17° Dimanche du Temps Ordinaire par Francis Cousin

Évangile selon Saint Matthieu 13, 44-52

 « Le royaume des cieux est comparable à un trésor… »

Il y a trésor et trésor.

Des trésors qui nous semblent grands dans notre vie de tous les jours, parce que cela représente pour nous quelque chose d’inabordable, comme la fortune de Bill Gates, ou un tableau de Picasso ou de Van Gogh, ou un livre rare … ou parce que cela ne peut nous arriver que par chance, comme gagner à l’Euromillion …

Et il y a un autre trésor qui surpasse tous les autres, en longueur, en largeur et en profondeur, de manière incommensurable, … et qui est à la portée de tout le monde, accessible à tous pour peu qu’on en entende parler, et qu’on accepte de se laisser porter par lui.

Car contrairement aux autres trésors, ce n’est pas nous qui devons le chercher ou essayer d’en prendre possession, c’est lui qui se met à notre portée, qui vient au devant de nous, et qui n’attend qu’une chose, c’est que nous prenions possession de lui.

Incroyable … mais vrai !

Parce que celui qui ‘possède’ ce trésor n’attend qu’une chose, c’est que toute personne sur la terre en prenne possession sans que cela ne diminue en rien sa ‘richesse’, au contraire.

Et plus il y a de personnes qui ‘s’emparent’ de son trésor, plus il est heureux !

Et chaque personne qui prend son trésor en prend la totalité sans que son trésor ne diminue !

Opération impossible à taille humaine.

Parce que ce trésor vient de Dieu, et que Dieu est d’abord don. Don ce tout ce qu’il a pour chacun … à condition qu’on accepte son don.

« Va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » (Mt 19,21).

Cette phrase là, Dieu la dit à chacun de nous. Et il nous laisse totalement libre de la réponse.

Cela peut être : «  À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. » (Mt 19,22), ou encore : « Permets-moi de m’en aller d’abord enterrer mon père » ou bien « Permets-moi de prendre congé des miens » (Lc 9,59.61). Le refus de quitter sa fortune, ses biens, ses habitudes, ses manières de vivre, ses idées ou ses idéaux, son train-train familier.

Le royaume de Dieu nous est offert, mais il ne s’obtient pas sans renoncements. Et certains sont difficiles à faire. « Celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. » (Mt 19,29).

Dieu nous demande de quitter ce qui nous semble important, voire essentiel, à notre vue humaine, mais qui est de ce temps, qui passe, et qui est superflu en rapport du Royaume à venir qui ne passe pas, qui est éternel.

Certains ont répondu positivement à cette parole de Jésus : Les apôtres, saint Paul sur le chemin de Damas, saint Ignace de Loyola, Charles de Foucauld, Charles Péguy, et tant d’autres anonymes qui ont répondu à un appel intérieur.

Une écoute attentive de la Parole de Dieu, mûrie, réfléchie, intériorisée, qui procure la joie, qui donne le bonheur : « Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche … J’aime tes volontés … je me règle sur chacun de tes préceptes … déchiffrer ta parole illumine » (Psaume 118). Cette Parole de Dieu qui nous a été donné par Jésus, son Fils incarné, le Verbe, le « premier-né d’une multitude de frères » (2° lecture).

Et aussi, toujours, une attitude humble devant Dieu et devant les hommes. « Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. » (Mc 10,43), comme Salomon qui ne demanda pas à Dieu la richesse ou les honneurs, mais « un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal » (1° lecture), ce qui lui fut accordé, avec en plus ce qu’il n’avait pas demandé, car grande est la bonté de Dieu pour les humbles.

Avec Jésus, tirons le gros lot de l’Amour infini et éternel ! C’est plus sûr que la loterie.

Seigneur Jésus,

ta parole, si nous la comprenons,

nous met en joie

car elle est pour nous le chemin

qui nous mène au Royaume éternel.

Mais il faut pour cela

accepter de renoncer

à tout ce qui est du ’’paraître’’

pour ne s’attacher qu’à l’essentiel :

vivre de ta Parole.

 

Francis Cousin

Pour accéder à une prière illustrée, cliquer sur le titre suivant :

Prière dim ord A 17° A6

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