7ième Dimanche de Pâques – par Francis COUSIN (Jn 17, 20-26)

« Que tous soient UN. »

 

Nous sommes à la fin de la grande prière de Jésus, le soir du jeudi saint, juste avant son départ pour Gethsémani et sa Passion.

Jésus s’adresse à son Père, comme il le faisait si souvent … mais dans des endroits isolés, seul, sur une montagne ou en pleine nature, le plus souvent le soir … ou encore dans les synagogues ou dans le temple.

Après avoir prié pour ses disciples présents avec lui, il élargit sa prière pour tous ceux qui croiront en lui par la suite : « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. » … C’est-à-dire pour nous !

On a du mal à penser que Jésus a prié pour chacun de nous il y a deux mille ans … et peut-être pourrait-on de temps en temps le remercier pour cette attention …

Et quel est l’objet de cette prière ?

« Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. ».

Un, à l’image du Père et du Fils.

Ce n’est pas une unité de façade, comme on en voit trop souvent dans notre monde … mais une unité comme celle du Père et du Fils.

Et c’est tellement important pour lui qu’il le répète quatre fois en trois versets …

Pourquoi ? « Pour que le monde croie que tu m’as envoyé. », et il le dit une deuxième fois, en remplaçant le verbe croire par « sache » … Même si les gens ne croient pas, au moins ils sauront que Jésus est l’envoyé du Père, et que celui-ci « les as aimés comme » il a aimé Jésus.

L’unité n’est pas simple à vivre … et on le sait tous, malheureusement, dans ce monde qui est plus porté vers l’individualisme et l’égoïsme … Et puis il est plus facile de voir les défauts des autres, de voir ce qui nous énerve ou nous déplait chez eux, plutôt que d’essayer de les comprendre, de voir leurs qualités, de voir ce qu’elles font de bien … et que l’on peut faire avec eux.

Cela exige des changements dans notre manière de regarder les autres, des changements d’état d’esprit …

L’unité doit se faire avec tous et à tous les niveaux : familial, paroissial, diocésain, mondial, entre les différentes religions chrétiennes ou autres, mais aussi dans tous les domaines de la vie publique : économique, politique, social …

Mais attention, l’unité ne veut pas dire l’uniformité ! On peut avoir des opinions différentes, des projets différents, des manières de vivre différentes … mais dans le respect des uns et des autres, dans le respect du bien commun.

Et pour nous chrétiens, l’unité ne peut se faire que si chacun cherche à vivre l’évangile avec les autres.

L’unité, bien sûr, ne se fait pas seul ! Elle se vit et se façonne dans le dialogue entre les humains, dans le respect des autres, dans l’attention que l’on peut avoir pour les plus petits, pour ceux qui ont besoin d’aide.

Mais elle nous vient aussi par la prière, dans le dialogue avec la Trinité, … par la communion des saints dont beaucoup peuvent être des exemples influents dans notre démarche vers l’unité … notamment saint François d’Assise et saint Charles de Foucauld … et bien d’autres …

L’unité, … une utopie ? … un rêve inaccessible ? …

Ou une démarche de vie à mettre en place … avec l’aide de Jésus …

« À ceci tous reconnaitront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13,35), c’est-à-dire si vous êtes unis …

Seigneur Jésus,

l’unité entre tous les hommes,

et même entre tous les chrétiens,

est un projet qui semble inaccessible.

 Essayons de rester unis

dans notre famille

ou dans notre paroisse,

et petit à petit

l’unité gagnera le monde,

comme dans la Trinité.

 

                                                                                   Francis Cousin

Pour accéder à la prière illustrée, cliquer sur le lien suivant : Image dim Pâques C 7°

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