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La Sainte Famille– par Claude WON FAH HIN

Sainte Famille & Siracide 3 2–6, 12–14 ; & Colossiens 3 12–21 ; & Matthieu 2 13–15, 19–23

 

Juste après la naissance de Jésus, Hérode a eu peur car il a su qu’«un roi des Juifs vient de naître » (Mt 2,2). Pour lui c’est un concurrent sérieux. Son désir est donc d’éliminer ce concurrent. Il veut le faire mourir. Joseph a alors un songe où l’Ange du Seigneur lui annonce qu’il faut fuir en Egypte avec sa famille et y rester jusqu’à ce que Hérode soit mort afin que s’accomplisse la prophétie qu’on peut retrouver en Ex 44,22 : « D’Egypte j’ai appelé mon fils »…

Aujourd’hui, c’est la sainte Famille. Elle est composée de Joseph, Marie et l’enfant Jésus. Dans cette famille, tout le monde est saint. Jésus est Dieu prenant le corps d’un homme, Il est la source même de toute sainteté; Marie est l’Immaculée Conception, née toute pure sans le péché originel et comblée de grâces, par la grâce de Dieu et par les mérites de Jésus-Christ. Joseph, descendant de la lignée du roi David, homme juste, nous dit Mt 1,19, est certainement un très grand saint, par le fait même d’être de la Sainte Famille. Il est cependant le seul de la sainte Famille à être né comme tout le monde, avec le péché originel. Il gagnait sa vie en travaillant comme charpentier. Et c’est à lui, Joseph, que l’Ange du Seigneur s’adresse comme à un chef de famille pour lui dire qu’il faut fuir en Egypte. A l’époque, le chef de famille n’est pas forcément celui qui est le plus pur, le plus saint de la famille, mais celui qui représente l’autorité. Et pour dire que Dieu a de l’autorité – l’autorité suprême, au-dessus de tout – on dit que Dieu est Père. Mais Dieu le Père n’est ni homme, ni femme, Il est Pur Esprit. Si bien qu’on peut dire que Dieu est à la fois Père et Mère. Si vous lisez le livre du prophète Osée, dans l’Ancien Testament, vous verrez que Dieu s’adresse à son épouse infidèle, c’est-à-dire au peuple que Dieu a choisi pour se révéler comme étant l’Unique Dieu, mais ce peuple, épouse de Dieu, est devenu une épouse infidèle et ingrate qui se tourne encore vers d’autres soi-disant dieux, en réalité des idoles. Dieu parle alors à cette épouse infidèle avec une telle tendresse et une telle délicatesse, comme seule une mère sait le faire. Ainsi Dieu est Père, plein de tendresse et d’amour comme une mère.

Si l’Ange du Seigneur s’adresse à Joseph c’est pour qu’il se mette au service de toute la famille, qu’il la conduise, la dirige et surtout la protège. Autrement dit, il est considéré comme le chef, et le chef c’est justement celui qui sert, qui se met au service des autres. Mc 10,42-45 : 42 « Les ayant appelés près de lui, Jésus leur dit : « Vous savez que ceux qu’on regarde comme les chefs des nations dominent sur elles en maîtres et que les grands leur font sentir leur pouvoir. 43 Il ne doit pas en être ainsi parmi vous : au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur, 44 et celui qui voudra être le premier parmi vous, sera l’esclave de tous. 45 Aussi bien, le Fils de l’homme lui-même n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude ». Le chef de famille n’est pas celui qui commande, qui réprime, qui fait marcher la famille au doigt et à l’œil, il n’est pas celui qui est autoritaire, mais celui qui aime et qui se met au service des autres.

Col 3,18 : « Femmes, soyez soumises à vos maris ». C’est l’un des versets qui résonne rapidement aux oreilles des hommes dont certains prennent un plaisir certain à l’entendre, mais il est totalement incompris par bon nombre de personnes. Vous avez là un exemple où la formation à la lecture biblique est vraiment nécessaire. N’hésitez pas à vous former, par exemple au Sedifop dont les affiches sont fixées à l’entrée de l’église. Comment comprendre l’expression : « Femmes soyez soumises à vos maris ? ». On retrouve cette expression non seulement en Col 3,18 mais aussi en Ep 5,23-24 : « 23 … le mari est chef de sa femme, comme le Christ est chef de l’Église, lui le sauveur du Corps; 24 or l’Église se soumet au Christ; les femmes doivent donc, et de la même manière, se soumettre en tout à leurs maris »… Entendre cela aujourd’hui, c’est même dégradant pour la femme, mais pas à l’époque de Jésus. Bien au contraire.

1 – Le mot « soumission », placé dans son contexte, n’a rien d’humiliant et c’est ainsi que nous avons en 1 Co 15,28 : « Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous ». Nous voyons bien ici que le Fils est soumis au Père, et pourtant le Fils est l’égal du Père (Ph 2,6) « : Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. », ou encore Jn 1,1-3 : 1 Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu. 2 Il était au commencement auprès de Dieu. 3 Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut ». Le Fils soumis au Père est pourtant l’égal de Dieu. Dieu le Père n’est pas un tyran vis-à-vis de son Fils, de même que le Fils n’est pas un tyran face à l’être humain, ainsi de même l’homme ne doit pas être un tyran vis-à-vis de la femme. Bien au contraire.

2 – Cahiers Evangile N°126 – P. 43 : « Lorsque Paul dit en Ga 3,27-28 : « Vous tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ : 28 il n’y a ni Juif ni Grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme; car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus », Paul met fin aux privilèges religieux du Juif par rapport aux païens, fin aux privilèges du citoyen par rapport à l’esclave, fin aux privilèges de l’homme par rapport à la femme.  C’est là que réside la nouveauté de Paul : le baptême abolit les privilèges et les rôles fixés par…la société. L’humanité sauvée (par le sacrifice du Christ) se caractérise par une parfaite égalité de droits entre tous les hommes ». CEC 369 « L’homme et la femme sont créés, c’est-à-dire ils sont voulus par Dieu, dans une parfaite égalité en tant que personnes humaines…». La femme est l’égal de l’homme…depuis la Création. Le monde est bien en retard par rapport à ce que nous a dit Dieu depuis la Création.

3Le Cahier de l’Evangile n°82 – P.62 ajoute une autre explication : Le mot « soumettre » (dans le mot grec « Hypotassein » il y a « hupo » = sous, et « tasso » « τασσω » = placé dans un certain ordre) signifie « placer sous » (placer en dessous ; ranger en dessous), et c’est donc l’idée d’ordre, d’organisation, de rangement, de classement qui s’impose et non l’idée de domination. Bien plus, comme le Christ a donné sa vie pour son épouse qui est l’Eglise, l’homme doit aimer son épouse comme le Christ aime son Eglise ; et comme le Christ s’est sacrifié par amour pour son Eglise, l’homme doit aimer son épouse au point d’être capable de se sacrifier aussi pour elle, à l’exemple du Christ. En Col 3,19, 2ème texte d’aujourd’hui, l’expression « maris, aimez vos femmes » doit être comprise de la manière suivante : « Maris, aimez vos femmes » au point d’être prêts à vous sacrifier pour elles, à donner votre vie pour elle. Et quand on connaît le nombre de femmes assassinées par leurs maris – on parle de « féminicide » – , il est bon de rappeler que le chrétien doit se comporter en chrétien véritable. Le rôle de chef se fonde sur l’amour et le don de soi-même et non pas sur le fait de « commander » l’autre. C’est ce que Paul nous dit, à sa manière, en Col 3,12-14 : « 12 Vous donc, les élus de Dieu, ses saints et ses bien-aimés (c’est-à-dire tous les fidèles), revêtez des sentiments de tendre compassion, de bienveillance, d’humilité, de douceur, de patience; 13 supportez-vous les uns les autres et pardonnez-vous mutuellement, si l’un a contre l’autre quelque sujet de plainte; le Seigneur vous a pardonné, faites de même à votre tour. 14 Et puis, par-dessus tout, la charité, en laquelle se noue la perfection. ». Col 3,15-17 : « …Enfin vivez dans l’action de grâces! 16 Que la Parole du Christ réside chez vous en abondance …. 17 Et quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, rendant par lui grâces au Dieu Père! » C’est également ce que nous dit Saint Jean de la Croix (repris par la Pape François dans « Gaudete et Exultate » – P.99)  : « …efforcez-vous d’être constamment en oraison, ne la délaissant pas même au milieu de vos exercices corporels. Soit que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous parliez, … ou que vous fassiez quelque autre chose, désirez Dieu sans cesse et dirigez vers lui l’amour de votre cœur, car c’est une chose très nécessaire pour la solitude intérieure. Celle-ci demande que l’âme ne s’arrête à aucune pensée qui ne soit dressée à Dieu (= « adressée à Dieu », donc ne pas arrêter sa pensée sur autre chose que Dieu), et qu’elle laisse dans l’oubli toutes les choses qui existent et qui passent en cette brève et misérable vie. En aucune ma­nière ne cherchez à savoir (autre) chose que ce soit, mais uniquement comment vous pourrez servir Dieu davantage et mieux obser­ver les devoirs de votre institut (ou encore » mieux observer les devoirs d’enfants de Dieu ») ». Et tout cela pour le bien de la famille comme le faisait probablement la sainte famille elle-même.

En Siracide, premier texte d’aujourd’hui, Dieu insiste sur le fait qu’il faut honorer le père et la mère. C’est aussi le 4ème commandement de Dieu dans la loi donnée à Moïse, placé juste après les premiers trois commandements concernant Dieu. C’est dire l’importance de ce 4ème commandement : « Honore ton père et ta mère ». Le chrétien doit honorer ses parents, c’est-à-dire prendre soin d’eux. Si 3,12 : « 12 Mon fils, viens en aide à ton père dans sa vieillesse, ne lui fais pas de peine pendant sa vie. 13 Même si son esprit faiblit, sois indulgent, ne lui manque pas de respect, toi qui es en pleine force. 14 Car une charité faite à un père ne sera pas oubliée, et, pour tes péchés, elle te vaudra réparation ». Ce qui est dit pour le père est aussi valable pour la mère et les grands parents. Nous savons tous qu’il faut beaucoup de courage, de patience et d’amour pour venir en aide aux personnes âgées. Ceux et celles qui honorent leur père et leur mère, avec amour et patience, forcent notre admiration. Père Bernard Sesbouë nous dit (« Croire » – P.286 : la croix du Chrétien) : « Porter sa croix apparaît ici comme la manière nécessaire de « suivre Jésus ». Le faire exige un renoncement à soi-même. Mt 10,39 : « qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera ». Et prendre soin de ses parents très âgés conduit, en quelque sorte, à « perdre sa vie » pour le Seigneur. Il n’y a pas de plus bel amour que de donner sa vie pour quelqu’un. Père Bernard Sesbouë nous le dit : « La croix est devenue inséparable de Jésus : on ne peut être avec Jésus sans être avec Jésus crucifié ». Prions Marie, notre Sainte Mère, pour qu’elle nous donne de pouvoir honorer nos parents chaque jour selon les recommandations du Seigneur et de nous donner le don, la patience et la force d’aimer nos pères et mères jusqu’à leur dernier souffle. Quelles que soient les responsabilités du chrétien laïc non-religieux au sein de l’Eglise, il est bon de rappeler que son 1er devoir est la famille, et après seulement, le service de l’Eglise. « Une charité faite à un père ou à une mère ne sera pas oubliée, et, pour tes péchés, elle te vaudra réparation ».

Saint Jean de la Croix – « Œuvres complètes » – Tome II – P.1018 et repris par le Pape François – « Gaudete et Exsultate » – §148 – P.99




Dimanche de la Sainte Famille – par Francis COUSIN (St Matthieu 2, 3-15 ; 19-23)

 « L’ange du Seigneur apparu en songe

à Joseph et lui dit : ‘Lève-toi …’ »

 

Dimanche dernier, nous avions vu Joseph qui se posait bien des questions sur son avenir avec Marie, et nous avions vu que Joseph s’en remettait à la parole d’un ange du Seigneur pour accepter Marie dans sa demeure.

Ce dimanche ci, on voit bien que Jésus est né (normal, puisque Noël était fêté mercredi), mais aussi que les Mages sont déjà passés avec leurs cadeaux puisque ce sont eux qui sont à l’origine de la fureur de Hérode qui veut faire périr l’enfant nouveau-né, Jésus, et pour être sûr de le tuer massacrer tous les enfants de moins de deux ans !

Et on retrouve encore ce lien particulier entre Dieu et Joseph, qui montre bien le lien étroit entre eux : Dieu parle à Joseph par l’intermédiaire d’un ange (un envoyé), et Joseph qui respecte la Parole de Dieu et qui obéit à sa Parole. Et ceci par trois fois !

La première fois pour partir en Égypte !

C’est pas rien : traverser tout le désert du Néguev, la bande de Gaza, la mer Rouge et enfin arriver en Égypte … Plusieurs jours de voyage … à pied, ou avec l’âne cité par saint Luc (mais Joseph était à pied …).

Joseph n’hésite pas : il prend la décision de partir sur le champ : « Joseph se leva : dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère et se retira en Égypte… ».

C’est à cet instant précisément qu’on peut dire que Joseph est le gardien de la sainte famille. Comme tout bon père, il prend la décision qui permet à sa famille et à tous ses membres de pouvoir rester en vie !

Ensuite, Joseph montre qu’il est sage : il attend (sans doute avec impatience) qu’on lui indique qu’il peut rentrer dans son pays. Combien de temps ? On ne le sait pas, mais sans doute quelques années …

Deuxième intervention de l’ange du Seigneur pour qu’ils retournent au « pays d’Israël. »

Mais quand il retourne au pays, mauvaise nouvelle : « Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père », et il était aussi méchant que lui. Fallait-il retourner à Bethléem ?

Troisième intervention de l’ange du Seigneur, qui lui conseille d’aller en Galilée dans le village de Nazareth.

En quoi cela nous concerne-t-il aujourd’hui ?

Écoutons le pape François : « Tout comme le don de la Sainte Famille a été confié à saint Joseph, le don de la famille et son rôle dans le dessein de Dieu nous incombe. Le don de la sainte Famille a été confié à saint Joseph pour qu’il participe à son développement. À chacun d’entre vous (…) est confiée la volonté de Dieu afin que nous l’aidions à avancer. L’ange du Seigneur a révélé à Joseph les dangers qui menaçaient Jésus et Marie, et qui les ont contraints à fuir en Égypte puis à s’établir à Nazareth. De la même manière, à notre époque, Dieu nous appelle à reconnaître les dangers qui menacent nos familles et à protéger celles-ci du mal. » (16 janvier 2015)

Et comment ne pas penser à la loi de Bioéthique actuellement en discussion au parlement, qui veut accorder à toutes les femmes la possibilité de la Procréation Médicalement Assistée (PMA), notamment aux femmes homosexuelles, et donc la possibilité de naissance sans père !

Peut-être avez-vous vu samedi 21 décembre dernier lors de l’émission « La France a un incroyable talent ! » ce jeune qui a chanté « Papa où t’es ? » en l’interprétant à sa manière, très personnelle et émouvante, et qui a été félicité par le jury, l’un d’entre eux disant : « On ne peut pas vivre sans relation avec son père ».

Espérons que les membres du gouvernement aient écouté cette émission. La réaction spontanée de ce membre du jury vaut sans doute autant que toutes les manifestations auxquelles nous avons participé.

Le pape François nous le dit aussi : « L’absence de figure paternelle dans la vie des petits et des jeunes engendre des lacunes et des blessures qui peuvent se révéler très graves. En effet, nous pouvons imputer une grande partie des déviances des enfants et des adolescents à cette absence, au manque d’exemple et d’autorité dans la vie quotidienne, au défaut de présence et d’amour de la part du père. » (audience générale, 21 janvier 2015)

Et il ajoutera un peu plus tard : « Les enfants ont besoin de trouver un père qui les attende quand ils viennent d’essuyer un échec. Ils feront tout pour ne pas l’admettre, pour ne pas le montrer, mais ils en ont besoin. Et l’absence de ce père ouvre en eux des blessures difficiles à soigner. » (audience générale, 4 février 2015)

Que tous les papas prennent conscience de leur rôle de père, indispensable (et toutes les mamans aussi, dans un autre domaine).

Prenons exemple sur Joseph et sur Marie pour que la vie de nos familles s’apparente le plus possible à celle de la sainte Famille.

Saint Joseph,

tu continues à veiller sur nos familles,

discrètement, comme à ton habitude,

et tu es toujours prêt à nous aider,

si nous sollicitons ton aide,

toi qui a veillé sur Marie et Jésus,

avec attention et promptement.

 

Francis Cousin

 

  

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Audience Générale du Mercredi 18 décembre 2019

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 18 décembre 2019


Chers frères et sœurs, dans une semaine nous célèbrerons Noël et nous pouvons nous demander comment nous préparer à cette fête. Une façon simple et efficace est de faire la crèche. Moi aussi cette année j’ai suivi ce chemin. Je suis allé à Greccio où saint François a fait la première crèche, avec les gens de la région ; et j’ai écrit une lettre pour rappeler la signification de cette tradition. La crèche est comme un Evangile vivant. Elle porte la Bonne Nouvelle là où nous vivons. Faire la crèche c’est célébrer la proximité de Dieu, redécouvrir que Dieu est un Amour humble, descendu jusqu’à nous. L’Enfant dans la crèche nous transmet sa tendresse, il nous dit que Dieu est venu embrasser notre humanité. Près de Jésus, nous voyons Marie et Joseph. Nous aussi nous pouvons inviter la Sainte Famille chez nous. La crèche de nos maisons nous rappelle que Jésus est celui qui nourrit notre amour, qui donne à nos familles la force d’aller de l’avant et de nous pardonner mutuellement. Dans le rythme frénétique de nos vies, la crèche est aussi une invitation à la contemplation, pour nous ouvrir à l’écoute de Dieu qui parle dans le silence. Dans un monde qui fabrique tant d’armes et tant d’images de violence, la crèche est une image artisanale de paix. Autour du Prince de la paix, nous retrouvons l’harmonie, entre les personnes et avec la création. Les scènes de la vie quotidienne, souvent représentées dans la crèche, nous montrent que Jésus vient dans notre vie concrète. Elles nous disent que nous ne sommes plus seuls dans nos vies de tous les jours. Jésus habite avec nous. Si nous l’accueillons tout peut changer. Je souhaite que faire la crèche soit pour vous l’occasion d’inviter Jésus dans votre vie.

Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les jeunes venus de France et les fidèles de Côte d’Ivoire. Chers frères et sœurs, je vous invite vous aussi à suivre cette belle tradition de la crèche. Vous y trouverez le rappel de la présence aimante de Jésus dans vos familles et dans toute votre vie. A tous je souhaite un joyeux Noël et je remercie tous ceux qui ces jours-ci, de nombreuses parties du monde, m’ont envoyé des messages de vœux pour mon 50ème anniversaire d’ordination sacerdotale et pour mon anniversaire. Merci surtout pour le don de la prière.

 

 




4ieme Dimanche de l’Avent – par Francis COUSIN (St Matthieu 1, 18-24)

« Joseph, ô vrai modèle

de tous les cœurs aimants … »*

 

Joseph est en plein désarroi : la jeune fille avec laquelle il doit se marier, Marie, est enceinte ! Il l’a vu dès son retour de chez sa cousine Élisabeth. Marie a donc connu un autre homme, alors qu’elle lui était promise ! Il ne peut croire cela. Ce n’est pas possible, il a trop confiance en elle.

Il ne sait plus quoi faire.

Selon la loi de Moïse, Joseph devait la dénoncer pour adultère, avec les conséquences vis-à-vis de lui : être la risée de ses connaissances, mais aussi les conséquences pour Marie : elle devrait être lapidée jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Mais Joseph est un homme juste. Juste au niveau humain, sans aucun doute. Mais surtout juste devant Dieu : quelqu’un qui aime Dieu, qui respecte la loi de Moïse, et qui cherche toujours à faire le bien.

Et cela le met devant un dilemme : respecter Dieu et la loi, ou respecter Marie, celle qu’il aime et qu’il respecte.

Alors il choisit de la répudier en secret ! Chose qui semble bien difficile à réaliser, tant on sait combien sur le sujet les langues sont rapides à parler : « Tu as vu la promise de Joseph ? Avec son petit ventre ! Pas encore mariés et déjà cocu ! ». Là aussi Joseph aurait été la risée de tout Nazareth, et on l’aurait traité de pleutre …

Mais Dieu vient au secours de celui qu’il estime juste, « L’homme au cœur pur et aux mains innocentes » (Psaume). D’autant qu‘il a besoin de Joseph pour que la mission de Jésus puisse se réaliser. Il envoie donc un messager pour parler à Joseph dans son sommeil : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. », et pour donner plus de crédit à ses paroles, il ajoute une référence à la prophétie d’Isaïe faite au roi Acaz : « Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel. » (Première lecture). Cette phrase, Joseph la connaissait … et un songe qui fait référence à « Dieu avec nous. » ne peut pas être contre Dieu !

Il décide donc d’accepter les explications de l’ange, d’accepter la grossesse de Marie. De dire lui aussi : « Je suis le serviteur de Dieu, je ferai comme tu as dit. ».

« Joseph, l’homme fidèle et juste qui a préféré croire au Seigneur plutôt que d’écouter les voix du doute et de l’orgueil humain. » (Pape François, 22/12/2013)

Il prit donc Marie chez lui de manière que l’enfant apparaisse comme son fils.

Combien de fois dans notre vie, nous nous trouvons dans la même situation que Joseph, dans des situations où nous ne comprenons pas ce qui arrive : les événements nous disent quelque chose, mais nous ne pouvons pas y croire, cela nous semble impossible.

Le doute, la rancœur, la haine peut-être, peuvent empoisonner notre cœur.

Nous risquons fort alors de prendre des décisions que nous pourrions regretter par la suite.

Que faire alors ?

Faire comme saint Joseph : s’en remettre à Dieu !

Bien sûr, il ne faut pas s’attendre à ce que Dieu nous envoie un ange dans notre sommeil … mais il nous faut nous mettre face à Dieu, lui demander conseil … laisser Dieu parler dans notre cœur …

Et comme Joseph, accepter les conseils donnés par Dieu … même si cela nous coûte …

« Joseph est le gardien [de la Sainte Famille] parce qu’il sait écouter Dieu, il se laisse guider par sa volonté, et justement pour cela il est encore plus sensible aux êtres qui lui sont confiés, il sait lire les événements avec réalisme, il est attentif à ce qui l’entoure, et il sait prendre les décisions les plus sages. » (Pape François 19/03/2013)

Puissions-nous faire de même …

avec l’aide de saint Joseph !

Saint Joseph,

Tu es toujours très discret,

On ne connaît aucune parole de toi,

mais tu es toujours à l’écoute de Dieu

qui te parle en songe,

et tu lui obéis.

Tu es le modèle de tous les pères.

Aide-nous à être de bons parents.

 

* Début du refrain d’un ancien chant à St Joseph.

Francis Cousin

 

  

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Préparer la 4ième semaine de l’Avent avec les fiches du diocèse de la Réunion

BAPTISÉS ET ENVOYÉS :

TOUS MISSIONNAIRES !

 

Quatrième semaine

 

Évangile (Mt 1, 18-24)

Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel , qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse

Réflexions

Joseph a peur face au mystère de Marie…

Nous aussi nous pouvons avoir peur face à l’avenir, peur pour nous, peur pour les enfants, peur d’accepter des engagements…

Mais Joseph est un homme juste, qui demeure fidèle à la lignée des fils de David.

En accueillant Marie, Joseph accueille Jésus, l’Emmanuel, Dieu avec nous, comme Abraham a accueilli Dieu lui-même en accueillant trois voyageurs…

Avec Marie nous sommes sûrs d’être en présence de Dieu… Laissons-nous prendre par sa main.

 

Prières

Seigneur,

Tu es lumière du monde, permets-nous de l’accueillir et de la transmettre, Fais de nous, à notre tour, des porteurs de lumière sur cette Terre.

Merci pour Ta lumière, Seigneur, et que du haut du ciel, elle éclaire la Terre.

Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos cœurs ; par le message de l’ange, tu nous as fait connaître l’incarnation de ton Fils bien-aimé, conduis-nous par sa passion et par sa croix jusqu’à la gloire de la résurrection. Par Jésus-Christ…

Amen

 

Fiche préparée avec la Communauté des Frères à Sainte-Marie

 




Audience Générale du Mercredi 11 décembre 2019

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 11 décembre 2019


Frères et sœurs, poursuivant la lecture du livre des Actes des Apôtres, nous voyons le témoignage de saint Paul de plus en plus marqué par la souffrance. Son arrivée à Jérusalem, la ville où Jésus avait déjà rencontré l’hostilité, déchaîne une haine féroce contre lui. Il se rend au Temple où il manque de peu d’être tué, mais il est sauvé par les soldats romains. On lui reproche d’enseigner contre la Loi et le Temple. Il est arrêté, accusé, mais reconnu innocent par l’autorité romaine. La similitude avec Jésus est frappante : Paul est associé à la passion de son Maître. Sa défense devant le roi Agrippa est une profession de foi au Christ qui est au centre de sa vie. Il raconte sa propre conversion, lorsque le Ressuscité lui confia la mission auprès des païens, afin qu’ils passent des ténèbres à la lumière, obtiennent le pardon des péchés et l’héritage promis. Paul a été fidèle à cette mission, les chaînes qu’il porte « pour l’Évangile » en sont le témoignage. Elles ont aussi pour effet d’encourager désormais les frères à annoncer sans peur la Parole. Les chaînes peuvent bien emprisonner le prédicateur, la Parole de Dieu reste souverainement libre pour transformer l’histoire.

Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les jeunes venus de France. Paul nous enseigne la persévérance dans l’épreuve et la capacité de les lire avec les yeux de la foi. Demandons au Seigneur, en ce temps de l’Avent, de raviver en nous cette foi au Christ qui vient nous sauver, afin de nous aider à être toujours fidèles à notre vocation. Que Dieu vous bénisse !

 

 

 




3ieme Dimanche de l’Avent – par Francis COUSIN (St Matthieu 11, 2-11)

« Qu’êtes-vous allés voir au désert ? »

Jean-Baptiste est emprisonné sur ordre du roi Hérode. Il se souvient de son cousin Jésus qu’il avait été obligé de baptiser il y a quelques temps alors qu’il ne le voulait pas parce qu’il avait reconnu en lui le Messie et qu’il ne se sentait pas digne de dénouer les courroies de ses sandales.

Mais comme la plupart des juifs, il attendait un Messie triomphant qui redonnerait au peuple juif sa dignité, chassant les occupants Romains et établissant une nouvelle royauté.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les actions de Jésus n’allait pas dans le sens que Jean-Baptiste espérait : il avait bien une petite troupe avec lui, mais elle n’était pas nombreuse, et ses éléments n’étaient pas armés … Comment alors chasser les Romains ?

Et en plus, Jésus ne montrait aucune envie de devenir roi, pour prendre la place d’Hérode qui venait de le faire arrêter …

Alors Jean-Baptiste se pose des questions à son propos : « [Est-il] celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? ».

Aux envoyés de Jean-Baptiste venus lui poser la question, Jésus ne réponds pas en faisant de grands discours. Il se contente de rappeler ce qu’il a fait depuis son baptême par Jean-Baptiste : « Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. » conformément aux prophéties d’Isaïe (première lecture).

Puis il s’adresse à ses disciples : « Qu’êtes-vous allés voir au désert ? »

Cette manière de s’exprimer de Jésus montre que parmi les foules qui l’écoutaient, beaucoup étaient des personnes qui étaient allés voir Jean-Baptiste au désert. On ne sait pas quelle a été la durée de la prédication de Jean-Baptiste … On a souvent l’impression que celle-ci a été de courte durée, en relation avec le temps dont on parle de lui dans nos assemblées dominicales, depuis l’annonce du Messie jusqu’au baptême de Jésus (environ un mois et demi).

Mais il faut se remettre dans le contexte de l’époque. Il n’y avait pas de réseaux sociaux fonctionnant pas internet … Les gens voyageaient à pied, et les nouvelles se répandaient au rythme de la marche à pied … C’est-à-dire lentement …

Alors, pour que l’on vienne de « Jérusalem, de toute le Judée et de toute la région du Jourdain » (évangile de dimanche dernier) pour se rendre près de Jean-Baptiste … il fallait du temps. Et pour que les pharisiens aillent l’écouter, eux qui croyaient tout savoir … c’est que son discourt les dérangeaient …il fallait encore du temps. Et puis quand on apprend que même le roi Hérode aimait bien entendre Jean-Baptiste, on peut penser que c’était lui qui avait fait venir plusieurs fois Jean-Baptiste auprès de lui et non l’inverse : cela n’aurait pas fait très classe … Il fallait donc encore du temps … On peut donc penser que la mission de Jean-Baptiste a duré plusieurs années.

« Qu’êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau … un prophète ? »

Si Jésus revenait maintenant, peut-être dirait-il : « Qu’êtes-vous allé faire à la messe ? … voir un beau bâtiment ? … Chanter ? … Écouter la Parole de Dieu ? une homélie ? … Commémorer la sainte Cène ? … Communier au corps du Christ, le pain vivant descendu du ciel ? … Prendre des forces spirituelles pour pouvoir annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus, Fils de Dieu, mort et ressuscité ? … ».

Peut-être pouvons-nous nous poser la question ?

Seigneur Jésus,

tu nous poses parfois des questions simples,

mais auxquelles il est difficile de répondre.

Parce que chaque réponse entraîne

d’autres questions qui nous obligent

à clarifier notre regard sur toi,

à purifier notre relation vis-à-vis de toi.

 

Francis Cousin

  

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Image dim Avent A 3°




Préparer la 3ième semaine de l’Avent avec les fiches du diocèse de la Réunion

BAPTISÉS ET ENVOYÉS :

TOUS MISSIONNAIRES !

 

Troisième semaine

 

Évangile (Mt 11, 2-11)

En ce temps-là, Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison, des œuvres réalisées par le Christ. Il lui envoya ses disciples et, par eux, lui demanda : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Jésus leur répondit : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! » Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? un roseau agité par le vent ? Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ? un homme habillé de façon raffinée ? Mais ceux qui portent de tels vêtements vivent dans les palais des rois. Alors, qu’êtes-vous allés voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète. C’est de lui qu’il est écrit : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi. Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. »

Réflexions

Jean-Baptiste attendait un messie justicier alors que Jésus annonce un évangile qui guérit.

Osons regarder notre vie telle quelle est, avec nos bonnes actions et nos péchés, devant Jésus qui guérit. C’est lui qui  nous réconcilie avec lui.

Jean-Baptiste est envoyé pour préparer ceux qui l’écoutent à reconnaître Jésus quand il vient…

Quels sont les Jean-Baptiste dans nos vies ? Quelles sont les personnes qui sont pour nous des guides ?

Et moi, pour qui suis-je un Jean-Baptiste ?

Prières

Seigneur,

Tu nous as donné le ciel et ses étoiles afin que lorsque nous nous perdons seuls dans la nuit, elles éclairent notre route pour revenir vers Toi.

Donne-nous Ta lumière, Seigneur, et que du haut du ciel, elle éclaire la Terre.

Tu le vois, Seigneur, ton peuple se prépare à célébrer la naissance de ton Fils ; dirige notre joie vers la joie d’un si grand mystère : pour que nos fêtions notre salut avec un cœur vraiment nouveau. Par Jésus-Christ…

Amen

 

Fiche préparée avec la Communauté des Frères à Sainte-Marie

 




Audience Générale du Mercredi 4 décembre 2019

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 4 décembre 2019


Frères et sœurs, le voyage de l’Evangile dans le monde se poursuit avec saint Paul à Ephèse, où de nouveaux baptisés reçoivent l’effusion du Saint Esprit et où l’Apôtre accomplit de nombreux prodiges. Cela se produit car le disciple ressemble à son Maître et le rend présent en communiquant aux frères la vie nouvelle qu’il a reçue de lui. La foi est un abandon confiant entre les mains de Dieu, elle s’oppose radicalement aux pratiques occultes, répandues à Ephèse, qui sont démasquées. La diffusion de l’Evangile porte atteinte également au commerce réalisé autour du culte de la déesse Artémis ; Paul et les chrétiens sont alors accusés, créant des tensions et de l’agitation. L’Apôtre quitte Ephèse et adresse un discours d’adieu aux anciens de la communauté. Il relit le passé de son engagement total et des épreuves supportées pour annoncer l’Evangile. Il entrevoie aussi l’avenir où, abandonné à l’action de l’Esprit Saint, il devra encore rendre témoignage. L’Apôtre encourage les responsables de la communauté, les invitant à la plus grande proximité vis-à-vis du peuple de Dieu et à la vigilance pour le défendre des loups qui menacent la saine doctrine et la communion ecclésiale.

Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier la Délégation Lorraine, avec Monseigneur Jean-Louis Papin, et l’Association des amis de Saint Nicolas des Lorrains. Demandons au Seigneur de renouveler en nous l’amour de l’Eglise pour le dépôt de la foi dont elle est la gardienne, soutenant par la prière ses pasteurs afin qu’ils manifestent toujours la vigilance et la tendresse du Christ lui-même. Que Dieu vous bénisse !

 

 




Préparer la 2ième semaine de l’Avent avec les fiches du diocèse de la Réunion

BAPTISÉS ET ENVOYÉS :

TOUS MISSIONNAIRES !

 

Deuxième semaine

 

Évangile (Mt 3, 1-12)

En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Jean est celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage. Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés. Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens se présenter à son baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit digne de la conversion. N’allez pas dire en vous-mêmes : ‘Nous avons Abraham pour père’ ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »

Réflexions

Je dis peut-être avec les Pharisiens et les Sadducéens l’ancien cantique « Je suis chrétien, voilà ma gloire… »

Mais qui suis-je à côté de « celui qui vient » ?

C’est dans mon désert intérieur que la prière peut tracer un chemin au Seigneur. Il attend que je lui ouvre ma porte et que j’accepte de vivre humblement sous son regard.

J’ai été baptisé dans l’Esprit-Saint et le feu pour révéler la proximité de Dieu, mais j’ai toujours besoin de me laisser évangéliser pour vivre cette proximité en actes, en paroles, en pensées, en rêves…

Prières

Seigneur,

Tu nous as placé hommes et femmes sur cette Terre afin que nous vivions ensemble les uns avec les autres.

Mais nous faisons de nos différences des frontières plutôt que des richesses, des peurs plutôt que des signes d’espérance.

Donne-nous Ta lumière, Seigneur, et que du haut du ciel, elle éclaire la Terre.

Seigneur tout-puissant et miséricordieux, ne laisse pas le souci de nos tâches présentes entraver notre marche à la rencontre de ton Fils ; mais éveille en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à l’accueillir et nous fait entrer dans sa propre vie. Lui qui…

Amen

 

Fiche préparée avec la Communauté des Frères à Sainte-Marie