1er Dimanche de l’Avent (Marc 13, 33-37) – Francis COUSIN)

« Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer hors de tes chemins ? »

 

Nous voici au seuil d’une nouvelle année liturgique, et cette année, nous cheminerons principalement avec l’évangile selon saint Marc.

Dimanche dernier, notre attention était pointée vers le retour de Jésus à la fin des temps, dans un futur que l’on ne peut pas connaître.

Avec ce premier dimanche de l’avent, notre attention se porte vers un événement proche, Noël, dans moins de quatre semaines. C’est donc dans le futur, mais c’est en fait la remémoration d’un événement passé : la naissance de Jésus à Bethléem.

Et pourtant, les conseils que nous donne l’évangile sont les mêmes que ceux que nous avons entendus dernièrement : « Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison … »

Car c’est une constante de l’enseignement de Jésus : « Veillez ! … soyez prêts ! … vous ne savez ni le jour, ni l’heure … cette nuit même on te demandera ta vie … ».

Mais ce n’est pas la seule constante, et la plus importante aux yeux de Jésus, c’est l’amour : amour de Dieu et amour des autres … et parmi les autres, c’est l’amour, l’attention aux « plus petits de mes frères » (Mt 25,40), aux pauvres, aux malades, à ceux qui sont en manque d’amour, de travail, de toit, de justice … et aussi aux pécheurs … auxquels on pense très peu, ou souvent pour en dire du mal …

Une autre constante de l’enseignement de Jésus est la prière. Une prière humble, secrète, entre le Père et nous, « car ton Père qui voit dans le secret te le rendra. » (Mt 6,6). Mais aussi une prière communautaire, en groupe, comme la prière que Jésus a donné à ses disciples : « Notre Père … ».

N’oublions pas l’une des dernières paroles de Jésus avant sa mort : « Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation … » (Mt 26,41).

Veillez !

Veiller, ce n’est pas ne rien faire, en attendant que le temps passe !

Veiller, c’est être attentif à ce qu’on a fait, à ce qu’on voudrait faire, à ce qu’il faudrait faire … et quand on compare tout cela, c’est là qu’on se rend compte que nous n’avons pas tout bien fait.

C’est ce que fait Isaïe (première lecture) en constatant que Dieu laissait errer [son peuple] hors de [ses] chemins.

Veillons comme Isaïe. Posons-nous des questions sur notre vie.

Les chemins de Dieu, nous les connaissons un peu mieux que lui, car justement Jésus est venu sur terre, et il nous a enseigné, non plus ses chemins, mais le chemin, celui qu’il nous a montré tout au long de son séjour sur terre, son enseignement, sa Parole, qu’il a résumé en disant : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. » (Jn 14,6).

Et puissions-nous, comme Isaïe, arriver à cette conclusion : « Mais maintenant, Seigneur, c’est toi notre père. Nous sommes l’argile, c’est toi qui nous façonnes : nous sommes tous l’ouvrage de ta main. ».

Ou comme le dit le psaume : « Jamais plus nous n’irons loin de toi : fais-nous vivre et invoquer ton nom ! ».

Veillons ! Dans l’attente de la fête de Noël, veillons, préparons-nous à cette grande joie de la fête de la Nativité. On pourra utiliser avec intérêt les feuillets préparés par le diocèse pour les quatre dimanches de l’avent.

Seigneur Jésus,

en attendant de te retrouver

face-à-face à la fin des temps,

nous nous préparons à la fête de Noël.

Que ce temps nous permette

de faire le point sur notre relation

avec toi et ton Père,

 avec l’aide du Saint Esprit.

Francis Cousin

 

Pour accéder à la prière illustrée, cliquer sur le titre ci-après:

Image dim Avent B 1°

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