Christ, un Baptême de pénitence : la pénitence n’étant pas autre chose que la volonté de changer un peu notre vie quotidienne pour lui donner un peu plus de valeur, un peu plus de qualité. « Moi, je ne vous baptise qu’avec de l’eau, mais il  vient  celui  qui est plus puissant que moi et lui, il vous baptisera dans l’Esprit-Saint  et  dans  le feu  ».

Avant même d’être sanctifié par Jésus-Christ et de recevoir le Baptême qui rend fils de Dieu et membre de la famille divine, il faut  d’abord être un homme, une femme, droit, consciencieux, honnête, respectueux de la loi naturelle et de la condition humaine. La sainteté ne peut se greffer et ne peut se développer que dans quelqu’un qui a déjà des qualités humaines capables de faire prendre cette greffe.

Une sainteté ne peut s’épanouir que dans une santé spirituelle déjà existante. Un bon naturel est la seule pierre d’attente d’un bon surnaturel. Vous savez que l’artiste, avant de créer son chef-d’œuvre va d’abord choisir son matériau. Un sculpteur ne va pas choisir n’importe quel bois ou n’importe quel bloc de pierre. Il va prendre celui qui va se prêter le mieux à la réalisation de son projet.

Si vous rêvez d’être un saint, une sainte, essayez d’abord d’être un homme ou une femme de valeur au niveau humain, ce sera plus facile ensuite pour Dieu de faire de vous son ami. Il y a continuité et non pas rupture entre l’humain et le divin, surtout depuis que Jésus s’est fait homme, est devenu le prototype de l’homme, même de celui qui n’est pas croyant.

C’est pourquoi Jean-Baptiste ne demande pas à la foule, des gens de bonne volonté qui l’entourent, des  exploits, ni des objectifs héroïques. Il leur dit seulement : « Faites votre devoir. C’est Dieu qui fera le reste car sans lui, vous ne pouvez rien faire ».

Le plus souvent, la conversion pour nous ne sera pas un changement spectaculaire, une métamorphose étonnante. Non, elle sera, elle doit être, pour préparer Noël, quelques actes à poser, des actes et pas  seulement des désirs de changement ou des velléités de sainteté. Le Seigneur, à Noël, fera le reste : lui seul en est capable. Encore faut-il le faire !

Notre vie, nous rappelle l’Evangile d’aujourd’hui, est tissée et malaxée de bien et de mal, comme dans la moisson où il y a, à la fois, le grain de blé et la paille. Notre vie spirituelle consistera souvent  en  un travail bien simple, bien humble, bien modeste : essayer de trier le bon du mauvais dans notre vie de tous les jours afin que le Seigneur puisse amasser le grain dans son grenier et brûler en nous la paille inutile.

A la question posée par la foule: « Que devons-nous faire ? », Jean-Baptiste nous répond : « Fais ce que tu as à faire, mais fais- le bien ».  AMEN




Rencontre autour de l’Évangile – 3ième Dimanche de l’Avent

” Moi, je vous baptise avec de l’eau…

 Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint

et le feu.”

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons  (Lc 3, 10-18)

Ce passage de l’évangile de Luc fait suite à celui de dimanche dernier. C’est le ministère de Jean Baptiste qui prépare les foules à accueillir le Messie qui arrive.

Regardons-réfléchissons-méditons

Faire lire lentement le texte

Les foules…  : Qui étaient ces gens qui venaient en foule à Jean Baptiste ?

Que devons-nous faire ? : Quelle est l’importance de cette question qui revient dans la bouche de ceux qui viennent se faire baptiser par Jean ?

Celui qui a… qu’il partage : Comment doit s’exprimer concrètement la conversion de celui qui possède ?

Des publicains : Quelle était la réputation qu’on faisait à ces employés des impôts ?

N’exigez rien de plus : Comment doit s’exprimer concrètement  la conversion de ces  collecteurs d’impôts ?

Les soldats : Qui sont ces soldats ?

Ne faites ni violence ni de tort à personne : Comment doit s’exprimer la conversion des soldats ?

Contentez-vous de votre solde : Pourquoi cette consigne de Jean Baptiste ?

Le peuple était en  attente : Qu’est-ce qu’il attendait ? Pourquoi cette attente était vive dans le peuple ?

Le Messie : Quelle idée le peuple se faisait du Messie ?

Il vient celui qui est plus puissant que moi …je ne suis pas digne…: Qu’est-ce que ces paroles nous révèlent de la personnalité du prophète Jean ?

Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu : A quel moment avons-nous été baptisés (plongés) dans l’Esprit-Saint ? Et pourquoi le feu ?

L’image du blé que l’on bat…: Que signifie ce « nettoyage »  ?

Le grain dans le grenier : Que représente le grain ?

La paille brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas : Que représente la paille ? Et le feu qui ne s’éteint pas ?

La Bonne Nouvelle : Quelle est cette Bonne Nouvelle ?

 

Pour l’animateur 

Les gens qui  venaient en foule se faire baptiser, c’était toutes ces personnes qui étaient classées comme pécheurs et qui étaient touchées par la prédication de Jean et qui voulaient changer de vie.

Que devons-nous faire ? Cette question montre bien que la conversion n’est seulement une réalité spirituelle, mais un changement dans la manière d’agir.

Celui qui possède : sa conversion doit s’exprimer par le partage.

Le fonctionnaire des impôts (publicain) dont la réputation est de s’enrichir sur le dos des gens, doit arrêter d’abuser et de tromper les gens.

Les soldats : ce sont les militaires de l’armée Romaine qui occupait la Palestine. Ils brutalisaient facilement les gens, et sans doute, extorquaient de l’argent pour arrondir leur fin de mois. Leur conversion doit s’exprimer par un respect des personnes, le refus de la violence et  se contenter de leur salaire.

L’attente du Messie, était comme une sorte de fièvre qui brûlait dans le cœur des gens du peuple. Le peuple attendait plutôt un Messie qui aurait libéré la terre d’Israël de l’occupant et y  établir un royaume puissant et florissant.

Jean Baptiste définit bien son rôle par rapport à Celui qui vient : le Messie. Le plongeon dans les eaux vives du Jourdain est bien différent du bain de l’Esprit et de feu que donnera le Christ à partir de la Pentecôte et qui sera une purification radicale du cœur.

Jean révèle son humilité, lui qui reconnaît la supériorité de Jésus et se sent indigne de faire sur lui le geste de l’esclave : ‘défaire la courroie de ses sandales’. La coutume voulait que celui  qui baptise déchausse  celui qu’il allait baptiser avant de l’aider à se dévêtir. Jean dit simplement qu’il n’est pas digne de baptiser Jésus.

Celui qui vient est avant tout le juge des derniers temps : il va nettoyer son peuple (la paille représente tout ce qui est sans valeur, tout ce qui ne pèse pas lourd dans notre vie, les impuretés qui seront définitivement détruites; le blé, c’est  au contraire, tout ce qui donne valeur à notre vie, tous « les fruits » de bonté, de justice.) Cependant la sévérité qui termine le passage ne correspond pas au comportement que Jésus a eu devant les pécheurs.

La Bonne Nouvelle, c’est le Don de Dieu, la réalisation de la promesse du Sauveur, c’est l’arrivée du Messie Sauveur.

 

TA PAROLE DANS NOTRE COEUR

Dieu très bon, nous le croyons, ton Fils vient apporter aux captifs la liberté et annoncer ta joie au monde. Ne permets pas que nous doutions de lui, accorde nous d’être témoins de son Royaume, maintenant et toujours

 

TA PAROLE DANS NOS MAINS

La Parole aujourd’hui dans notre vie

Quelle est la Bonne Nouvelle de ce passage d’évangile ?

Quel visage de Dieu nous est révélé ?

Le Dieu invite tous les hommes à accueillir Celui qui vient les libérer de leurs péchés, transformer leur vie et les plonger dans la vie nouvelle grâce à l’Esprit Saint.

Cette page d’évangile ne parle pas de pratiques religieuses pour se convertir, mais de conversion dans le comportement envers les autres. Une vraie conversion se traduit en actes.

Qu’est-ce que Jean Baptiste nous demanderait aujourd’hui de changer concrètement dans notre vie (Quels gestes ?  Quelles démarches ? Quel engagement ?)  Pour nous préparer à accueillir le Seigneur Jésus ? (dans la vie en société, dans notre vie professionnelle, dans notre vie en  paroisse)

Le peuple était en attente. Et nous ? 

-sommes-nous en attente de la venue de Jésus :

–  dans notre vie personnelle, aujourd’hui ? car il n’a pas encore toute la place ;

–  dans notre paroisse ? car beaucoup de nos frères ne l’ont pas encore accueilli

–  dans notre société ? car il y a encore beaucoup d’injustices, d’abus de pouvoir, de violence…(Attendre, c’est  nous préparer, c’est préparer la maison, c’est nettoyer, mettre de l’ordre. C’est aussi vivre dans l’espérance.)

Lui vous baptisera dans l’Esprit-Saint

Ce que Jean Baptiste a annoncé, s’est réalisé pour nous : le  Christ nous a plongés dans l’amour du Père à notre baptême en nous donnant l’Esprit-Saint. C’est un Esprit de communion. C’est un feu qui est chaleur et lumière ; un feu qui purifie. Comment vivons-nous de cet Esprit Saint aujourd’hui ?

 

ENSEMBLE PRIONS   

Viens renaître en nous, Source de la vie ! (tous reprennent)

Viens nous libérer, Prince de la Paix

Viens nous justifier, Germe de justice

Viens nous relever, Enfant du Très-Haut !

Viens tout éclairer, Lumière du monde

Viens tout rénover, Jésus, Fils de Dieu.

Chant : Toi qui es Lumière 151 ou « Viens pour notre attente » p.152)

 

Notre  Père

 

 

Pour lire ou imprimer le document en PDF cliquer ici : 3ième Dimanche de l’Avent Année C

 

 




Audience Générale du Mercredi 5 décembre 2018

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 5 décembre 2018


Frères et sœurs, nous commençons aujourd’hui un cycle de catéchèses sur la prière du “Notre Père”. Dans les évangiles nous trouvons des descriptions très vivantes de Jésus comme homme de prière. Malgré l’urgence de la mission et les attentes de tant de personnes qui le réclament et le cherchent, Jésus éprouve la nécessité de se mettre à l’écart dans la solitude pour prier. C’est ce que souligne l’évangéliste Saint Marc avec l’épisode de la journée inaugurale de son ministère public à Capharnaüm. Jésus est le Dieu qui se fait proche, le Dieu qui libère mais il ne se laisse pas prendre en otage par ceux qui en ont fait leur leader ! Dans ce récit, la prière de Jésus, son intimité avec le Père semble être ce qui commande tout. Voilà le point essentiel : Jésus priait avec intensité, en partageant la liturgie de son peuple, mais en recherchant aussi des lieux coupés du tourbillon du monde, pour descendre au secret de son âme. Et, cela n’a pas échappé aux yeux des disciples qui ont exprimé cette demande simple et directe à Jésus : « Seigneur, apprends-nous à prier ! ». De fait, Jésus est venu pour nous introduire dans cette relation d’intimité avec son Père. Ainsi, s’il devient un maître de prière pour ses disciples, c’est assurément ce qu’il veut être pour nous tous. Car, la prière reste l’un des mystères les plus denses de l’univers, et même si nous prions depuis de nombreuses années, nous devons toujours apprendre à prier. Aussi, comme les disciples, adressons humblement cette demande à Jésus.

Je suis heureux de saluer les pèlerins venus de France et de divers pays francophones, en particulier les jeunes du collège de Vertou. En ce temps de l’Avent, demandons à l’Esprit Saint de nous aider à répéter l’invocation des disciples : « Maître, apprends-nous à prier ». Et, soyons sûrs qu’il ne laissera pas tomber dans le vide notre demande. Que Dieu vous bénisse !

 




Rencontre autour de l’Évangile – 2ième Dimanche de l’Avent

“Préparez le chemin du Seigneur…”

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons  (Lc 3, 1-6)

Le deuxième dimanche de l’Avent nous ramène au début de l’Évangile de Luc, juste après les premiers chapitres qui forment un bloc spécial et qu’on appelle « l’Évangile de l’Enfance ». L’Évangile proprement dit débute avec le ministère de Jean Baptiste.

Regardons-réfléchissons-méditons

Faire lire lentement le texte

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère…  : Quelle est l’importance de cette indication de date et des noms de ces personnages de l’histoire politique et religieuse ?

La  parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean :

Qui est ce Jean dont parle l’évangéliste Luc ?  Quelle est sa vocation ?

 Un baptême de conversion : Comment se passait le baptême donné par Jean ? Et que signifie ici le mot « conversion ».

 Pour le pardon des péchés : Jusqu’à présent, dans la tradition du peuple juif, qu’est-ce qu’il fallait faire pour obtenir le pardon des péchés ?

 Le prophète Isaïe : Qui est ce grand prophète ? Quel a été son rôle pour la venue du Messie ?

 Préparez le chemin du Seigneur : Quel changement Jean réclame à tous ceux qui viennent vers lui ?

 Ravin comblé…Montagne et colline, abaissées…passages tortueux redressés …routes déformées aplanies : A quoi nous font penser toutes ces images ?

 Tout homme verra le salut de Dieu : Pour qui sera le salut apporté par le Messie qui vient ?

 

Pour l’animateur 

Luc prend soin de montrer Jean dans son rôle de prophète de façon solennelle : il l’inscrit dans l’histoire du pays d’Israël, en nommant les personnages du pouvoir politique et du pouvoir religieux en vigueur en Palestine ; ces indications permettront aux destinataires de l’évangile de vérifier que l’enseignement qui sera donné, ne repose pas sur des fables, mais porte sur des événements réels qui se sont produits à une époque connue. 

Jean est le fils de Zacharie et d’Élisabeth. Sa vocation est semblable à celle des prophètes. Il porte la parole que Dieu lui a adressée. C’est un prophète itinérant ; il va pourtant voir les foules venir vers lui : en fait le changement de mœurs qu’il prêche et le baptême qu’il donne correspondent à l’attente du peuple. 

Il pratiquait le baptême en plongeant les gens dans l’eau du Jourdain : en même temps qu’il leur demandait de se décider pour Dieu, il leur annonçait que Celui qui vient était prêt à effacer leurs péchés, par la simple plongée dans les eaux vives du Jourdain. Jusque-là, pour le pardon des péchés, il fallait offrir des sacrifices dans le Temple.

Le ministère de Jean accomplit celui d’Isaïe, le grand prophète des temps messianiques, qui a annoncé la « Consolation d’Israël », c’est à dire le Sauveur qu’attendaient les hommes pieux (comme  Siméon). 

Préparez le chemin du Seigneur : c’est le nécessaire changement de mentalité pour accueillir le salut. Pour décrire cette transformation, Jean Baptiste reprend les images d’un gigantesque chantier (utilisés par Isaïe) tel que celui que l’on voit quand ont construit une grande route.

« Tout homme verra le salut de Dieu » : Luc annonce que le message de salut s’adressera  à tous les hommes, afin de les  sauver tous.

 

TA PAROLE DANS NOTRE COEUR

Seigneur Jésus, ta venue a été préparée par le prophète Jean Baptiste. Aujourd’hui encore tu as besoin de beaucoup de « prophètes » nourris de la Parole de Dieu pour ouvrir devant toi des chemins. Donne-nous de tracer de nouvelles routes pour que ton Évangile arrive jusqu’à nos frères et sœurs d’aujourd’hui et transforme leur cœur, qu’ils puissent voir le salut que tu apportes.

 

TA PAROLE DANS NOS MAINS

La Parole aujourd’hui dans notre vie

Quelle est la bonne nouvelle de ce passage d’évangile ?

Quel visage de Dieu nous est révélé ?

Dieu veut que tous les hommes soient sauvés : voilà la Bonne Nouvelle. Cet évangile nous révèle un Dieu patient et miséricordieux, qui en même temps n’accepte pas tout ce qui défigure son image qui est en nous. Par Jean Baptiste, il nous dit : “ Convertissez-vous ” ,“ préparez les chemins du Seigneur 

Ces appels veulent dire la même chose : Comment y répondre concrètement, aujourd’hui, dans notre vie de tous les jours ?

Il peut arriver que nous nous disons « chrétiens », alors que dans la vie nous acceptons des complicités avec le mal, des “ la di la fé ”, des mensonges, avec des injustices, avec des comportements contraires à l’Évangile de Jésus et des désordres indignes des disciples de Jésus.

Qu’avons-nous fait de notre baptême ?

En quoi le fait de porter le nom du Christ (chrétien) a changé quelque chose dans notre vie ?

Acceptons-nous que Jésus, par son Évangile et son Église, aie un droit de regard sur notre vie, non pour nous condamner, mais pour nous inviter à nous “ convertir ” quand il y a eu des dérapages ?

De nos jours bien des obstacles s’opposent encore à la marche de l’Évangile : déviations de notre foi, des fossés d’incompréhension entre les hommes, des montagnes d’indifférence, d’égoïsme…et quoi encore ?

 

ENSEMBLE PRIONS   

Seigneur Jésus, prépare toi-même dans le désert de notre cœur le chemin de ta venue.

Les collines de notre orgueil, abaisse-les par ton humilité.

Les vallées du désespoir, comble-les par ton espérance.

Les chemins tortueux de nos mensonges, redresse-les par ta vérité.

Chant :  Jean-Baptiste  p. 159  (carnet des paroisses)- Notre  Père…

 

 

 

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Rencontre autour de l’Évangile – Solennité du Christ, Roi de l’Univers

« Moi, je suis né,

je suis venu dans le monde pour ceci :

rendre témoignage à la vérité. »

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons  (Jn 18, 33b-37)

C’est le dernier dimanche de l’année liturgique. Pour la fête du Christ Roi nous méditons en saint Jean sur un passage de la Passion : Jésus au tribunal de Pilate.

Regardons-réfléchissons-méditons

Faire lire lentement le texte en forme dialoguée

 Jésus devant Pilate : Quel est la fonction de Pilate ?

Roi des juifs  : Les juifs avaient-il l’expérience de la royauté ?

Dis-tu cela de toi-même… ? Pourquoi cette question de Jésus ?

Ta nation et les chefs des prêtres t’ont livré à moi: Qui est derrière le mot « nation » et derrière « les chefs des prêtres » ?

Ma royauté ne vient pas de ce monde…ne vient pas d’ici : D’où vient-elle ?

Alors tu es roi ? A quelle royauté pense Pilate ?

C’est toi qui dis… : Jésus accepte-t-il le titre de « roi » ?

Je suis né, je suis venu dans le monde :

Quel est cet « ailleurs » où Jésus est né ?

Rendre témoignage à la vérité :

Quelle est cette vérité  pour laquelle Jésus accepte  mourir ?

Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix :

Qui est membre du Royaume de Jésus ?

Pour l’animateur 

Es-tu le roi des juifs ?  Ce titre de « roi des juifs » était celui des rois de la dynastie des « asmonéens », les derniers rois d’Israël avant l’occupation romaine. Pilate est le « procurateur », c’est à dire le représentant de l’empereur de Rome. Il a tout pouvoir en Palestine.

Dis-tu cela de toi-même… ? Provoqué par Pilate à se reconnaître comme roi, Jésus prend ses distances, comme s’il voulait montrer ses réserves par rapport à l’image de la  royauté terrestre, sans pour autant refuser le titre lui-même. Jésus sait que l’expression « rois des juifs » a une signification politique dans l’opinion de cette époque.

Ta nation et le chef des prêtres t’on livré à moi : Jésus a été livré à la fois par Hérode, un roi fantoche de Galillée, responsable de la « nation », et par « les grands prêtres », les dirigeants religieux. Nous le savons, Jésus a subi deux procès, l’un religieux et l’autre politique ; mais la véritable raison de sa condamnation a été religieuse : il prétendait être le Messie, Fils de Dieu, l’égal de Dieu.

Ma royauté n’est pas de ce monde …ne vient pas d’ici : Jésus affirme que sa royauté n’est ni celle qu’attendent les juifs, ni celle qu’imagine Pilate, ni à l’image de la royauté des hommes qui se juge à la force des armées et à l’étendue des conquêtes.

« Je suis né, je suis venu dans le monde…. » Jésus ne parle pas de sa naissance terrestre, à Bethléem, mais de son origine qui est en Dieu. Sa  royauté vient d’ailleurs, de ce « pays » où il est « né », d’où il est « venu » : Jésus laisse entendre au lecteur qu’il est le « préexistant ». Son origine est de toute éternité en Dieu. L’apôtre Paul dit de Jésus qu’il est « premier-né de toute créature, car en lui tout a été créé. » (Co 1,15-16)

Si ma royauté venait de ce monde, j’aurais des gardes : La royauté de Jésus ne s’établit pas par la force.

Rendre témoignage à la vérité : la royauté de Jésus s’établit par la proposition  d’une Parole de révélation : Jésus est venu révéler  la vérité sur Dieu et la vérité sur l’homme ; c’est la révélation de l’amour de Dieu pour tous les hommes, quelle que soit leur race, leur classe sociale et leurs opinions politiques. Ceux qui l’accueillent deviennent sujets de Royaume de Dieu, non seulement à la fin des temps, mais dès maintenant. Cette vérité qui révèle que tous les hommes sont égaux doit inspirer la politique de tous les royaumes terrestres.

« Tout homme qui appartient à la vérité » : C’est celui qui se met à l’écoute de la Parole de révélation, et qui devient membre du Royaume.

 

TA PAROLE DANS NOTRE COEUR

Seigneur Jésus, tu es notre Roi. Mais tu n’es pas venu comme un grand de ce monde.  Ta place n’a pas été avec les riches et les puissants. Tu es venu, tu viens, comme le témoin de Dieu, d’un  Dieu qui est amour, don de soi, attention aux autres. Un Dieu qui met sa toute-puissance à nous faire place en lui. Tu es notre Roi parce que tu es le Serviteur. 

 

TA PAROLE DANS NOS MAINS

La Parole aujourd’hui dans notre vie

 Quelle est la bonne nouvelle que nous  apporte cet évangile ?

Jésus nous révèle que sa Royauté ne le met pas loin au-dessus de nous ; qu’il est pour nous l’Emmanuel, le frère. Il reste éternellement un Roi crucifié et humilié, un Roi qui a donné sa vie pour rendre témoignage à la vérité. Dans son Royaume d’amour, les petits et les pauvres sont les premiers. Si nous écoutons sa voix, nous sommes de son Royaume.

 Quel visage de Dieu Jésus nous révèle-t-il ?

Un Dieu Amour qui veut régner dans nos cœurs et les cœurs de tous les hommes, en y mettant son amour.

– De quelle manière contribuons-nous à étendre le Royaume du Christ autour de nous ?

– Dans nos engagements de tous les jours (familiaux, professionnels, sociaux, politique…est-ce que nous avons fermement le respect de la personne de tout être humain, le droit de tous à la liberté, à l’information impartiale, à la justice ?

– Est-ce que nous sommes convaincus que le Royaume du Christ a quelque chose à voir avec la vie civique du chrétien ?

 

ENSEMBLE PRIONS   

Seigneur notre Dieu, ton Fils Jésus est venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Donne-nous d’écouter sa voix et de nous ouvrir à cette vérité. Nous pourrons alors entrer dans le royaume d’amour où tu nous attends pour les siècles des siècles.

Chant : -Viennent les cieux nouveaux et la nouvelle terre –   p. 326

 

 

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Audience Générale du Mercredi 14 Novembre 2018

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 14 Novembre 2018


Frères et sœurs, nous abordons aujourd’hui le 8ème Commandement, « tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain ». Une personne parle avec tout ce qu’elle est et tout ce qu’elle fait. Ainsi, nous vivons en communiquant ; mais nous sommes continuellement tiraillés entre la vérité et le mensonge. Or dire la vérité ne signifie pas seulement être sincères ou exacts : combien de bavardages détruisent la communion par manque d’opportunité ou de délicatesse ! Mais alors qu’est-ce que la vérité ? Elle trouve sa pleine réalisation dans la personne même de Jésus, dans sa manière de vivre et de mourir, fruit de sa relation avec son Père. Et cette vie d’enfants de Dieu, lui, le Ressuscité, il nous l’offre en envoyant l’Esprit de vérité qui atteste à notre cœur que Dieu est notre Père. Ainsi, la vérité est la révélation merveilleuse de Dieu, de son visage de Père et de son amour infini. Et c’est cette vérité que nous sommes appelés comme chrétiens à rendre visible et à manifester par notre manière de vivre et dans chacun de nos actes.

Je suis heureux de saluer les pèlerins venus de France et de divers pays francophones, en particulier les membres du Congrès national des Directeurs de pèlerinage accompagnés par Mgr Lebrun, archevêque de Rouen, la paroisse de Herrlisheim, l’Aumônerie des hôpitaux du diocèse de Vannes, ainsi que les lycéens de Gironde.  Demandons à l’Esprit de vérité de nous aider à ne pas faire de faux témoignage et à vivre comme des enfants de Dieu. Et, unis à Jésus-Christ, manifestons dans chacun de nos actes que Dieu est Père et que nous pouvons lui faire confiance ! Que Dieu vous bénisse !




33ième Dimanche du Temps Ordinaire – par le Diacre Jacques FOURNIER (Mc 13, 24-32)

 « Le Fils de l’Homme

viendra avec grande puissance »

(Mc 13,24-32).

En ces jours-là, après une pareille détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ;
les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées.
Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire.
Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.
Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte.
Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive.
Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.
Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père.         

            « Le soleil s’obscurcira, la lune perdra son éclat. Les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec grande puissance et grande gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, de l’extrémité de la terre à l’extrémité du ciel. »

            Jésus semble évoquer ici la fin du monde. Mais juste après, pour nous aider à comprendre ces paroles un peu terrifiantes à première vue, il prend l’image du figuier : « Dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. » Et il l’applique aussitôt à ce qu’il vient de dire : « De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte. Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. »

            Autrement dit, ses premières paroles se sont déjà accomplies à son époque ! Et Jésus précise : « Quant au jour et à l’heure, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père ».

            A quel événement ce « jour » et cette « heure » se réfèrent-ils donc ? Le contexte nous aide à répondre. Juste après, en effet, commence en St Marc une nouvelle section de l’Evangile : « la Passion et la Résurrection de Jésus. » Si tous les prophètes et les Psaumes les avaient déjà annoncées, si Jésus savait bien, à la lumière de tous ces textes (Lc 24,44-48), qu’il devait « beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, être tué, pour ressusciter trois jours après » (Mc 8,31), il ne savait ni le « jour » précis, ni « l’heure » exacte où tout cela devait arriver, ni l’identité de ceux qui le feront souffrir, le rejetteront, le tueront, etc… Jésus a découvert, en les vivant, les circonstances historiques de tous ces évènements que les prophètes avaient autrefois annoncés…

            Au jour de la Résurrection, les Apôtres, puis Paul et « cinq cent frères à la fois » (1Co 15,3-8) ont vu le Christ Ressuscité avec « grande puissance et grande gloire », une Gloire qui aujourd’hui encore s’offre au regard de la foi notamment quand l’Eglise se rassemble chaque Dimanche pour célébrer la Résurrection du Seigneur. « Quand deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là, au milieu d’eux ». Et c’est toujours aujourd’hui que le Ciel travaille, avec et par l’Eglise, à « rassembler » tous les hommes « des quatre coins du monde », car « Dieu veut qu’ils soient tous sauvés » (1Tm 2,3-6).