Rencontre autour de l’Évangile – Le Saint Sacrement

“Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel.

Qui mange de ce pain vivra pour toujours.”

 

 

 

 TA PAROLE SOUS NOS YEUX

Situons le texte et lisons (Jean 6, 51-58)

Ce passage d’évangile fait partie du grand discours de Jésus sur le Pain de Vie, au chapitre 6. Après la multiplication des pains, qui a enthousiasmé la foule, Jésus s’est retiré seul dans la montagne pour prier, car les gens voulaient « le prendre de force et faire de lui leur roi. » (Jn 6, 15). Puis Jésus revient à Capharnaüm, et la foule le rejoint. C’est là que Jésus essaie de leur révéler qui il est.

 

Soulignons les mots importants

Relire à la suite la première et la dernière phrase : quel est donc l’enseignement principal de Jésus ?

« Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel »

Si quelqu’un mange de ce pain : compter le nombre de fois que ce mot est prononcé. Qu’est-ce que Jésus veut nous faire comprendre ?

Le pain, c’est ma chair : le mot chair revient souvent

Manger la chair du Fils de l’homme 

Boire son sang : Comment réagissons-nous à ces paroles de Jésus ?

A partir de quel moment ces paroles, incompréhensibles durant la vie de Jésus, sont devenues, possibles et évidentes ?

Relevez les paroles de Jésus qui expriment les dons produits en nous quand nous mangeons le pain du ciel (la chair du Christ) ?

Pour l’animateur   

* Dire de quelqu’un : « c’est un être de chair et de sang », c’est affirmer qu’il est homme, avec toutes les faiblesses et les limites humaines. En disant que sa chair et son sang sont une nourriture qui donne la vie, le Christ se présente dans son humanité : c’est le Fils de Dieu devenu homme par son incarnation qui apporte la vie au monde. Jésus demande à ses auditeurs de faire un acte de foi : il faut se nourrir de son enseignement et boire ses paroles parce qu’elles sont celles du Fils qui apporte la vie du Père. C’est là tout ce que ses auditeurs juifs pouvaient comprendre. C’est seulement plus tard que Jean, témoin de l’institution de l’Eucharistie, a compris que Jésus parlait aussi de donner sa chair et son sang en nourriture. Ce discours annonçait l’eucharistie.

* Dans ce passage tout l’enseignement de Jésus sur la nécessité de « manger sa chair et de boire son sang » est encadré entre la première et la dernière phrase.

L’enjeu, c’est la vie éternelle, c’est-à-dire participé à la vie du Christ ressuscité dès maintenant, et après notre mort de façon définitive.

* Le mot manger qui revient 9 fois : et le mot grec employé signifie « croquer » : cela montre le réalisme de l’incarnation et de la communion eucharistique : en croquant le pain, c’est vraiment le Corps du Seigneur que « nous mangeons » : c’est à dire que son Corps transformé par l’Esprit-Saint dans la résurrection, devient pour nous la vraie nourriture pour notre vie de fils et de fille de Dieu. Il en est de même pour le vin de l’eucharistie.

* Ces paroles tellement « crues » de Jésus ne pouvaient pas être comprises avant l’institution de l’eucharistie, à la Cène : et c’est surtout après la résurrection que les apôtres ont compris cet enseignement de Jésus quand ils « rompaient le pain » en mémoire de lui.

Jésus nous donne les trois dons principaux qu’il nous fait lorsque nous mangeons son Corps dans la communion :

  • vie éternelle dès maintenant,

  • le gage de la résurrection de notre corps,

  • demeurer en permanence en lui,

  • vivre de sa vie et par lui vivre de la vie du Père.

 

TA PAROLE DANS NOS CŒURS :

Nous te rendons grâce, Dieu notre Père, pour ton Fils Jésus, le pain de vie qui apaise notre faim : c’est vraiment lui, personnellement, avec son corps d’homme ressuscité, que nous recevons quand nous mangeons le Pain de l’Eucharistie.

Tu es le pain vivant venu du ciel, Seigneur Jésus. Qui mange de ce pain vivra pour toujours. Nous le croyons. Tu as les paroles de la vie éternelle.

 

TA PAROLE DANS NOS MAINS :

La Parole aujourd’hui dans notre vie

Quelle est notre foi en la présence réelle du Christ en personne dans l’eucharistie ?

Quand Jésus dit : « Je suis le pain de vie, descendu du ciel », il est nourriture pour notre foi, d’abord par sa Parole. Plus nous communion fréquemment, plus nous devons nourrir notre foi par la Parole. Est-ce que nous mangeons suffisamment de cette nourriture pour notre foi ?

Quand nous communions, nous « mangeons » le Corps du Christ : quelle attitude cela exige de notre part ?

Et quand nous passons devant le tabernacle, quelle est notre attitude ?

Quelle place donnons-nous à l’adoration du Christ présent dans le Saint-Sacrement ?

 

Ensemble prions

Je crois en l’Eucharistie, le sacrement du Christ ressuscité,

source d’un monde nouveau,

nourriture pascale d’un peuple en marche vers son Royaume,

force des baptisés qui ne croient plus en la fatalité du mal.

Je crois en l’Eucharistie, sacrement de l’amour librement offert,

source de toute vie donnée,

nourriture d’un peuple qui apprend à aimer,

force des témoins de la puissance cachée de l’amour.

Je crois en l’Eucharistie,

sacrement de la réconciliation, source de la paix,

nourriture d’un peuple qui préfère le dialogue à la guerre,

force des témoins qui inventent les paraboles vivantes de pardon.

Je crois en l’Eucharistie, sacrement qui fait l’Église;

source d’une nouvelle communion,

nourriture d’un peuple sans frontières,

force des témoins de l’universalité du Christ Seigneur.

 

 Pour lire ou imprimer le document en PDF cliquer ici : LE SAINT SACREMENT

 

 

 

 

 

 

 

 

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