18ième Dimanche du Temps Ordinaire – par Francis COUSIN (St Luc 12,13-21)

« Recherchez les réalités d’en haut. »

 

Voilà une phrase qui ferait bien sourire bon nombre de personnes dans notre société actuelle …

« Pourquoi parler d’en haut ? Il n’y a rien là-haut ! ».

C’est ce que l’on a fait dire au premier cosmonaute, Youri Gagarine, à son retour sur terre : « J’étais dans le ciel et j’ai bien regardé partout : je n‘ai pas vu Dieu. » …

Cette phrase nous fait sourire, nous les croyants, car Dieu ne se voit pas dans notre monde avec les yeux.

Mais au-delà du ’’voir’’, il y a cette réalité, cette propension générale à considérer que les choses les plus importantes dans la vie sont celles qui permettent de ’’bien vivre’’, dans une belle maison avec tout le confort, avec une belle voiture etc …

Dans les collèges, il y a souvent des journées des métiers, pour permettre aux élèves de rencontrer des personnes de différentes professions, et pouvoir leur poser des questions. Et la question qui revient le plus souvent est : « Combien on gagne ? ».

Une année, au collège Saint Michel, on avait proposé un stand « Vocations religieuses » animé par quelques religieuses … Moins de dix élèves ont visité le stand !

Dieu ne fait pas partie des projets d’avenir …

« Vanité des vanités, tout est vanité ! »

Et la parabole que Jésus dit dans l’évangile nous le rappelle : « La vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. », avec cet homme, déjà riche, mais qui voit encore plus grand en reconstruisant d’autres greniers, rêvant déjà : « Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence. ».

Dans son esprit, il n’est pas question de sa femme, de ses enfants, de ceux qu’il côtoie, ses amis, des pauvres, de ses ennemis, de Dieu. Il ne pense pas à créer des emplois, pour faire vivre son village. Il ne pense qu’à lui …

Mais il ne savait pas que Dieu lui retirerait la vie dans la nuit …

« Vanité des vanités, tout est vanité ! »

Je vous propose une autre parabole :

« Karl était un homme très riche qui possédait une grande entreprise. Un de ses passe-temps favoris était de monter au dernier étage de son gratte-ciel, et de regarder tout ce qu’il possédait et de se féliciter sur sa grande richesse. Un midi, Karl sortit de son gratte-ciel et il aperçut un de ses employés, un vieux livreur de journaux du nom de Joseph. C’était l’heure du dîner et Joseph était à l’ombre d’un arbre dans le parc, et il se préparait à manger. Mais avant de manger, il a incliné sa tête, joint les mains en prière pour remercier Dieu pour sa nourriture. Karl a regardé l’homme en prière. Puis il a regardé son repas. C’était un simple sandwich au fromage. Avec un ricanement Karl a crié, « Si c’est tout que j’avais à manger, je ne prendrais pas la peine de prier. » Joseph a répondu humblement, « Pour moi c’est suffisant et je suis reconnaissant à Dieu. »

Karl fut étonné par la réponse de Joseph.

Voyant que Karl poursuivait son chemin un peu songeur, Joseph ajouta  » Attendez une minute. J’ai besoin de vous dire quelque chose. J’ai fait un rêve hier soir. J’ai entendu une voix qui disait, « Ce soir l’homme le plus riche de la ville mourra. Ce soir l’homme le plus riche de la ville mourra « .

« Des sottises, voyons donc ! » dit Karl alors qu’il s’en retournait chez lui. Mais les mots de Joseph le tracassaient, « Cette nuit l’homme le plus riche de la ville mourra ! » Jusqu’alors il s’était tout à fait bien senti, mais maintenant il commençait à éprouver des douleurs dans sa poitrine. Il commença à se demander, « Est-ce que c’est vrai ? Est-ce que je vais mourir ce soir ? »

De retour à la maison il appela son médecin à sa clinique privée et lui raconta le rêve de Joseph et les douleurs qu’il avait ressenties. Son médecin lui dit, « Il ne me semble pas qu’il y ait de quoi s’inquiéter, mais pour vous tranquilliser, je viendrai vous examiner. »

Après l’examen, le médecin lui dit, « Karl, il n’y a aucune raison pour que vous mouriez ce soir. » Ainsi rassuré, Karl s’est mis au lit. Le matin suivant, on frappa à sa porte, et le messager dit, « Karl, le vieux Joseph, le livreur, il est mort hier soir ! »

C’était bien vrai ! L’homme le plus riche de la ville était mort hier soir ! »

Il avait bien compris la parole de saint Paul : « Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre. »

Seigneur Jésus,

pris dans l’engrenage de notre société,

qui nous pousse à la consommation,

nous oublions bien souvent

de penser à toi,

et quand on te prie,

on se laisse souvent distraire

par des choses futiles.

Aide-nous à mettre en premier

« les réalités d’en-haut ! »

 

                                              Francis Cousin

Pour accéder à la prière illustrée, cliquer sur le lien ci après : Image dim ord C 18°

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