“HIER, AUJOURD’HUI ET DEMAIN” – Homélie de Mgr Gilbert Aubry pour les 125 ans du diocèse des Seychelles

 

Dans un monde où la violence se déchaîne, où les conflits semblent ne plus finir, où les guerres font tant de morts, regardons comment la parabole de l’ivraie et du bon grain peut nous aider à devenir d’efficaces artisans de paix. Aujourd’hui.

Tout d’abord, reconnaissons que lorsqu’un sérieux imprévu ou un événement dramatique, un décès brutal, une catastrophe naturelle nous tombent dessus, nous pouvons être révoltés. Nous pouvons murmurer ou crier :

Bon Dié qui ça ou l’est ?

Bon Dié où ça ou l’est ?

Bon Dié quo ça ou fait ?

Nous comprend pu arien.

Ou bien si quelqu’un nous embête trop, s’il nous casse les pieds comme on dit, alors si on pouvait, on lui casserait la figure. Evidemment, ce n’est pas comme ça que l’on va construire la paix. On va plutôt déclencher la guerre.

Prudence – patience – humilité

Dans la parabole de l’ivraie et du bon grain, quand les serviteurs viennent proposer à leur maître d’arracher l’ivraie pour que le blé pousse bien, le maître dit « Non » parce qu’on pourrait arracher le blé en même temps. Il ferait alors le jeu de l’ennemi qui est un méchant, un malin, un vicieux. L’ennemi a travaillé la nuit pendant que tout le monde dormait. L’ennemi a semé l’ivraie au milieu du blé et quand les petites graines de l’ivraie tombent dans la terre à côté des petites graines de blé, on ne peut pas les distinguer. Il faut que cela pousse pour voir la différence. Cet ennemi calcule son coup de loin pour des conséquences lointaines et désastreuses. Mais le maître qui a semé le bon grain apprend à ses bons serviteurs à être intelligents. On va veiller sur les jeunes pousses de blé. Alors quand elles auront donné des épis, on va d’abord arracher l’ivraie et la brûler. Puis on pourra cueillir les tiges de blé avec les épis, refaire les semailles pour une autre récolte et faire de la farine et puis du pain, fruit de la terre et du travail des hommes. L’ennemi est pris à son propre piège parce que celui qui a semé le bon grain n’est pas tombé dans son piège. L’ennemi voulait tout brouiller dans le champ et les serviteurs pourtant bien intentionnés auraient pu tout détruire par la précipitation. La prudence et la patience du maître du champ porteront du fruit. Il se situe aussi dans l’humilité parce qu’Il sait que la croissance de son blé, le soleil, la pluie et le vent, la bonne saison avec le risque d’une mauvaise saison demandent du temps et qu’Il respecte le temps, Lui qui est le maître du temps. Parce qu’il est la vie.

Jésus fait comprendre aux disciples – et il nous fait comprendre maintenant – que c’est Lui le maître du champ c’est-à-dire du monde. C’est Lui qui fait pousser ensemble l’ivraie et le bon grain sous le soleil du Bon Dieu. C’est Lui-même qui affirme « Au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs, enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier » (Mth 13, 1, 24, 43). C’est Lui-même qui le dit : « L’ennemi c’est le diable ; la moisson c’est la fin du monde ».

Aujourd’hui, ce n’est pas encore la fin du monde mais nous sommes déjà dans la fin d’un monde. Les derniers temps sont déjà commencés. Nous aspirons à un monde nouveau avec des cieux nouveaux et une terre nouvelle. Avec la foi de l’Eglise exprimée dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique, nous pouvons affirmer : « Depuis l’Ascension, l’avènement du Christ dans la Gloire est imminent même s’il ne nous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa seule autorité. Cet avènement (eschatologique) peut s’accomplir à tout moment, même s’il est retenu lui et l’épreuve finale qui le précèdera » (§ 673). C’est bien là la source de notre espérance en ce grand jubilé des 125 ans du diocèse de Port-Victoria.

La bonne semence dans le bon champ

L’Eglise et l’Evangile viennent toujours d’ailleurs. Tout comme le peuplement de nos îles, tout comme le peuplement des Seychelles. Les navigateurs, les colons, les commerçants, les militaires voyagent et s’installent avec leur religion. Même si la France prend officiellement possession des îles qui deviennent Seychelles en 1756, ce n’est que le 27 août 1770 que débarquent les vingt-six premiers habitants. Ils s’installent à Sainte-Anne sous les ordres du commandant Delaunay. En 1811, les Seychelles deviennent colonie britannique et dépendent du gouverneur de l’île Maurice. En 1832, le pasteur anglican Norton est envoyé de Maurice pour fonder l’Eglise anglicane. Mais il ne va pas rester longtemps. 1838 : libération des esclaves.

La mission catholique devra son implantation ici grâce au Père Léon des Avanchers. C’est une bonne semence qui est tombée dans le bon champ. On peut se demander ce qui a pu pousser ce capucin savoyard suisse à travailler au Yémen, en Ethiopie, en Inde… peut-être un certain goût de l’aventure mais certainement son amour du Christ et de l’Eglise et la certitude que l’Evangile est vraiment la Bonne Nouvelle pour tous les êtres humains. En 1851, il passe aux Seychelles. En 1852, Rome structure la chrétienté catholique des Seychelles en Préfecture apostolique avec Léon des Avanchers comme vice-préfet en 1853. Il y aura donc une séparation d’avec le diocèse de Port-Louis (île Maurice). Léon des Avanchers quittera les Seychelles en 1855. Il aura construit la première église sur la colline de la Rosière et consacré les îles à la Vierge Marie, l’Immaculée Conception. En 1853, arrivent aussi les premiers Capucins. La mission catholique est inaugurée officiellement le 21 septembre 1853. En 1864, la Mision des Seychelles est officiellement confiée aux Capucins de Savoie. En 1880, la chrétienté des Seychelles devient Vicariat Apostolique avec la nomination de Mgr Ignace Galfione de Villafraca comme premier vicaire apostolique. Puis viendra Mgr Symphorien Mouard qui sera vicaire apostolique de 1882 à 1889.

Enfin, la chrétienté des Seychelles est érigée en diocèse le 21 juillet 1892. Les amis, cela fait deux jours le 21 juillet 2017 que votre diocèse de Port-Victoria a 125 ans. Alors, qu’est-ce qu’on chante ? « Happy birthday to you my church ».

Alors viennent les évêques suivants :

  • Mgr Marc Hudrisier, premier évêque (1892-1920)

  • Mgr Bernardin Clark, deuxième évêque (1910-1915)

  • Mgr Jean-Damascène Lachavanne (1916-1920)

  • En 1920, nous avons la fin de la mission des Capucins de Savoie et le début de la mission des Capucins de Suisse romande.

  • Mgr Justin Gumy, Capucin suisse, va succéder à Mgr Lachavanne. Il sera évêque de Port-Victoria de 1921 à 1934.

  • Mgr Ernest Joye de 1934 à 1937

  • Mgr Olivier Maradan de 1937 à 1972. Cela fait 80 ans que Mgr Maradan a été nommé évêque du diocèse et il a été votre évêque pendant 35 ans. C’est certainement l’évêque qui a engagé une mutation profonde du diocèse de par la durée de son épiscopat et par la mise en œuvre de l’enseignement et des directives du Concile Vatican II, Concile dont les sessions se sont déroulées de 1962 à 1965. C’est pendant ce Concile qu’une amitié s’est développée entre Mgr Maradan et Mgr Guibert, évêque de La Réunion.

  • 1972 1975 : Mgr Gervais Aeby assura l’intérim et continua l’application du Concile.

  • Mgr Félix Paul évêque de 1975 à 1994. Il est le premier évêque seychellois. Pendant les 19 ans de son épiscopat, comme Mgr Denis Wiehe écrit dans sa lettre pastorale de 2017, « avec Mgr French Chang Him, évêque seychellois de l’Eglise anglicane, ils feront route ensemble pour annoncer l’Evangile et dénoncer les injustices, tout en souhaitant que le Gouvernement « prenne davantage cas des aspirations profondes du peuple, aspirations matérielles mais surtout spirituelles qu’il oublie trop souvent ». Suite à des ennuis de santé, il a démissionné en 1994. Décédé le 21 novembre 2001, il est inhumé dans la cathédrale.

  • 1994 – 1995 : j’ai été administrateur du diocèse.

  • 1995 – 2002 : Mgr Xavier Baronnet, jésuite français missionnaire en Afrique, dans les îles du Pacifique et à La Réunion. Secrétaire de la Zone Pastorale des petites îles de l’océan Indien. Mise en place de la CEDOI. Premier secrétaire de la CEDOI. En 1998, il préside la fusion de la Congrégation des Sœurs de Sainte Elisabeth et des Filles de Marie de La Réunion. Il participe à la traduction du N.T en créole. Il restaure la cathédrale. Il y a l’arrivée des prêtres Spiritains aux Seychelles, le Mémorandum avec l’Etat concernant les écoles catholiques. Puis à 75 ans, il démissionne.

  • 2002 : Mgr Denis Wiehe. Vous le connaissez ! Moi aussi. Il est Mauricien d’origine, spiritain. Il a occupé de hautes fonctions au Conseil Général des Spiritains à Rome et connait bien la situation de l’Eglise dans beaucoup de pays qu’il a visités comme responsable spiritain. Il est devenu Seychellois avec vous, les Seychellois à tel point que l’honneur lui a été fait de recevoir la « nationalité seychelloise ». Il a été président de la CEDOI, un indianocéanien convaincu. Il porte un amour profond à son diocèse, à votre diocèse.

Chers amis Seychellois, votre évêque actuel vous a donné déjà quinze années de sa vie comme pasteur. Dans le très bel album réalisé par Gabriel Hoarau et Sheila Montano « Brève Histoire du Diocèse de Port-Victoria », Mgr Wiehe écrit en 2015 « (…) depuis le Père Léon des Avanchers jusqu’à l’indépendance en 1976, l’Eglise des Seychelles a exercé un rôle de premier plan dans la vie et le développement du pays. Aujourd’hui, cette même Eglise est appelée à jouer un rôle différent, plus discret, mais quand même de grande importance car l’Eglise catholique est de loin la plus importante institution religieuse du pays. Une « nouvelle évangélisation » est demandée pour des temps nouveaux. L’Eglise est appelée à retourner à sa source première, c’est-à-dire à l’Evangile pour boire l’eau fraîche de la confiance au Christ et recevoir de lui sa joie et sa vigueur des premiers temps ».

La nouvelle évangélisation

Effectivement, quel chemin parcouru depuis le Père Léon des Avanchers de 1851 à 1855. Aujourd’hui, le temps où l’Eglise catholique était considérée comme dépendant d’une congrégation missionnaire est terminé. Vous êtes déjà passés de la chrétienté débutante à l’organisation de la Préfecture Apostolique en 1852, votre chrétienté a été érigée en diocèse en 1892. Vous faites partie de la Conférence épiscopale d’océan Indien érigée en 1985. A la demande des responsables du diocèse (The board of trustees), l’enregistrement civil du diocèse par la République des Seychelles a changé de nom. Le nom officiel de « Mission Catholique » est devenu « Eglise Catholique ». Cela montre à la fois le travail accompli, la reconnaissance par les pouvoirs publics d’une institution logistique seychelloise et la nécessité d’une écoute mutuelle et d’un partenariat pour le bien humain, moral et spirituel de la même population dans le respect des compétences de chaque institution. Ce changement de statut a été acté par l’Assemblée Nationale et constitue un amendement de l’acte de l’an 2000. Cela veut dire qu’aujourd’hui, plus que jamais, l’Eglise Catholique aux Seychelles dépend avant tout de la vitalité et de l’engagement actif de tous ses membres.

Excellence, cher Denis, dans ta lettre pastorale 2017, tu as pris soin déjà de souligner ce qui te parait essentiel pour la mission de l’Eglise Catholique pour que le défi de la nouvelle évangélisation puisse être porté plus loin. Tu as noté la « mission en interne » avec le travail à accomplir dans la liturgie, dans la formation, dans l’unité et la solidarité dans l’Eglise elle-même. Pour ce qui est de la « Mission vers l’extérieur », tu as noté : l’ouverture aux Eglises régionales et continentales, les œuvres sociales du diocèse, l’ouverture à la société civile, l’ouverture à nos frères et sœurs des autres Eglises et Religions, le travail avec le « Seychelles Evangelical Alliance ». Ainsi tu soulignes en interne et en externe la persévérance pour l’approfondissement et l’application de Vatican II. Le diocèse de Port-Victoria est en état de marche, en pleine créativité apostolique. J’ai compté cinquante-six œuvres, mouvements et services diocésains.

Quand dans nos îles de l’Indianocéanie et aux îles Seychelles, l’action apostolique se complexifie, que des difficultés surgissent, que des conflits peuvent éclater, il est nécessaire pour nous de développer une culture du dialogue qui nous fait si souvent défaut. Souvent les ouvriers de l’Evangile sont plus sur la manière de défendre leurs idées que sur la compréhension des personnes pour voir comment faire avancer les missions qui leur sont confiées pour le bien de l’ensemble. « C’est alors que dans l’Evangile d’aujourd’hui, l’ivraie et le bon grain, Jésus nous donne sa réponse toute simple et merveilleusement limpide : tout d’abord on s’en doutait, le mal ne vient pas de Dieu qui n’a semé que du bon grain dans le champ du monde mais tout le mal ne vient pas du cœur de l’homme. Le mal existe avant et il est plus profond. (L’ennemi, le Satan). Pour Jésus, c’est clair et net. L’homme lui-même est victime de ce que Jésus appelle « le mauvais », le Mal indiqué dans la prière du « Notre Père » « Délivre-nous du Mal ». Comme il nous est bon d’apprendre cette révélation. Au-delà de nos faiblesses, à la racine de nos péchés, il y a une puissance dont nous ne sommes pas totalement responsables et qui agit sournoisement « pendant que les gens dorment » dit Jésus. Alors que le blé a été semé en pleine clarté du jour, l’ivraie est semée en cachette en profitant lâchement d’un moment de relâchement ou d’un moment d’inconscience. N’est-ce pas une expérience que nous faisons souvent ? Le Mal s’infiltre sournoisement dans notre vie et souvent à notre insu : nous ne nous en apercevons qu’après coup. C’est Jésus qui nous le dit et ainsi il réhabilite notre dignité profonde. Nous ne sommes pas si mauvais que nous en donnons parfois l’image. Le pécheur est d’abord une victime. Si Dieu n’extermine pas les méchants, c’est qu’Il garde au fond du cœur l’espoir qu’ils vont finir par se convertir. » (cf. P. Dattin, 16e dim ord., A)

Le combat spirituel

Alors, chers amis, il ne s’agit pas de s’endormir mais de mener un combat spirituel intense, jour après jour. Pas question non plus de se crisper ou de s’enfermer dans un combat volontariste. Il s’agit de vivre au cœur à cœur avec le Christ qui nous dit de « prier pour ne pas entrer en tentation », de nous donner totalement au Christ qui est « le chemin, la vérité et la vie » de notre vie. De ta vie. Il nous conduit à Dieu Notre Père. Et Il nous dit aussi qu’il y a plusieurs demeures dans la maison du Père. Oui, il nous faut prier et prier avec la Parole de Dieu, avec les dix paroles de vie données à Moïse et dont Josué et l’Eglise deviendront les héritiers. Souvenons-nous toujours des paroles du Seigneur dites à Josué, paroles que avons entendues tout à l’heure en anglais : « Je serai avec toi comme j’étais avec Moïse, je ne te délaisserai pas, je ne t’abandonnerai pas. Sois fort et courageux. Oui sois fort et très courageux. Veille à agir selon toute la loi que t’a prescrite Moïse mon serviteur. Ne t’en écarte ni à droite, ni à gauche afin de réussir partout où tu iras. Ce livre de la loi ne s’éloignera pas de ta bouche. Tu le murmureras jour et nuit, afin de veiller et agir selon tout ce qui est écrit, car alors tu rendras tes voies prospères, alors tu réussiras » (Josué 1, 1 à 4).

Nous retenons, dans l’Alliance de Dieu avec l’Humanité, « sois fort et très courageux. Tu rendras tes voies prospères ». La Parole de Dieu est Lumière, elle est Miséricorde et Salut, elle est créatrice au souffle de l’Esprit recréateur. La Parole veut faire des activités humaines une immense eucharistie, une messe sur le monde au cœur de nos activités quotidiennes. Nous ne sommes pas des rabat-joie, des nostalgiques de la case en paille et de la lampe à pétrole. Nous sommes de notre temps, nous utilisons le numérique, nous sommes accueillants et vigilants sur toutes les évolutions technologiques qui non seulement viendraient au secours des hommes pour les réparer mais celles aussi qui pourraient les augmenter, les faire passer à un transhumanisme qui les réduirait en robots ou en ferait des esclaves. Nous refusons d’être déshumanisés. Nous sommes des veilleurs. Nous sommes des guetteurs, nous sommes des artisans de paix. Nous voulons vivre dans la vérité du Christ. Nous voulons vivre dans la beauté du Christ. Nous voulons vivre de la beauté du Christ.

C’est un immense combat qui est devant nous. Nous vivons dans notre temps « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de notre temps ». Mais nous savons que tout ce que nous donne la nature, tout ce que notre intelligence étudie et transforme, toutes les technologies qu’on n’a pas fini de découvrir, tout cela est un cadeau de Dieu à utiliser dans le souffle de l’Esprit Saint pour l’humanisation de l’homme, pour la gloire de Dieu. Tout cela « nous le retrouverons plus tard, mais purifiés de toute souillure, illuminés, transfigurés, lorsque le Christ remettra à son Père le Royaume éternel et universel ». « Dieu sera alors tout en tous » (1 Co 15-28) (Cat. E.C. § 1050). A partir de la vie de tous les jours, nous fabriquons de la vie éternelle. Dieu ne vieillit pas. C’est la jeunesse éternelle de Dieu qui nous arrive et qui nous attend.

Et toi, jeune ?

Aussi, dans la grâce de ce jubilé des 125 ans du diocèse de Port-Victoria, je m’adresse finalement à vous jeunes des Seychelles, à toi jeune fille seychelloise, à toi jeune homme seychellois, à vous, jeunesse de votre Eglise, à vous jeunesse de votre pays. Toi jeune, si tu aimes vraiment, garde en ton cœur, garde en ta mémoire cette fête d’aujourd’hui. Fais de ta vie une chanson, un poème, une danse pour Dieu. Vis ta vie avec Dieu. Cherche à réussir ta vie… Et que feras-tu de ta vie ? Souviens-toi que tu es fait pour la réussite de l’Amour. Ta vie ne sera réussie que si elle est pleinement humaine et pleinement divine à la fois. Cherche. Tu rêves d’une Eglise plus belle, tu rêves d’un monde plus beau. Ne rêve pas seulement, donne ta vie jour après jour.

C’est toi et tous ceux qui sont comme toi qui construiront une Eglise plus belle, un monde plus beau. Aime, aime avec le cœur du Christ ressuscité qui bat dans ta poitrine. Aime, aime jour après jour, aime pour toujours. N’aie pas peur de l’effort. Si tu aimes vraiment, si tu aimes d’amour, si tu es responsable de la vie, marie toi, fonde un foyer chrétien. Si tu aimes vraiment, si tu aimes d’amour, pourquoi ne serais-tu pas prêtre, diacre, religieux ou religieuse ? Ça vaut le coup de donner sa vie pour l’amour car l’avenir appartient à l’amour. Bonne route et bel avenir. Jésus a confiance en toi. Il t’aime. Laisse-toi aimer par lui. Avance. Suis-le. Le Seigneur Jésus t’aime. Toi, est-ce que tu l’aimes ? « Viens et suis-moi ». L’Eglise compte sur toi et tu peux compter sur elle. Oui, laisse chanter ta mémoire, laisse chanter ton cœur pour la gloire du Seigneur.

                                                                                       Monseigneur Gilbert AUBRY

                                                                                             Evêque de La Réunion

 

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