13ième Dimanche du Temps Ordinaire– par Francis COUSIN (Lc 9, 51-62)

« Je te suivrai, Seigneur … »

 

Nous avons tous dit cela, à un moment ou à un autre … dans nos prières, … au moment de la première communion, … pour la confirmation, … et plusieurs fois encore … !

Et sans doute n’avons-nous pas compris tout ce que cela signifiait, dans l’immédiat …, mais surtout pour la suite !

Déjà, dans l’évangile de ce jour, Jésus répond à celui qui lui dit cela : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. », manière de dire : « Tu ne sais pas à quoi tu t’engages. ». Plus tard, il dira : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » (Mt 16,24) …

Se mettre à la suite de Jésus demande une certaine exigence vis-à-vis d’un avenir que l’on ne connait pas …

Et Jésus nous dit encore : « Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. » (Mt 5,37).

Il y en a qui ont répondu ’’oui’’ : les apôtres, … Matthieu, qui est surpris par l’appel de Jésus, mais qui le suit, et qui donne pour l’occasion « une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. » (Lc 5,29), ce qui fit scandale pour les juifs « Comment Jésus peut-il manger avec les pécheurs ? » … comme s’il n’y avait que les publicains qui péchaient !

Il y en a qui ont répondu ’’non’’ : par exemple le jeune homme riche, il faisait tout bien depuis sa jeunesse, mais quand Jésus lui dit : « Va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. », alors il partit car il avait de grands biens …

Mais souvent, dans le cœur des humains, il y a : « Oui … mais » ; et parfois « Non … mais ».

Déjà dans l’ancien testament on voyait cela : quand Elie va voir Élisée pour lui succéder, il jette son manteau vers lui, une manière de dire : « Viens, suis-moi, tu es à moi maintenant. ». Alors, quand Élisée lui dit « Laisse-moi embrasser mon père et ma mère. », Elie lui signifie qu’il n’y a rien entre eux : « Je n’ai rien fait. ».

Bien sûr, Elie aurait pu attendre le lendemain quand tout le champ aurait été labouré, puisqu’il était au dernier jour ! … mais la mission de Dieu n’attends pas !

Mais quand Elie voit que Élisée immole les deux bœufs avec le bois de l’attelage, et qu’il partage la viande du sacrifice avec les gens d’alentour, il l’attend parce que Élisée a d’abord pensé à Dieu, puis aux autres personnes !

À ceux qui disent « Oui … mais », Jésus leur répond : « Toi, pars, et annonce le règne de DieuQuiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. ».

C’est une parole exigeante … que Jésus ne cesse de nous rappeler, de différentes manières, … en fonction des circonstances … et qu’il continuera à nous rappeler jusqu’à ce que nous acceptions d’entrer dans son amour, cet amour inconditionnel qu’il a pour tous les humains … jusqu’à ce que nous lui ouvrions la porte de notre cœur pour répondre à son amour …

            « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » (Ap 3,20).

Garde-moi, mon Dieu :

j’ai fait de toi mon refuge.

J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !

Seigneur, mon partage et ma coupe :

de toi dépend mon sort.

Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;

il est à ma droite : je suis inébranlable.

Tu m’apprends le chemin de la vie :

devant ta face, débordement de joie !

À ta droite, éternité de délices !

                           Ps 15

 

                                                                                   Francis Cousin

 

Pour accéder à la prière illustrée, cliquer sur le lien suivant : Image dim ord C 13°

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