Douzième dimanche du temps ordinaire – par le Diacre Jacques FOURNIER

  Construire fermement sa vie sur le Christ

(Mt 10, 26-33)

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu.
Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps.
Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille.
Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés.
Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.
Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux.
Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »

 

 

« Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu ». Et ce Jour-là ne subsisteront que les œuvres faites « en Dieu », en harmonie avec notre conscience, dans la paix du cœur, la droiture, la justice et la vérité de l’Amour… Dieu Lumière en révélera la lumière, « et l’ouvrier recevra sa récompense ». En effet, « à ceux qui par la constance dans le bien recherchent gloire, honneur et incorruptibilité : la vie éternelle ». Mais « souffrance et angoisse pour toute âme humaine qui fait le mal » (Rm 2,9-10). Car tout ce qui n’a pas été accompli « en Dieu », tout ce qui s’est réalisé dans le secret du mensonge et de l’injustice, toutes les œuvres de ténèbres disparaîtront lorsque la Lumière surgira. Elles seront « consumées et celui qui les a commises « en subira la perte »… Remords, tristesse et amertume surgiront alors face à tout ce temps perdu, cette vie gâchée… Tel sera le sort de l’âme qui « périt dans la géhenne ». Mais heureusement, St Paul ouvre encore une porte à l’espérance : « elle sera sauvée, mais comme à travers le feu » (1Co 3,10-15)…

            Aussi, pour se détourner dès maintenant de ces ténèbres et choisir la Lumière, Jésus nous rappelle que nous ne sommes pas seuls. Le Père veille sur chacun d’entre nous, « tous nos cheveux sont comptés ». A la prière de Jésus, « Père, je ne te prie pas de les enlever du monde, mais de les garder du Mauvais » (Jn 17,15), sa Présence nous accompagne dans tous nos combats quotidiens. Si nous nous abandonnons à elle dans la confiance, « vous remercierez le Père qui vous a mis en mesure de partager le sort des saints, dans la Lumière », écrit St Paul. « Il nous a en effet arrachés à l’empire des ténèbres et nous a transférés dans le Royaume de son Fils Bien-Aimé en qui nous avons la Rédemption, le pardon des péchés » (Col 1,12-13). Les verbes sont au passé ou au présent : l’aventure commence dès maintenant. Elle n’attend que le « Oui ! » de notre foi. Et l’action souveraine de l’Esprit Saint ne décevra pas l’attente de tous ceux et celles qui se prononcent fermement pour le Christ, dans leur cœur et « devant les hommes »…

                                                                                                                                  DJF

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