Vivre la Pentecôte avec Marie et Mère Teresa (Noéline FOURNIER)

( Actes 1, 12-14) « Tous d’un même cœur, étaient assidus à la prière

avec quelques femmes, dont Marie, mère de Jésus, et avec ses frères. »

 

Personne ne parle de Marie. Pourtant, après avoir énuméré les apôtres, chacun par son nom, St Luc ajoute « avec quelques femmes et Marie, mère de Jésus »

Les femmes qui ont suivi Jésus depuis la Galilée sont là aussi, avec Marie, comme les onze autour de Pierre.

Les apôtres autour de Pierre, les femmes autour avec Marie, apôtres et prophètes, colonnes de l’Eglise sont ici rassemblés dans la Communion du cœur, la Prière et l’Attente de l’Esprit.

(Ac. 2,1) « Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu.. »

Ainsi les femmes avaient leur place qui n’était pas celle des apôtres, mais qui était indispensable au ministère apostolique.

Selon leur grâce propre, elles participeront  au développement de l’Eglise naissante. L’Apôtre Paul, dans la première épître aux Corinthiens, réagit vivement devant ses détracteurs :

«  Ne suis-je pas Apôtre ? N’ai-je donc pas vu Jésus, notre Seigneur ?

N’avons-nous pas le droit d’emmener avec nous une épouse croyante, comme les autres Apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? (Pierre) » (1Co 9,5).

 

Marie, nous est-il-dit, est avec les femmes. Elle retrouve ici son nom : Marie, mère de Jésus, comme si la boucle enfin bouclée, elle pouvait sortir de l’ombre.

Marie à la Pentecôte a été prise dans le feu de l’Esprit Saint. Ce n’est plus l’ombre qui l’enveloppe comme à l’Annonciation, mais le feu qui la saisit.

Bien sûr, les apôtres et Marie vivent depuis longtemps dans l’Esprit Saint. C’est par l’Esprit Saint que Pierre a confessé sa Foi en Jésus Messie et Seigneur (Mt. 16,16 ; Mc. 8,29).

Maria toujours vécu dans le Saint Esprit, depuis le premier moment de sa Conception. Mais l’effusion de l’Esprit à la Pentecôte les saisit tous ensemble, réunis dans la même maison. Et cela est capital.

L’Eglise des commencements n’est pas faite des « anciens combattants » de l’aventure de Jésus, elle n’est pas non plus la réunion de gens ayant reçu chacun une effusion d’Esprit Saint et décidant de « faire église » ensemble.

L’Esprit remplit « toute la maison » et de cette plénitudechacun a sa part.

« Ils virent apparaître des langues qu’on eût dites de feu, elles se partageaient, et il se posa une sur chacun d’eux. Tous furent alors remplis de l’Esprit Saint » (Ac 2,2-4)…

« A chacun la manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien commun » (1 Co 12,7).

Marie est prise dans le feu de pentecôte, le feu de l’Amour de Dieu qui veut brûler partout, selon le désir du cœur du Christ : « Je suis venu jeter un feu sur la terre et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! » ( Lc 12,49).

Dans nos vies, nous vivons plusieurs effusions de l’Esprit, plusieurs manifestations du don de Dieu, non identiques, mais souvent complémentaires. Nous n’avons pas à choisir le mode selon lequel Dieu va venir nous visiter.

Parfois nous recevons l’effusion de l’Esprit dans une Onction de Paix : dans l’ombre, nous expérimentons une obscure et rafraîchissante Présence.

Pourquoi être jaloux de celui dont le cœur sera brûlant et les charismes éclatants ?

A chacun Dieu donne, selon sa Sagesse et au moment opportun.

En ce domaine plus qu’en aucun autre, il faut renoncer à toute comparaison et se laisser conduire. Dieu sait ce qu’Il attend de nous, à quel moment nous avons besoin d’ombre, d’eau, de vent ou de feu.

Ainsi, livrons-nous à l’Esprit selon la manière qu’Il voudra.

Mais sachons d’avance que tout nous vient, visiblement ou invisiblement, de la « Maison Eglise » et que rien ne nous est donné que pour le bien commun.

Il ne nous est pas dit comment Marie a vécu cette effusion de l’Esprit de feu en elle.

Elle n’a pas prêché publiquement comme Pierre.

A-t-elle chanté en langues ? Nous n’en savons rien.

Au cœur de cette Eglise naissante, elle est mémoire vivante, transfigurée par l’Esprit, témoin privilégiée du mystère même de Jésus. C’est dire que plus que jamais Marie est prophète au cœur de l’Eglise, place discrète et pourtant d’une importance capitale.

Le prophète est celui qui « voit l’invisible avec les yeux illuminés du cœur » :

« Puisse-t-il illuminer les yeux de notre cœur pour vous faire voir qu’elle Espérance vous ouvre son appel » (Ep 1,17-22)…

 

Ne demandons pas autre chose pour chacun de nous.

Il n’y a pas de parole plus forte, plus belle et plus vraie sur le mystère de Marie que le dernier chapitre de Lumen Gentium et, en particulier, ce passage :

« Tant que dure le temps, Marie demeure au cœur de l’Eglise « appelant de ses Prières le don de l’Esprit »(L.G. 59)  et gardienne du silence du cœur de l’Eglise pour L’accueillir.

 

Méditons sur ce témoignage de Foi de Mère Teresa.

« Je renoncerais à ma vie : pas à ma Foi.

 

Ce qui donne sens à ma vie, c’est l’Amour de Dieu.

C’est le Christ, dans son image douloureuse, que j’aime et sers.

Jésus a dit, « j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’était nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais sans abri, et vous m’avez offert l’hospitalité » (Mt 25, 35-36).

 

Personne ne peut me dépouiller de ma religion.

Personne ne pourra m’empêcher de la pratiquer.

Personne ne pourra me l’enlever.

C’est quelque chose qui est au plus profond de moi.

A supposer qu’il n’y eût pour moi d’autre alternative que la persécution, et si tel est le chemin par lequel le Christ veut venir parmi les siens, irradiant son amour pour les hommes, par le biais de mes actions, je ne cesserai de leur offrir mes services, mais sans jamais renoncer à ma foi.

Je sui prête à renoncer à ma vie, mais pas à ma Foi.

 

J’apprécie profondément toutes les religions, mais celle qui mérite toute mes préférences, c’est la MIENNE.

Par moi-même,  je ne suis rien. Lui est tout.

Par moi-même,  je ne suis capable de rien faire. C’est Jésus qui fait tout.

 

Voici ce que je suis : un crayon dans les mains de Dieu.

Un pauvre crayon avec lequel lui écrit ce qu’il veut. Dieu écrit par notre entremise. Si imparfaite que nous soyons comme instrument, il écrit ce qu’il désire.

L’œuvre est l’œuvre de Dieu. Je ne suis qu’un crayon dans ses mains. C’est Lui qui pense. C’est Lui qui écrit. 

Dieu n’exige pas de moi que j’aie du succès. Dieu exige de moi que je lui sois fidèle.

Nous avons besoin de prier tout comme de respirer.

Sans la prière, nous ne pourrions rien faire. »

                                        Noéline FOURNIER ; Georgette BLAQUIÈRE ; Mère Teresa.

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