« Tous frères » de Jésus Christ… (D. Jacques Fournier)

Notre Pape François commence ainsi sa dernière Lettre Encyclique :

« « Fratelli tutti », écrivait St François d’Assise, en s’adressant à tous ses frères et sœurs, pour leur proposer un mode de vie au goût de l’Evangile. Parmi ses conseils, je voudrais en souligner un par lequel il invite à un amour qui surmonte les barrières de la géographie et de l’espace. Il déclare heureux celui qui aime l’autre « autant lorsqu’il serait loin de lui comme quand il serait avec lui ». En quelques mots simples, il exprime l’essentiel d’une fraternité ouverte qui permet de reconnaître, de valoriser et d’aimer chaque personne indépendamment de la proximité physique, peu importe où elle est née ou habite… Ainsi, St François se savait unis à ceux qui étaient de sa propre chair. »

C’est pour cela qu’il a tenu à rendre visite au Sultan Malik-el-Kamil en Egypte, révélant ainsi par cette démarche « la grandeur de l’amour qu’il voulait témoigner, désireux d’étreindre tous les hommes. La fidélité à son Seigneur était proportionnelle à son amour pour ses frères et sœurs »…

En effet, poursuit le Pape François, « il avait compris que « Dieu est Amour et que celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu » (1Jn 4,16) ».

Ainsi, dès le tout début de cette Encyclique, le Pape François revient aux fondements de notre foi : « Dieu est Amour », une affirmation que St Jean nous offre deux fois dans sa Première Lettre (1Jn 4,8.16).

Or, lors d’une audience à Rome, le mercredi 14 Juin 2017, le Pape François nous a donné quelques lignes magnifiques nous permettant de percevoir ce que « aimer » signifie pour ce « Dieu » qui « Est Amour », qui « n’est qu’Amour » (P. François Varillon) : « Le premier pas que Dieu accomplit vers nous est celui d’un amour donné à l’avance et inconditionnel. Dieu nous aime parce qu’il est amour, et l’amour tend de nature à se répandre, à se donner. Dieu ne lie même pas sa bienveillance à notre conversion : celle-ci tout au plus est une conséquence de l’amour de Dieu. Saint Paul dit que Dieu nous a aimés même lorsque nous nous étions trompés. Qui de nous aime de cette manière, sinon un père ou une mère ?  Une mère aime son enfant même quand il est pécheur. Dieu fait la même chose avec nous, nous sommes ses enfants bien-aimés.”

Tout découle de ces quelques lignes…

« Nous sommes ses enfants bien-aimés »… Dieu est « papa » de tout homme…

Dès que nous ouvrons la Bible, nous le découvrons en lisant le premier récit de la Création :

« Dieu dit : « Faisons l’homme (‘Adam’ en hébreu) à notre image comme notre ressemblance »… Dieu créa l’homme (‘Adam’) à son image, à l’image de Dieu il le créa, mâle et femelle il les créa. Dieu les bénit et Dieu leur dit : « Soyez féconds, emplissez la terre et soumettez-là »…

Or, dans le Livre de la Genèse, « être à l’image et ressemblance de… » est une expression caractéristique de la relation ‘père-fils’. Ainsi, en Gn 5,3, on lit qu’ « Adam engendra un fils à sa ressemblance comme son image, et il lui donna le nom de Seth ». Adam est donc « papa » de Seth tout comme Dieu est le « papa » d’Adam, et donc de tout homme, car Adam en Gn 1 ne désigne pas « quelqu’un », mais tout être humain… En effet, nous avons, littéralement l’Adam « mâle » et l’Adam « femelle »… De plus, lorsque l’auteur écrit « Faisons l’homme (‘Adam’) à notre image comme notre ressemblance », il poursuit en disant : « et qu’ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, etc »… « Faisons l’homme (‘Adam’) », singulier, « et qu’ils dominent », pluriel… « Adam » ne désigne donc pas ici un individu, mais il renvoie à tout ‘être humain’, à tout homme, toute femme… Dieu est donc « papa » de tous les hommes… Tous sont « ses enfants »… St Luc nous le dit à sa façon, à la fin de la généalogie de Jésus qu’il nous offre au chapitre trois de son Evangile… Après une cascade de « fils de…, fils de… », nous arrivons à « fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu » (Lc 3,38). Ainsi, tout comme Adam est « papa » de Seth, Dieu est « papa » d’Adam… Il est le « papa » de tous les « êtres humains »…

Or St Pierre (Ac 10,34 ; 1P 1,17) et St Paul aimaient à dire : « Dieu ne fait pas acception des personnes » (Rm 2,11 ; Ga 2,6 ; Ep 6,9 ; Col 3,25). Autrement dit, Dieu aime tout homme du même Amour… Il a envers tout homme le même Amour de Père… Il regarde tout homme comme « son enfant bien aimé »…

Souvenons-nous de ce que le Pape François déclarait lors de son audience à Rome en 2017 : « Le premier pas que Dieu accomplit vers nous est celui d’un amour donné à l’avance et inconditionnel. Dieu nous aime parce qu’il est amour, et l’amour tend de nature à se répandre, à se donner. » Autrement dit, puisque Dieu aime tout homme, cela revient à dire qu’il se donne à tout homme de la même manière : impossible pour lui de donner plus à l’un, et moins à l’autre… « Toute la terre, Seigneur, est remplie de ton amour » (Ps 33(32),5) : les Dons de cet Amour gratuit et inconditionnel sont donc pour tous, sans aucune exception… Prenons trois exemples :

1 – St Jean écrit ainsi au tout début de son Evangile à propos du « Verbe », ce Fils « vrai Dieu » qui, en « se faisant chair » (Jn 1,14), et nous le fêterons à Noël, s’est fait « vrai homme » : « Le Verbe est la Lumière véritable qui éclaire tout homme » (Jn 1,9). Et tout comme les papillons de nuit sont attirés par la lumière, « ceux qui demeurent dans les ténèbres et l’ombre de la mort », c’est-à-dire nous tous, pécheurs, sont attirés aussi par toute lumière qui se met à briller dans leur nuit… « Je suis la Lumière du monde », nous dit Jésus, « et une fois élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes » tous, sans aucune exception, et cela par cette « Lumière qui brille dans les ténèbres et que les ténèbres n’ont pas saisie » (Jn 12,32). Oui, Jésus est vraiment « l’Astre d’en haut qui nous a visités dans les entrailles de miséricorde de notre Dieu pour illuminer ceux qui demeurent dans les ténèbres et l’ombre de la mort » (Lc 1,78-79), c’est-à-dire tous les hommes, tous, sans aucune exception…

2 – « Le Seigneur Dieu est un Soleil, il donne la grâce, il donne la gloire », nous dit le Psalmiste (Ps 84(83),11), et St Matthieu écrit : « Votre Père qui est aux cieux fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons » (Mt 5,45), autrement dit il donne sa Lumière, sa grâce, sa gloire, à tout homme, quel qu’il soit, où qu’il soit, Lui qui aime tout homme, son enfant, « d’un Amour Inconditionnel », et « le propre de l’Amour est de se répandre, de se donner » (Pape François)…

3 – Le Livre de la Genèse le disait déjà, à sa façon. Dès que Dieu créé l’homme, il le bénit et lui adresse la Parole : « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, mâle et femelle il les créa. Dieu les bénit et Dieu leur dit » (Gn 1,27-28)… Dieu bénit donc tout homme, et il parle à tout homme, à sa façon à Lui, nous le verrons…

Ces trois derniers exemples visent en fait une seule et même réalité : le Don de l’Esprit Saint à tout homme…

1 – « Le Verbe est la Lumière véritable qui éclaire tout homme » (Jn 1,9)… « Le Seigneur Dieu est un soleil » (Ps 84(83),11)… Or, si « Dieu est Lumière », nous dit St Jean (1Jn 1,5), il est aussi « Esprit » ; c’est ce que Jésus déclare à la Samaritaine : « Dieu est Esprit» (Jn 4,24). « Dieu est Lumière, Dieu est Esprit ». Pour Lui, donner sa Lumière c’est donc donner son Esprit, l’Esprit Saint…

2 – « Le Seigneur Dieu est un Soleil, il donne la grâce » (Ps 84(83),11)… L’auteur de la Lettre aux Hébreux emploie une expression unique, « l’Esprit de la grâce » (Hb 10,29), pour préciser le contenu que vise ce mot « grâce » : pour Dieu, donner « la grâce », c’est donner « l’Esprit de la grâce », l’Esprit Saint…

3 – St Pierre, de son côté, écrit dans sa Première Lettre : « Heureux, si vous êtes outragés pour le nom du Christ, car l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu repose sur vous » (1P 4,14). Autrement dit, il emploie ce même mot « Esprit » pour préciser le contenu qu’il vise en parlant de « gloire ». Ainsi, pour Dieu, donner « la gloire », c’est donner « l’Esprit de la gloire », l’Esprit Saint… Nous retrouvons cette conclusion avec St Jean, lorsque Jésus déclare à propos de ses disciples, dans sa prière au Père en Jn 17,22 : « Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux et toi en moi, afin qu’ils soient parfaits dans l’unité. » Et un peu plus loin, Ressuscité, il leur dira : « Recevez l’Esprit Saint » (Jn 20,22). Autrement dit, Jésus « donne la gloire » en donnant l’Esprit Saint, « afin qu’ils soient parfaits dans l’unité », « l’unité de l’Esprit » (Ep 4,3)…

Ainsi, Dieu bénit tout homme, et il le fait en donnant à tout homme sa Lumière, sa grâce et sa gloire c’est-à-dire son Esprit Saint… « Dieu est Amour » ? « Dieu est Esprit » ? « Le propre de l’amour est de se répandre, de se donner » (Pape François) ? Dire que Dieu aime tout homme d’un « Amour inconditionnel », sans réserve et totalement gratuit, revient donc à dire que Dieu donne son Esprit Saint à tout homme, gratuitement, par amour… Et c’est ainsi qu’il lui parle, dans le silence de son cœur…

St Jean établit d’ailleurs un parallèle entre « le Don de la Parole de Dieu » et « le Don de l’Esprit Saint » : « Celui que Dieu a envoyé prononce les Paroles de Dieu car il donne l’Esprit sans mesure » (Jn 3,34). Ainsi, lorsque Jésus déclare : « Père, les Paroles que tu m’as données, je les leur ai données » (Jn 17,8), cela revient à dire : « Père, l’Esprit Saint que tu m’as donné, je le leur ai donné », et c’est par ce Don de l’Esprit qui est vie que Dieu parle à nos cœurs : « Les Paroles que je vous ai dites sont Esprit et elles sont vie » (Jn 6,63). Et c’est bien ce que St Pierre a vécu en écoutant le Christ de tout cœur : « Seigneur, tu as les Paroles de la vie éternelle » (Jn 6,68).

Et c’est aussi par le Don de cet Esprit de Douceur qu’il frappe à la porte de tous les cœurs : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi » (Ap 3,20), dans « l’unité de l’Esprit »…

Et c’est encore par ce Don de l’Esprit qui est Lumière que Jésus attire à Lui tous les hommes pécheurs, perdus et égarés « dans les ténèbres et l’ombre de la mort » (Lc 1,79), comme nous l’avons vu précédemment…

Mais cette action de Dieu dans tous les cœurs par le Don de l’Esprit Saint est déjà une réalité « de fait », et cela depuis que l’homme existe… En effet, dans le second récit de la création, nous lisons : « Le Seigneur Dieu modela l’homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être vivant » (Gn 2,7). « La glaise du sol » renvoie à notre condition humaine de chair et de sang, à ce titre si fragile et si vulnérable : « Tu es glaise et tu retourneras à la glaise » (Gn 3,19). Mais le Mystère de la vie de tout homme va bien au delà de cette glaise qui le constitue : il est « un être vivant » car Dieu a soufflé en lui, lui donnant ainsi d’avoir « une haleine de vie »… « C’est le souffle de Dieu qui m’a fait », dit Job (Jb 33,4, TOB), ce que l’on pourrait aussi traduire par : « C’est l’Esprit de Dieu qui m’a fait » (Bible de Jérusalem (BJ)). En « soufflant » en l’homme, le Dieu Esprit (Jn 4,24) a donné de son Esprit et créé ainsi l’homme « esprit, âme et corps » (1Th 5,23). « Dieu » qui « est Esprit » et vie éternelle a ainsi donné la vie à l’homme en lui donnant d’être lui aussi « esprit » et « vie »… Nous constatons à quel point cette logique est celle de l’Amour : « Dieu est Amour, et le propre de l’Amour est de se répandre, de se donner » (Pape François), gratuitement, par amour… Dieu créa ainsi l’homme par amour, en se donnant, en donnant ce qu’il Est en Lui-même, et en donnant ainsi à l’homme d’être lui aussi ce qu’il Est en lui‑même, « esprit » et « vie »… Toute la richesse de Dieu est donc déjà au cœur de tout homme, et cette richesse est vie : c’est elle qui donne à l’homme d’être « un être vivant » (Gn 2,7)…

De plus, pour nous qui sommes dans le temps – Dieu, Lui, est dans l’éternité – ce Mystère se renouvelle instant après instant, ce qui donne à tous nos instants présents un goût de vie éternelle : « Si Dieu tournait vers Lui son cœur, s’il rassemblait en lui son souffle et son haleine, toute chair en même temps expirerait et l’homme retournerait à la poussière » (Jb 34,14-15). Ainsi, instant après instant, « c’est le souffle de Shaddaï qui me fait vivre », dit Job (Jb 33,4). Dieu peut-il être plus proche de tout homme ici-bas ? C’est Lui qui le fait vivre en lui donnant, instant après instant, son Esprit qui est vie et qui le maintient ainsi dans la vie (Jn 6,63 ; 2Co 3,6 ; Ga 5,25), qu’il soit « bon » ou « méchant », « juste » ou « injuste » (Mt 5,45). Et c’est par ce Don qu’il l’engendre « à son image et ressemblance », en enfant d’un seul et même Dieu et Père… « Etre à l’image et ressemblance, c’est participer l’être et la vie du Dieu vivant » (P. Ceslas Spicq).

« Tutti fratelli, tous frères » : tous les hommes, quels qu’ils soient, où qu’ils soient, tous sont donc des frères créés par un même Père, vivants de la même vie, une vie qui est appelé à s’épanouir dans toutes les dimensions de leur être, en se manifestant par des actes qui lui correspondent… « Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme ; il venait dans le monde. Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli. Mais à tous ceux qui l’ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu », de devenir pleinement ce qu’ils sont déjà, « à ceux qui croient en son nom, eux qui ne furent engendrés ni du sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu », par le Don de son Souffle de vie, par le Don de son Esprit qui est vie, et qui, donné instant après instant, leur « donne la vie » (Rm 8,2), les « vivifie » (Jn 6,63 ; 2Co 3,6)…

Le Christ Sauveur est ainsi venu donner à tout homme de « pouvoir devenir » pleinement ce qu’il est déjà : « un enfant de Dieu » vivant de sa vie… Pour cela, il nous invite à chercher l’harmonie entre le plus profond de notre cœur, et nos actes, nos paroles… « Cessez de faire le mal, apprenez à faire le bien » dit le Prophète Isaïe (Is 1,16-17), car « faire le mal » blesse, meurtrit, tue « ce bien » qui est déjà en nous et qui ne demande qu’à s’épanouir… « Souffrance et angoisse pour toute âme humaine qui fait le mal » (Rm 2,9). « Le salaire du péché, c’est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus » (Rm 6,23), ce Don déjà donné à tout homme, instant après instant, pour qu’il soit tout simplement « un être vivant »…

L’invitation du Christ lancée à tous est donc : « Sois pleinement ce que tu es déjà », et évite, détourne-toi, de tout ce qui t’empêche de l’être… Et cet appel ne peut se réaliser qu’avec son aide, son soutien, sa grâce, le Don de son Esprit de Force qui veut régner au cœur de toutes nos faiblesses pour nous relever et nous relever encore de toutes nos morts, de tous nos échecs, pour nous donner d’être les plus « vivants » possible, une vie qui fera la joie de notre Dieu et Père… Tout vrai « papa » est heureux du bonheur de ses enfants (cf. Jn 15,11 ; Mt 5,1-12 ; Lc 11,28 ; Jn 13,17)…

A l’occasion de la naissance de Jésus, St Luc évoque la présence de bergers qui « gardaient leur troupeau durant les veilles de la nuit » à proximité de Bethléem… Ces bergers veillant dans la nuit nous représentent tous, nous qui sommes des pécheurs perdus dans nos ténèbres… Mais ils vont voir la Lumière de l’Amour briller au cœur de leur nuit : « L’Ange du Seigneur se tint près d’eux », gratuitement, par amour, alors qu’ils ne pensaient pas à lui… « Et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté » tout aussi gratuitement, par amour… Ils voient alors ce qu’ils n’avaient jamais vu, ils vivent ce qu’ils n’avaient jamais vécu… Et face à cet « inconnu » qui, pourtant, ne désire que leur bien, « ils furent saisis d’une grande crainte. Mais l’ange leur dit : Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple », de nous tous, de tout homme ici-bas : « Aujourd’hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David. Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche. Et soudain se joignit à l’ange une troupe nombreuse de l’armée céleste, qui louait Dieu, en disant : Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix aux hommes objets de sa complaisance » (Lc 2,8‑14), objets de son « Amour Inconditionnel » (Pape François), imperturbablement fidèle… « Quand nous sommes infidèles, Dieu, lui demeure à jamais fidèle, car il ne peut se renier lui-même » (2Tm 2,13), il ne peut pas ne pas Être ce qu’Il Est, Lui qui « Est Amour » (1Jn 4,8.16), Lui qui « n’Est qu’Amour » (P. François Varillon, « Joie de croire, joie de vivre »).

St Jérôme, au 4° siècle, a traduit : « Gloria in altissimis Deo et in terra pax in hominibus bonae voluntatis, gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre à tous les hommes de bonne volonté », car cette bonne volonté est déjà accueil de cet Amour inconditionnel que Dieu a vis-à-vis de tout homme, son enfant. Et « le propre de l’Amour est de se répandre, de se donner » (Pape François), de donner ce qu’il est en lui-même, gratuitement par amour… « Dieu est Esprit ? » (Jn 4,24). Il donne l’Esprit, et « la bonne volonté » accueille ce don de l’Esprit dont le fruit est « amour, joie, paix » (Ga 5,22). Alors oui, vraiment, en cette fête de Noël, « paix à tous les hommes de bonne volonté »… Joyeux Noël à tous !

                                                                                                    D. Jacques Fournier

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