Dimanche de Pâques ( Luc 20, 1-9) :  « Absent … mais toujours présent. » (Francis Cousin)

« Absent … mais toujours présent. »

Marie-Madeleine court prévenir Pierre et Jean, sans doute au cénacle où ils avaient pris logement avec les autres disciples : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau. »

A-t-elle prévenu tout le monde par une annonce à la ronde, ce qui semblerait le plus juste, ou a-t-elle pris à part Pierre et Jean pour cela ? On ne le sait.

Toujours est-il qu’ils ne sont que deux à partir vers le tombeau, en courant.

Quoiqu’il en soit, voir arriver Marie-Madeleine de bonne heure, et que deux apôtres, dont Pierre, partent précipitamment, et en voyant l’expression de leur visage, il est surprenant que personne d’autre ne bouge.

Pourtant la mort de Jésus occupait l’esprit de chacun d’eux …

L’absence de Jésus était présente en eux …

Mais ils n’ont rien fait. Ils n’ont pas bougé …

Pierre et Jean arrivent au tombeau. Jean arrivé, en premier, n’entre pas ; il ne jette qu’un coup d’œil de dehors. Il attend Pierre.

Pierre arrive. Il entre. Il voit « les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. ». Il constate l’absence de Jésus … et c’est tout …

Jean entre à son tour : « Il vit et il crut ». Jean constate l’absence physique de Jésus, et il se souvient des paroles de celui-ci : « Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes, qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. » (Mc 10,33-34), et il croit en la résurrection de Jésus, il croit que Jésus est de nouveau présent parmi eux sur la terre et qu’il le verra bientôt.

Absence qui est présence en esprit …

Absence qui mène au doute …

Absence qui amène à la certitude de la présence

Il faudra attendre le soir pour que cette absence se transforme en présence physique … sauf pour Thomas qui restera dans le doute …

2 000 ans après, pour nous chrétiens, la question de l’absence et de la présence de Jésus fait toujours question.

Certes, nous savons tous, et nous croyons que Jésus est « ressuscité des morts le troisième jour, est monté aux Cieux, est assis à la droite de Dieu le Père, tout-puissant … ».

La présence de Jésus auprès de son Père est pour nous une certitude … mais qui peut parfois ne rester qu’intellectuelle : parce que nos parents nous l’ont dit, parce qu’on l’a appris au catéchisme, parce qu’on le dit dans le credo …

Mais est-ce que cette présence intellectuelle est aussi une présence spirituelle ?

C’est la seule qui compte !

En sommes-nous tous convaincus ?

Ne nous arrive-t-il pas, parfois, de penser que Jésus, que Dieu est absent (tout en étant présent !) ? : où était Dieu quand le cyclone Idaï a ravagé le Mozambique ? C’est une question que l’on a pu entendre …

Sommes-nous convaincus de la présence réelle de Jésus dans le pain et le vin consacrés ? Intellectuellement, oui ! Pratiquement … ?

Sommes-nous convaincus de la présence de Jésus dans toutes les personnes, les chrétiens, mais aussi les autres ? Intellectuellement, oui ! Pratiquement … ?

La présence réelle dans l’absence physique a toujours posé problème.

Déjà, dans l’ancien testament, la question se posait : « Dieu de l’univers reviens ! Du haut des cieux, regarde et vois : visite cette vigne, protège-la » (Ps 79,15), « Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ? » (Ps 89,13). Et encore maintenant, avec le livre du père François Varone : Ce Dieu absent qui fait problème.

Trop souvent, nous agissons comme si Jésus, ou Dieu, était absent, tout en pensant qu’il est présent.

Essayons de faire en sorte qu’il soit présent dans toute notre vie. Et pour cela, il faut aller vers lui, sans cesse, dans la prière, dans l’adoration, … dans l’Eucharistie, … tout en allant vers les autres, où il est aussi présent.

Seigneur Jésus,

Par ta résurrection,

 tu es présent parmi nous, en nous.

Mais nous avons tellement de mal

à croire en ta présence

alors qu’on ne te voit pas !

Augmente notre foi en toi !

 

Francis Cousin

 

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Image dim Pâques C

 

 




Pâques (Veillée pascale) – par le Diacre Jacques FOURNIER (St Luc 24, 1-12)

« Il est ressuscité ! »

(Lc 24,1-12)

Le premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu’elles avaient préparés.
Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau.
Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.
Alors qu’elles étaient désemparées, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit éblouissant.
Saisies de crainte, elles gardaient leur visage incliné vers le sol. Ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ?
Il n’est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée :
“Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.” »
Alors elles se rappelèrent les paroles qu’il avait dites.
Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres.
C’étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres.
Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas.
Alors Pierre se leva et courut au tombeau ; mais en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé.

 

            Le corps de Jésus avait été déposé dans un tombeau neuf, en toute hâte, avant le début du sabbat. Dès qu’il se termine, aux premières lueurs de l’aube, les femmes viennent avec les aromates, pour accomplir à son égard un dernier geste d’amour.

            Mais surprise : « la pierre » est « roulée sur le côté du tombeau » et le corps de Jésus n’est plus là… Deuxième surprise : elles pensaient être seules et voici que « deux hommes se présentent à elles », mais leur « vêtement éblouissant » rappelle « la blancheur fulgurante » (Lc 9,29) de celui de Jésus transfiguré… Ces êtres habillés de Lumière sont des messagers de ce Dieu qui est Lumière (1Jn 1,5). « Je suis la Lumière du monde », disait Jésus. Et au tout début de son Evangile, St Jean l’avait présenté en écrivant : « En lui était la Vie, et la Vie était la Lumière des hommes, et la Lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas saisie » (Jn 8,12 ; 1,4-5).

            C’est exactement ce qu’il vient de se passer… Le Père vient « d’établir » Jésus « Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts » (Rm 1,4). « Le Dieu de nos pères a ressuscité ce Jésus que vous, vous aviez fait mourir en le suspendant au gibet » (Ac 5,31), diront les Apôtres. Et il l’a fait en déployant en son Fils la Puissance de « l’Esprit de sainteté », « l’Esprit qui vivifie » (Jn 6,63), cet « Esprit » qui est tout à la fois « Lumière » et « Vie »… L’affirmation de Jésus sur son Mystère de Fils s’est pleinement vérifié jusqu’en son corps déposé au tombeau : « Comme le Père a la Vie en Lui-même, de même a-t-il donné au Fils d’avoir la Vie en Lui-même ». « Je vis par le Père » (Jn 5,26 ; 6,57). Et tout ceci se réalise par « l’Esprit qui vivifie ». Alors, diront les Anges aux femmes, « pourquoi cherchez vous le Vivant parmi les morts ? »

Initiative de Dieu, surprise de Dieu, Don gratuit de Dieu mis en œuvre au cœur des conséquences les plus dramatiques de ce mal qui nous habite tous… Voilà ce que Dieu veut aussi réaliser dans la vie de chacun d’entre nous : une surprise de Vie, de Gratuité, de Plénitude, toujours prête à jaillir au cœur de nos êtres blessés. « Moi, Lumière, je suis venu dans la monde pour que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres, mais ait la Lumière de la Vie » (Jn 12,46 ; 8,12). Accepterons-nous de nous laisser ainsi aimer, pour la plus grande joie de Dieu ?                               DJF




Dimanche de Pâques – Homélie du Père Louis DATTIN

Le grand passage

 Oui, c’est Pâques ! Vous qui êtes ici ce matin, vous le savez et en plus vous savez ce que c’est ! Mais dans le grand public qui sait ce qu’est Pâques ?

« C’est le jour où l’on fait ses pâques », m’a répondu ce petit futé.

« Un jour de fête où l’on sort une jolie robe à la mode », m’a répondu une jeune fille.

« Ce sont les petites vacances avant les grandes vacances », m’a répondu un écolier.

« La fin du Carême », m’a répondu quelqu’un qui ne connaissait du Carême que la “mi-carême”.

« La fin de la période cyclonique », m’a dit un autre (ce n’est pas si sûr que ça).

Eh oui, on avance dans la vie, accaparé par ses soucis quotidiens : le jardin à nettoyer, la belote du soir, la visite à rendre, l’enterrement à suivre, le déjeuner à cuire, la lessive à étendre, des courses à faire. On court à son travail, à ses plaisirs, à ses devoirs.

A-t-on le temps de lever la tête ? De voir un peu plus loin, un peu plus large ? Et la vie passe, lentement mais sûrement comme le grand fleuve pas toujours tranquille. Mais un jour, on s’aperçoit que les rives ont changé, que les horizons ne sont plus les mêmes, que le jour baisse et que dans le ciel passent des nuages lourds.

Est-il temps encore de s’arrêter,  de songer à sa situation, au sens de sa vie, à ce vers quoi Dieu nous appelle depuis si longtemps déjà ? Oui, c’est vrai, nous passons.

 

Mais, le mystère pascal, cette pâque de l’Ancienne et Nouvelle  Alliance, qu’est- il  au  juste, sinon  un  passage ? Passage de la mort à la vie ! Hier, nous avons contemplé Jésus, mort sur la croix, exsangue, le cœur percé par la lance du soldat, scellé dans son tombeau et devant : les gardes vigilants ! Mais cette nuit-là, il sort, il est vivant, il apparait aux disciples et aux apôtres traumatisés qui osent à peine y croire. Il les lance à la conquête du monde et voici, depuis ce moment, un immense courant de joie qui passe, l’univers devient frémissant d’une espérance énorme.

L’histoire change de sens et depuis 2 000 ans, les cœurs ne cessent de tressaillir. Oui, Pâques : c’est pour nous le mystère du passage, de notre passage. De toute façon, nous venons de le constater : nous passons.

Oui, c’est vrai, mais par quel itinéraire ?

Nous avons tous besoin de changer, vous l’avez encore éprouvé lors de votre dernière confession.

Nous avons tous besoin de passer de l’égoïsme à l’amour, du péché à la sainteté, de la nuit à la lumière, de la haine à la bonté, de la colère à la patience, de l’orgueil à l’humilité et cela nous ne le ferons pas tout seuls : nous en sommes bien incapables, si nous ne recourons pas à une autre énergie que la nôtre, à une autre force que la nôtre.

Nous savons bien notre faiblesse : c’est toujours dans les mêmes fautes que nous retombons, c’est toujours les mêmes aussi, que nous accusons et c’est normal : tous nous sommes faibles et pécheurs et pour sortir, pas seulement de notre péché, mais, même de notre routine, nous avons besoin d’un passeur.

Ce passeur, c’est celui qui, à notre tête, a déjà, lui, effectué le parcours : Jésus-Christ, passeur de la mort, ne se contente pas, à Pâques, de passer de la mort à la vie, il nous fait passer, tous, à sa suite, par cette même mort pour aller vers sa vie qui doit être la nôtre. Pâques :

– C’est Jésus-Christ, debout, vivant, marchant devant nous et nous indiquant le chemin.

– C’est le bon Pasteur qui indique la voie.

– C’est la Vérité.

– C’est la vraie Vie et définitive !

N’a-t-il pas dit : « “ Je suis la voie, la vérité, la vie ” ».

Pas pour lui, pour nous.

            C’est l’assurance que tout est vrai de ce qu’il a dit, que nous n’avons plus qu’à prendre le route derrière lui, et que, à l’heure qui approche, nous aussi, nous ressusciterons avec lui, puisque, cette vie-là, celle du Christ, elle est déjà là, présente, agissante en nous depuis notre Baptême. Nous sommes déjà ressuscités et nous attendons ce passage de la mort du péché, à la vie épanouie et définitive dans l’intimité de Dieu.

Voilà pourquoi, avant tout et c’est la priorité absolue de notre vie, il faut nous attacher à Jésus-Christ. Un grand savant Jaspers disait : « Plus je vais de la philosophie à la théologie, du droit à l’histoire, de la psychologie aux sciences humaines, plus j’ai envie d’ouvrir simplement  “mon évangile”, et  plus les faits qui y sont relatés, plus les paroles qui y sont dites me parlent chaque jour et plus je me sens concerné par eux ».

Voilà le centre, le noyau de notre foi ; nous n’avons plus qu’une chose à savoir : le Christ est ressuscité et il nous entraîne tous vers lui, pour vivre de sa Résurrection, “notre grand passage”.  AMEN




Rencontre autour de l’Évangile – Le samedi saint (Veillée Pascale)

“ Elle est sûre cette parole : 

si nous sommes morts avec lui,avec lui nous vivrons.”

(2Ti 2,11)

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons  (Luc 24,1-12)

Nous prenons l’évangile de la Résurrection de la nuit pascale. Chacun est invité à bien faire attention aux personnages, à leurs gestes et mouvements, aux indications de temps, aux objets… On peut lire le texte une seconde fois.

Situons le texte

Après la mort de Jésus (le vendredi) les femmes qui avaient accompagné Jésus jusqu’au calvaire ont bien regardé où Joseph d’Arimathie a déposé le corps de Jésus. Puis elles sont allées préparer les aromates pour embaumer le corps de leur Maître, selon la coutume juive. Cependant il fallait qu’elles attendent le surlendemain, puisque le lendemain (samedi) jour du sabbat, il était interdit de faire quoi que ce soit. C’est donc le troisième jour après la mort, donc le premier jour de la semaine suivante qu’elles se rendent au tombeau.

Soulignons les mots importants

Le premier jour de la semaine :

Que représente ce “premier jour” dans notre semaine ?

Les aromates : Que pensent les femmes qui vont au tombeau  avec ces aromates ?

La pierre est roulée : A l’époque de Jésus on fermait les tombeaux par une grande pierre ronde. Que  signifie cette “pierre qui est roulée ” ?

Le corps du Seigneur Jésus : Luc parle du “ Seigneur  Jésus ”  et non pas du “ corps de Jésus ” . Quelle est son intention en appelant Jésus “ Seigneur ” ?

Deux hommes avec un vêtement éblouissant. ” A quel autre passage de l’évangile nous fait penser ce vêtement éblouissant ? Quel est le rôle de cette apparition ?

Le visage vers le sol : Que peut bien signifier ce visage tourné vers la terre ?

Jésus est appelé “ le Vivant ” : Le tombeau de Jésus est vide. Ce n’est pas une preuve de la résurrection. Pourquoi les paroles des messagers célestes sont importantes ?

Ressuscité : Quel est ici le sens de ce mot par rapport la résurrection de Lazare ou du fils de la veuve de Naïm ?

Marie Madeleine et les autres femmes : Noter leur importance dans le récit de Luc. Pourquoi leur témoignage n’est pas reçu par les apôtres ?

Pierre court au tombeau : Pourquoi lui ?

Ensemble regardons Jésus

Chacun, en silence, pense à Jésus ressuscité. Plus que jamais, c’est le regard du cœur, le regarde de la foi. Il est “ le Vivant ”. Il est avec nous. “ Lorsque deux ou trois… ” . Nous avons du mal à croire, comme les femmes, comme Pierre…

 

Pour l’animateur

 

  • Le premier jour de la semaine, jour de la résurrection de Jésus, est devenu notre dimanche d’un mot latin qui veut dire “ jour du Seigneur ”. Depuis le début, les disciples de Jésus ont pris l’habitude de marquer ce jour en se rassemblant fraternellement pour chanter sa résurrection, se rappeler ses enseignements, et refaire le Repas du Seigneur en rompant le pain, et témoigner ainsi qu’il est toujours vivant. C’est toujours le sens de notre dimanche. C’est notre foi au Christ Vivant qui est la raison de notre présence à la messe le dimanche.

  • Quand les femmes se rendent au tombeau avec leurs parfums, dans leur idée, c’est pour embaumer un cadavre. Dans leur esprit tout est bien fini ! Il ne leur reste plus que leurs larmes pour pleurer et geste des aromates pour rendre les derniers honneurs à celui qu’elles avaient suivi et aimé.

  • Les femmes trouvent la pierre déjà roulée, mais le corps n’est plus là ! En disant le corps du “ Seigneur ” Jésus, Luc fait un clin d’œil au lecteur pour lui rappeler que c’est le corps de l’homme-Dieu qui a été déposé là et que la mort ne pouvait le garder.

  • Les femmes reçoivent de vifs reproches : “ Que venez-vous chercher dans ce Cimetière ? Vous n’avez donc pas cru Jésus quand il annonçait qu’il devait souffrir, être tué et ressusciter le troisième jour ? ”

  • Elles ont les yeux tournés vers le sol : par crainte religieuse, sans doute, mais aussi parce qu’elles n’ont pas encore fait le pas de la foi. Le croyant lève les yeux vers les réalités d’en haut. La révélation des messagers est indispensable pour qu’elle croie en la résurrection.

  • Car Jésus ressuscité n’est pas un cadavre réanimé (comme Lazare) ni un fantôme ou un simple revenant. C’est le même Jésus qui a mangé avec ses disciples et qui porte en sa chair les traces du supplice. Et pourtant, son corps humain est totalement transformé, divinisé : le Père est intervenu avec la puissance du Saint Esprit pour qu’il devienne “ le Vivant ” celui sur qui la mort n’a plus aucun pouvoir et qui peut communiquer cette vie nouvelle à tous ceux qui croient en lui.

  • Une bonne nouvelle est faite pour être annoncée. Les femmes transmettent le message. Mais le témoignage des femmes n’étaient pas chose facile dans la première communauté chrétienne issue du monde juif.

 

L’Evangile aujourd’hui dans notre vie

Pour croire à la résurrection de Jésus, les femmes ont dû accepter de ne plus voir les choses à leur manière, mais recevoir la révélation apportée par les messagers célestes de la part de Dieu.

Et nous ? Quelle est notre attitude ? Nous sommes dans l’obligation de recevoir le message du Christ ressuscité dans l’obéissance et la fidélité pour croire qu’il est réellement vivant. Acceptons-nous de renoncer à nos petits raisonnements humains pour entrer dans la logique de Dieu. Croire au Christ, n’est-ce pas l’accueillir comme le don de Dieu, le Père ? Saint Luc dira dans les Actes des Apôtres (2,36) “ Dieu le fait Seigneur et Christ ”, Il est le Sauveur.

Où cherchons-nous le Seigneur ?  (laisser les gens s’exprimer)

Acceptons-nous le témoignage d’un chrétien ou d’une chrétienne qui donne sa vie généreusement au nom de sa foi ? Des témoins de l’évangile existent autour de nous (faire s’exprimer les gens)

Croyons-nous au rayonnement d’une vie religieuse consacrée à Dieu ?

Croyons-nous à la force de l’Evangile pour changer la vie des hommes ?

Croyons-nous à la puissance de la prière ?

Croyons-nous au dynamisme de l’Eglise dans le monde de notre temps ?

Sinon, comme les femmes de l’évangile, nous cherchons encore parmi les morts celui qui est Vivant.

ENSEMBLE PRIONS   

Témoigner de la Résurrection

Béni sois‑tu, Seigneur Jésus, toi qui nous appelles à témoigner de ta Résurrection jusqu’aux extrémités de la terre. Mais viens à notre aide, afin que notre témoignage soit digne de toi.

Tu veux que nous proclamions que tu es Vivant, et nous-mêmes avons peur de la mort.

Tu veux que nous annoncions ta lumière, et nous tâtonnons dans l’obscurité.

Tu nous demandes de parler avec autorité, et nous balbutions d’ignorance devant ton mystère.

Tu veux que nous affirmions ta miséricorde gratuite sur tous les hommes, et nous devons la mendier d’abord pour nous-mêmes.

Tu veux faire de nous des collaborateurs de Dieu, et nous portons le poids de notre propre fatigue. Qui peut faire tenir ensemble tant de contradictions, sinon ton seul amour, qui nous appelle malgré nos fautes, qui nous fait confiance malgré nos infidélités.

A toi la gloire, ô Christ merveilleux, avec le Père et le Saint‑Esprit.  Amen

 

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Pâques année C

 

 




Audience Générale du Mercredi 10 Avril 2019

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 10 Avril 2019


Frères et sœurs, de même que nous avons besoin de pain, nous avons besoin de pardon. Tel est le sens de cette parole du Notre Père que nous approfondissons aujourd’hui : « Pardonne-nous nos offenses… ». Toute prière suppose la conscience de cette vérité première que nous sommes des fils et que nous devons tout à notre Père, attitude contraire au sentiment d’orgueil de celui qui croit être meilleur que les autres, en règle avec Dieu. Nous sommes tous pécheurs devant Dieu, et nous sommes redevables envers lui. D’abord parce que nous avons beaucoup reçu de lui en cette vie, même si elle est parfois difficile. Ensuite, parce que nous ne sommes pas capables d’aimer par nos seules forces. Si nous aimons, c’est parce que quelqu’un, à côté de nous, nous a éveillés à l’amour, nous faisant comprendre que cela est le plus important de l’existence. Nous aimons parce que nous avons été aimés, nous pardonnons, parce que nous avons été pardonnés. Comment ne pas reconnaître, dans la chaîne d’amour qui nous a précédés, la présence providentielle de l’amour de Dieu ?

Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les jeunes des diocèses de Rouen et du Havre accompagnés de leurs évêques respectifs, Monseigneur Dominique Lebrun et Monseigneur Jean-Luc Brunin, ainsi que les nombreux groupes de jeunes venus de France. Alors que nous allons bientôt célébrer la passion et la résurrection de Jésus, souvenons-nous que, sur la croix, Dieu nous a aimés plus que nous ne l’aimerons jamais, et demandons-lui d’avoir pitié de nous. Que Dieu vous bénisse !




Dimanche des Rameaux et de la Passion ( Luc 19, 28-40) :  « Béni soit celui qui vient, le Roi … » (Francis Cousin)

« Béni soit celui qui vient, le Roi … »

Nous voici déjà au dernier dimanche de ce carême, avec cette particularité d’avoir la lecture de deux passages de l’Évangile : La lecture de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, qui se fait à l’extérieur de l’église, puis celle de la Passion de Jésus au temps habituel.

Deux textes qui s’opposent : la fête et la joie, et l’espérance d’une nouvelle royauté d’une part, et de l’autre, la tristesse et le deuil, et la fin d’un rêve … Deux visions qui ne seront que momentanée, et qui seront toutes deux démenties par les faits, la première par la seconde, et celle-ci par la résurrection de Jésus.

Les synoptiques font partir Jésus de Jéricho, première ville conquise par les hébreux en arrivant en Canaan, pour « monter à Jérusalem », là où se trouve le temple de Dieu. Symbole d’un début et d’une fin ?

Dans tout ce passage de l’entrée à Jérusalem, il est important de noter la manière dont les disciples réagissent aux événements. Non parce qu’ils sont crédules, mais parce qu’ils mettent leur confiance en Jésus.

Quand Jésus envoie deux disciples chercher un âne dans un village voisin avec tous les détails de ce qui va se passer, ils y vont sans crainte, et tout se passe ainsi qu’il avait été dit. Et même le propriétaire de l’âne le laisse aller …

Si quelqu’un nous demandait une chose semblable aujourd’hui, quelqu’un en qui on a confiance … quelle serait notre réaction ? Est-ce qu’on irait de bon cœur ? Est-ce qu’on poserait des questions : « Oui, mais si … peut-être qu’il n’y a pas d’âne ! (ou de voiture …) ». Et si on était le propriétaire de l’âne (ou de la voiture), on laisserait partir sans rien dire, sans garantie ? Oh bien sûr, ce n’est pas Jésus qui nous le demande … mais en est-on bien sûr ? …

Sommes-nous prêts à nous laisser interpeller par les événements ? Les signes des temps ? À discerner parmi eux les bons et les mauvais ? Ou laissons-nous notre esprit individualiste prendre le dessus ?

Une fois Jésus assis sur l’âne, « toute la foule des disciples … se mit à louer Dieu ». Pour Luc, ce ne sont pas les gens de Jérusalem qui viennent à la rencontre de Jésus, ni les gens sur le passage du cortège. Il s’agit des disciples, de ceux qui croient en Jésus, qui le suivent. Et Luc n’a pas besoin de faire référence au prophète Zacharie, car sa prédiction est dans les esprits de la foule : quelqu’un qui va vers Jérusalem assis sur un âne ne peut être que le Messie, celui qui vient restaurer la royauté en Israël, le Roi. « Béni soit celui qui vient, le Roi ». Jésus n’a jamais voulu être roi (cf Jn 6,15), il ne parlait que du royaume des cieux. Mais il laisse faire.

            Et la foule continue : « Paix dans le ciel, et gloire au plus haut des cieux ». Si la deuxième partie de la phrase est compréhensible, et reprise par les autres évangiles (avec Hosanna), la première pose question. Si on fait le parallèle avec le chant des anges lors de la nuit de Noël « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. » (Lc 2,14), on remarque que quand Jésus vient sur terre, la paix vient sur la terre (Jésus, prince de la paix ! (Is 6,5). On pourrait alors penser que Jésus retournant vers son Père (mais cela, les disciples ne le savaient pas !), il amène la paix avec lui … Mais dans les cieux, on est tenté de dire que la paix existe … sauf la présence de Satan … qui sera vaincu par la résurrection de Jésus ! (Col 2,6-15). On peut donc penser que c’est par avance, en prémonition, que la foule chante « Paix dans le ciel ».

Une autre phrase un peu énigmatique : quand les pharisiens demandent à Jésus de faire taire la foule, il répond : « Si eux se taisent, les pierres crieront ». Faire taire une foule, c’est compliqué, mais ce n’est pas cela qui gêne Jésus ; pour lui, la foule dit la vérité, et on ne peut pas faire taire la vérité car elle doit être dite. Et si la vérité ne peut être dite pas la foule, par les humains, alors c’est la création qui dira la vérité … ce qui nous semble impossible … mais si une pierre pourrait devenir du pain, pourquoi ne pourrait-elle pas parler ? « Rien n’est impossible à Dieu ! » (Lc 1,37). Et quand on voit toutes les pierres qu’il y a entre le mont des Oliviers et Jérusalem, cela ferait encore bien plus de bruit que la foule …

Nous qui nous disons disciples de Jésus, sommes-nous capables de suivre aveuglément les demandes de Jésus, sans rechigner, sans poser de questions ? Sommes-nous capables de chanter la gloire de Dieu devant tout le monde ? Sommes-nous capables de dire la vérité de Jésus ?

Peut-être si on fait partie d’une foule … mais tout seul … ?

Seigneur Jésus,

Nous entrons dans cette semaine sainte,

où tu vas montrer ta royauté …

Le jour de Pâques.

Mais dans quelle foule sommes-nous ?

Celle qui t’acclame ?

Ou celle qui se laisse prendre

par les pièges du démon ?

 

Francis Cousin

 

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Dimanche des Rameaux et de la Passion – Homélie du Père Louis DATTIN

Passion

Lc 22, 14-23.56

Nous avons lu successivement l’Evangile des Rameaux et celui de la Passion. Tout d’abord une foule enthousiaste qui acclame Jésus, tenant en mains des rameaux, étendant des vêtements sous ses pas, criant sa bienvenue à celui qu’elle veut mettre à sa tête. Ils sont là, des centaines, des milliers peut-être, à l’acclamer, à crier :

« Jésus Sauveur, vive le Messie ! Hosanna ! »

Ça, c’est la foule du dimanche. C’est notre assemblée d’aujourd’hui.

Cinq jours après : le vendredi, la même foule est massée devant le palais de Pilate et n’a qu’une réponse aux questions de Pilate qui veut délivrer cet innocent : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »

Plus de rameaux, mais des poings tendus. Plus d’hosannah, mais des blasphèmes. Plus de vêtements sous ses pas, mais un homme dépouillé, flagellé, couvert du sang des fouets romains. Ce n’est plus une entrée triomphale d’un roi reçu par son peuple, c’est la sortie lamentable d’un condamné rejeté par les siens.

Cinq jours, cinq jours seulement ont suffi pour effectuer ce renversement et pourtant il s’agit bien du même Christ et de la même foule ! Alors quoi ? Qu’en penser ? Pourquoi ce changement soudain ?

Face à cette foule d’aujourd’hui, combien serons-nous, vendredi à trois heures pour accompagner Jésus sur un chemin qui est celui de la Croix ?

Voilà sans doute, mes frères, la véritable explication, le fin-mot de l’énigme, la vraie raison de ce demi-tour. Nous sommes prêts à suivre Jésus et l’acclamer tant qu’il nous conduit  au  succès, à  la  joie, à  la facilité : les pains multipliés, la  pêche  miraculeuse, l’eau changée  en  vin. Ça, ça va!  Nous sommes d’accord, nous sommes volontaires. On est avec lui tant que  ça  va, tant que c’est la fête, tant que la religion est payante, qu’elle nous guérit, qu’elle nous arrange.

Mais, si cinq jours plus tard, le roi a sur la tête une couronne d’épines, s’il est hué, couvert de plaies et qu’au lieu d’être sur une monture, on le cloue à une croix, nu, couvert de crachats et accablé de moqueries, s’il faut souffrir, endurer et crier au Jardins des Oliviers « Père, que ce calice  s’éloigne  de  moi », ou à la Croix « J’ai soif » ou pire encore « Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? », alors, nous faisons comme les apôtres qui, pourtant, avaient juré de ne pas l’abandonner : ils fuient, ils l’abandonnent et ne veulent plus le reconnaître.

Au pied de la Croix, il n’y a guère que trois personnes amies et fidèles : Jean l’apôtre, Marie-Madeleine à qui Jésus a pardonné et Marie, sa mère. Tous les autres sont partis sur la pointe des pieds.

Et nous, frères, qu’allons-nous faire ? En revenant à la maison, après cette messe, vous allez attacher ces rameaux au crucifix de votre chambre ou de votre salle de séjour, car j’espère bien que vous avez tous un crucifix dans votre maison.

 

Mettre ce rameau à la Croix de votre maison ou à la croix qui est sur la tombe d’un être cher, qu’est-ce-que cela veut dire ?

Cela nous rappelle que c’est de la Croix que naît la vie, la joie, la Résurrection et que, nous aussi, comme ce brin de buis accroché à la Croix, nous devons nous attacher à Jésus, vivre avec lui, dans la joie comme dans la peine, dans la souffrance comme dans le bonheur,  aussi  bien  quand  ça  va  mal  que lorsque ça va bien.

Comme ce rameau restera auprès de la Croix jusqu’à l’année prochaine où il sera renouvelé par un autre, nous aussi, nous devons rester fidèles à Jésus pendant toute l’année, et pas seulement de temps en temps quand tout va bien !

« Je suis le cep », dit Jésus, « vous êtes les rameaux ».

« Je suis le tronc, vous êtes les branches » : une branche, un rameau, s’il veut vivre, être aussi vert que les branches que vous tenez aujourd’hui, il doit rester attaché au tronc, au cep.

Nous aussi, si nous voulons vivre, nous devons rester attachés à Jésus, rester proches de lui, être fidèles, ne  pas être avec lui uniquement quand c’est facile, mais liés à lui, attachés à lui pour recevoir sa vie, son amour, son pardon.

Par la messe, par la prière, par le service des autres, en appliquant dans ma vie de tous les jours ce qu’il me demande de faire, nous serons fidèles à lui, aussi bien dans les jours de joie, comme celui d’aujourd’hui, que dans les jours de peine : il y a aussi des “Vendredis saints” dans notre vie.

Serons-nous avec lui, au pied de la Croix, pour le pire et pour le meilleur ?  AMEN




Dimanche des Rameaux et de la Passion – par le Diacre Jacques FOURNIER (St Luc 22,14-71.23,1-56.)

La Passion, pour le Salut de tous 

(Lc 22,14-71.23,1-56)…

Quand l’heure fut venue, Jésus prit place à table, et les Apôtres avec lui.
Il leur dit : « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir !
Car je vous le déclare : jamais plus je ne la mangerai jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie dans le royaume de Dieu. »
Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce, il dit : « Prenez ceci et partagez entre vous.
Car je vous le déclare : désormais, jamais plus je ne boirai du fruit de la vigne jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »
Puis, ayant pris du pain et rendu grâce, il le rompit et le leur donna, en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang répandu pour vous.
Et cependant, voici que la main de celui qui me livre est à côté de moi sur la table.
En effet, le Fils de l’homme s’en va selon ce qui a été fixé. Mais malheureux cet homme-là par qui il est livré ! »
Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.
Ils en arrivèrent à se quereller : lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ?
Mais il leur dit : « Les rois des nations les commandent en maîtres, et ceux qui exercent le pouvoir sur elles se font appeler bienfaiteurs.
Pour vous, rien de tel ! Au contraire, que le plus grand d’entre vous devienne comme le plus jeune, et le chef, comme celui qui sert.
Quel est en effet le plus grand : celui qui est à table, ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Eh bien moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert.
Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.
Et moi, je dispose pour vous du Royaume, comme mon Père en a disposé pour moi.
Ainsi vous mangerez et boirez à ma table dans mon Royaume, et vous siégerez sur des trônes pour juger les douze tribus d’Israël.
Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé.
Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. »
Pierre lui dit : « Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller en prison et à la mort. »
Jésus reprit : « Je te le déclare, Pierre : le coq ne chantera pas aujourd’hui avant que toi, par trois fois, tu aies nié me connaître. »
Puis il leur dit : « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales, avez-vous donc manqué de quelque chose ? »
Ils lui répondirent : « Non, de rien. » Jésus leur dit : « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse, qu’il la prenne, de même celui qui a un sac ; et celui qui n’a pas d’épée, qu’il vende son manteau pour en acheter une.
Car, je vous le déclare : il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture : Il a été compté avec les impies. De fait, ce qui me concerne va trouver son accomplissement. »
Ils lui dirent : « Seigneur, voici deux épées. » Il leur répondit : « Cela suffit. »
Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent.
Arrivé en ce lieu, il leur dit : « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »
Puis il s’écarta à la distance d’un jet de pierre environ. S’étant mis à genoux, il priait en disant :
« Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. »
Alors, du ciel, lui apparut un ange qui le réconfortait.
Entré en agonie, Jésus priait avec plus d’insistance, et sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient sur la terre.
Puis Jésus se releva de sa prière et rejoignit ses disciples qu’il trouva endormis, accablés de tristesse.
Il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation. »
Il parlait encore, quand parut une foule de gens. Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze, marchait à leur tête. Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.
Jésus lui dit : « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »
Voyant ce qui allait se passer, ceux qui entouraient Jésus lui dirent : « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »
L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille droite.
Mais Jésus dit : « Restez-en là ! » Et, touchant l’oreille de l’homme, il le guérit.
Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter, grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?
Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple, et vous n’avez pas porté la main sur moi. Mais c’est maintenant votre heure et le pouvoir des ténèbres. »
S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre. Pierre suivait à distance.
On avait allumé un feu au milieu de la cour, et tous étaient assis là. Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux.
Une jeune servante le vit assis près du feu ; elle le dévisagea et dit : « Celui-là aussi était avec lui. »
Mais il nia : « Non, je ne le connais pas. »
Peu après, un autre dit en le voyant : « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. » Pierre répondit : « Non, je ne le suis pas. »
Environ une heure plus tard, un autre insistait avec force : « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui, et d’ailleurs il est Galiléen. »
Pierre répondit : « Je ne sais pas ce que tu veux dire. » Et à l’instant même, comme il parlait encore, un coq chanta.
Le Seigneur, se retournant, posa son regard sur Pierre. Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : « Avant que le coq chante aujourd’hui, tu m’auras renié trois fois. »
Il sortit et, dehors, pleura amèrement.
Les hommes qui gardaient Jésus se moquaient de lui et le rouaient de coups.
Ils lui avaient voilé le visage, et ils l’interrogeaient : « Fais le prophète ! Qui est-ce qui t’a frappé ? »
Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.
Lorsqu’il fit jour, se réunit le collège des anciens du peuple, grands prêtres et scribes, et on emmena Jésus devant leur conseil suprême.
Ils lui dirent : « Si tu es le Christ, dis-le-nous. » Il leur répondit : « Si je vous le dis, vous ne me croirez pas ;
et si j’interroge, vous ne répondrez pas.
Mais désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »
Tous lui dirent alors : « Tu es donc le Fils de Dieu ? » Il leur répondit : « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »
Ils dirent alors : « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ? Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »
L’assemblée tout entière se leva, et on l’emmena chez Pilate.
On se mit alors à l’accuser : « Nous avons trouvé cet homme en train de semer le trouble dans notre nation : il empêche de payer l’impôt à l’empereur, et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »
Pilate l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui le dis. »
Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules : « Je ne trouve chez cet homme aucun motif de condamnation. »
Mais ils insistaient avec force : « Il soulève le peuple en enseignant dans toute la Judée ; après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »
À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.
Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode, il le renvoya devant ce dernier, qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.
À la vue de Jésus, Hérode éprouva une joie extrême : en effet, depuis longtemps il désirait le voir à cause de ce qu’il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire un miracle.
Il lui posa bon nombre de questions, mais Jésus ne lui répondit rien.
Les grands prêtres et les scribes étaient là, et ils l’accusaient avec véhémence.
Hérode, ainsi que ses soldats, le traita avec mépris et se moqua de lui : il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante et le renvoya à Pilate.
Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis, alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.
Alors Pilate convoqua les grands prêtres, les chefs et le peuple.
Il leur dit : « Vous m’avez amené cet homme en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple. Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous et, parmi les faits dont vous l’accusez, je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.
D’ailleurs, Hérode non plus, puisqu’il nous l’a renvoyé. En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.
Je vais donc le relâcher après lui avoir fait donner une correction. »
[…]
Ils se mirent à crier tous ensemble : « Mort à cet homme ! Relâche-nous Barabbas. »
Ce Barabbas avait été jeté en prison pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.
Pilate, dans son désir de relâcher Jésus, leur adressa de nouveau la parole.
Mais ils vociféraient : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »
Pour la troisième fois, il leur dit : « Quel mal a donc fait cet homme ? Je n’ai trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort. Je vais donc le relâcher après lui avoir fait donner une correction. »
Mais ils insistaient à grands cris, réclamant qu’il soit crucifié ; et leurs cris s’amplifiaient.
Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.
Il relâcha celui qu’ils réclamaient, le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre, et il livra Jésus à leur bon plaisir.
Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus.
Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus.
Il se retourna et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !
Voici venir des jours où l’on dira : “Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité !”
Alors on dira aux montagnes : “Tombez sur nous”, et aux collines : “Cachez-nous.”
Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? »
Ils emmenaient aussi avec Jésus deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.
Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire), là ils crucifièrent Jésus, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche.
Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » Puis, ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort.
Le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »
Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,
en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! »
Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. »
L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »
Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. »
Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »
C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ; l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,
car le soleil s’était caché. Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.
Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira.
À la vue de ce qui s’était passé, le centurion rendit gloire à Dieu : « Celui-ci était réellement un homme juste. »
Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle, observant ce qui se passait, s’en retournaient en se frappant la poitrine.
Tous ses amis, ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée, se tenaient plus loin pour regarder.
Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ; c’était un homme bon et juste,
qui n’avait donné son accord ni à leur délibération, ni à leurs actes. Il était d’Arimathie, ville de Judée, et il attendait le règne de Dieu.
Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus.
Puis il le descendit de la croix, l’enveloppa dans un linceul et le mit dans un tombeau taillé dans le roc, où personne encore n’avait été déposé.
C’était le jour de la Préparation de la fête, et déjà brillaient les lumières du sabbat.
Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée suivirent Joseph. Elles regardèrent le tombeau pour voir comment le corps avait été placé.
Puis elles s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.

 

 

                 La Passion est toute proche, Jésus le sait… « J’ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir »… Et tout cela, il le supportera pour chacun d’entre nous, pour notre guérison profonde, pour que « nous cessions de faire le mal et apprenions à faire le bien » (Is 1,16). Le mal en effet tue en premier celui qui le commet… « Le péché m’a fait perdre mes forces, il me ronge les os ». « Oui, mes péchés me submergent, leur poids trop pesant m’écrase » (Ps 31(30),11 ; 38(37),5). « Souffrance et angoisse pour toute âme humaine qui fait le mal ». « Le salaire du péché, c’est la mort » (Rm 2,9 ; 6,23).

            Que ses créatures meurent, même par la suite de leurs propres fautes ? Voilà ce que Dieu ne supporte pas… Aussi est-il venu en son Fils s’unir à l’humanité perdue, qui se déchire et se mutile elle-même par la méchanceté et la violence qui l’habite. Ses disciples les plus proches le trahiront, le renieront, l’abandonneront, le laissant seul face à ses accusateurs et à ses tortionnaires… Et Jésus portera, supportera des souffrances extrêmes jusqu’à mourir crucifié… En agissant ainsi, il a ouvert tout grand ses bras à tous les hommes qui souffrent, quelle que soit l’origine de leurs souffrances, même si parfois elle peut être la conséquence directe de leurs fautes… Et il a tout porté, tout supporté sans jamais basculer du côté de la haine des ennemis, avec sa soif de vengeance… Il n’a cessé d’aimer, de chercher envers et contre tout le bien de tous. Le bien du tortionnaire, qu’il trouvera par sa conversion et sa repentance, aidé en cela par la Lumière et la Force de l’Esprit… Le bien de l’innocent écrasé qu’il rejoint aujourd’hui encore par la Puissance de ce même Esprit, pour le soutenir, l’encourager, le réconforter et lui donner de pouvoir sortir victorieux de son épreuve… « Le Christ lui-même a souffert pour vous… Couvert d’insultes, il n’insultait pas ; accablé de souffrances, il ne menaçait pas, mais il confiait sa cause à Celui qui juge avec justice. Dans son corps, il a porté nos péchés sur le bois de la croix, afin que nous puissions mourir à nos péchés et vivre dans la justice : c’est par ses blessures que vous avez été guéris » (1P 2,21‑24), guéris par celui qui « veut que tous les hommes soient sauvés » (1Tm 2,4-6), « les méchants comme les bons », « les justes comme les injustes » (Mt 5,45)… « Père, pardonne-leur »… « Que celui qui exerce la Miséricorde le fasse en rayonnant de joie » (Rm 12,8)… On pressent comment Jésus vécut ses derniers instants sur la Croix, et quelle fut l’admiration du Centurion romain qui se tenait en face de lui : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu » (Mc 15,39) !

                                                                                                                                  DJF




Rencontre autour de l’Évangile – Dimanche des Rameaux et de la Passion

“ Moi, je suis au milieu de vous

comme celui qui sert.. » 

TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons  (Luc 22, 14-23, 56)

La plupart des personnes auront sans doute entendu le récit de la passion selon saint Luc à la messe des rameaux. Mais une deuxième lecture plus attentive est nécessaire dans le groupe. Répartir les rôles. La lecture de la Passion, plus encore que pour d’autres passages, est porteur de grâces.

Saint Luc écrit son évangile comme une montée de Jésus à Jérusalem. Nous sommes donc au sommet de la vie de Jésus. Satan, l’adversaire du projet de Dieu, que Jésus a vaincu au début de son ministère, va tenter de se mettre à nouveau en travers de sa route. Cependant la Passion selon saint Luc n’a pas le caractère tragique du récit de Matthieu. L’atmosphère, bien que grave, est marquée par une certaine sérénité de Jésus. Nous serons attentifs à toutes les gestes et attitudes qui manifestent la bonté, la miséricorde de Jésus tout au long du récit.

Repérons les étapes du récit

La trahison de Judas (Satan va se servir de l’un des Douze)

Le repas pascal et tout ce qui s’y passe, (surtout l’institution de l’eucharistie)

Ensemble regardons Jésus

Notre partage consistera surtout à regarder Jésus à chaque moment de sa Passion :

  • Jésus envoie Pierre et Jean préparer le repas pascal.

Notons ses sentiments quand il est à table avec les Douze ; et par rapport à Judas.

Comment se présente Jésus quand ses disciples se disputent pour savoir qui est le plus grand ?

  • Jésus confie un rôle particulier à Pierre, malgré sa chute : lequel ?

  • Regardons Jésus en prière au jardin des Oliviers : quelle est son attitude vis à vis de son Père ? Il vit un véritable combat intérieur : comment Luc le décrit ? Au moment de son arrestation, quelle est son attitude à l’égard de Judas ?

Et le geste de Jésus sur le serviteur du grand prêtre ?

Le calme de Jésus tandis qu’on l’arrête. Le regard de Jésus sur Pierre après son reniement.

  • Qu’est-ce qui caractérise l’attitude de Jésus durant son procès ?

  • devant le grand conseil du Sanhédrin il affirme calmement son identité.

  • Devant Pilate, il accepte le titre de roi…mais sans plus.

  • Devant Hérode, qui veut satisfaire sa curiosité, il ne dit rien.

  • Durant sa Passion, Jésus se montre tel qu’il a toujours été : il réconforte ses disciples, il console les femmes de Jérusalem, il pardonne à ses bourreaux ainsi qu’au malfaiteur sur la croix, il meurt confiant entre les mains du Père. A cela, l’officier païen reconnaît que cet homme était un juste.

 

L’Evangile aujourd’hui dans notre vie

Après les tentations au désert, Satan s’était retiré “  jusqu’au moment fixé ” . Ce temps est venu et Satan en personne vient diriger la manœuvre en utilisant son arme préférée : l’argent. (Judas) Quelle réflexion cela nous inspire ?

Dans la communauté de Jésus (l’Eglise) la responsabilité est avant tout un service. (“ Qui est le plus grand ? ”) : En quoi cela nous interpelle ?

Une fois de plus Jésus prie à un moment important de sa vie. Dieu n’abandonne pas celui qui met sa confiance en lui au moment de l’épreuve (Agonie). “ Priez ” : Lorsque Satan teste la persévérance des croyants, la prière ardente donne seule la force de ne pas succomber au pouvoir du mal, de rester fidèle dans la crise éprouvante que l’on traverse.  Et nous ?

Sa prière sur la croix : il remet sa vie entre les mains de son Père.

A la lecture de ce récit de la Passion quels appels trouvons-nous pour notre vie d’aujourd’hui ?

(pour l’animateur : Prière filiale dans l’épreuve, le service, le pardon des ennemis, fidélité, prise de conscience de notre faiblesse, notre rapport à l’argent…)

Jésus s’engage dans la mort d’une façon exemplaire en mettant en pratique ce qu’il a enseigné à ses disciples : “ comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. ”. Nous le disons facilement dans le “ Notre Père ” ! Mais dans la pratique ?

 

ENSEMBLE PRIONS   

Seigneur Jésus, en agonie au jardin des Oliviers,

envahi par la tristesse et l’effroi, réconforté par un ange :

Pitié, Seigneur, pitié pour nous

Seigneur Jésus, trahi par le baiser de Judas,

abandonné par tes apôtres, livré aux mains des pécheurs,

Pitié, Seigneur, pitié pour nous

Seigneur Jésus, accusé par de faux témoins,

condamné à mourir sur la croix, souffleté par les valets, couvert de crachats,

Pitié, Seigneur, pitié pour nous

Seigneur Jésus, renié par Pierre, ton apôtre,

livré à Pilate et à Hérode, mis au rang de Barrabas,

Pitié, Seigneur, pitié pour nous

Seigneur Jésus, portant ta croix au Calvaire,

consolé par les filles de Jérusalem, aidé par Simon de Cyrène,

Pitié, Seigneur, pitié pour nous.

 

Pour lire ou imprimer le document en PDF cliquer ici : 

Rameaux année C

 

 




Conférence de l’université du temps libre – par Fr Clément Binachon – 11 avril 2019

“Pourquoi l’amour des amis est-il plus méritoire que celui des ennemis selon St Thomas d’Aquin” ?

 

Conférence de l’Université du Temps Libre

Le traité de la charité de la Somme Théologique fait partie des sommets – peu connus – de la théologie latine. Saint Thomas d’Aquin y expose avec sa concision et son génie habituels un concentré de théologie, de spiritualité… et de bon sens. Au détour des multiples questions scolastiques par lesquelles il explore la vertu chrétienne de la charité, le lecteur tombe sur une affirmation paradoxale aux familiers de l’Evangile. Il s’agit de déterminer quel est l’acte le meilleur entre aimer son ami ou aimer son ennemi et S. Thomas répond : « il est meilleur d’aimer un ami » (Somme théologique, IIa-IIae, Q.27, a.7, sed contra). Un étonnant paradoxe que nous voudrions explorer avec le frère Clément Binachon, dominicain, aumônier de l’UCO La Réunion.

Tarif unique de 5€

pour s’inscrire :

https://forms.gle/oZu3WpRy5PjD7vb56

ou directement sur le site www.ucolareunion.fr