33ième Dimanche du Temps Ordinaire – par Francis COUSIN (Mc 13, 24-32)

« Sachez que le Fils de l’homme

est proche, à votre porte. »

 

Comme à chaque fin d’année liturgique, les textes de la messe nous invitent à regarder un peu plus loin que notre vision habituelle, à regarder vers la fin des temps, ce que certains appellent la fin du monde …

Et pour beaucoup, parler de cela leur donne de l’inquiétude, voire de l’angoisse !

Or, c’est une attitude qui n’a pas lieu d’être. Surtout pour un chrétien !

Le prophète Daniel nous parle de « Michel, le chef des anges » : Après un temps de détresse, « ton peuple sera délivré …  Beaucoup de gens qui dormaient dans la poussière de la terre s’éveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et la déchéance éternelles. ».

C’est une annonce du jugement dernier ! Et c’est sans doute à partir de ce texte que l’on retrouve dans la plupart des tympans des cathédrales romanes ou gothiques l’archange saint Michel qui pèse à la balance les âmes des défunts tandis qu’un monstre, qui représente le diable, appuie sur le côté des défauts pour que les âmes viennent vers lui.

Et Daniel continue : « Ceux qui ont l’intelligence resplendiront comme la splendeur du firmament, et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais. ». Ceux qui ont l’intelligence, c’est-à-dire la Sagesse, celle qui vient de Dieu … et les maîtres de justice, ceux qui sont justes aux yeux de Dieu, seront sauvés puisqu’ils ne seront pas dans les ténèbres, mais resplendiront comme le soleil et les étoiles !

Dans le texte de l’évangile, ce sont justement ces astres qui, en s’obscurcissant et en ne donnant plus de clarté, ou même tombant du ciel, seront les signes de la fin des temps, « après une grande détresse ».

Si on se souvient que la création commence par : « Que la lumière soit. Et la lumière fut. … et Dieu sépara la lumière des ténèbres. » (Gn 1,3-4), on voit bien que le recouvrement de la terre par les ténèbres montre la fin d’un temps.

Mais ce n’est qu’un temps, Car Jésus est « la lumière du monde » (Jn 8,12) … et Jésus est éternel, hors du temps !

On remarquera que, lors de sa Passion, les évangiles synoptiques notent un phénomène : « Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. » (Mc 15,33), jusqu’au moment de sa mort.

C’est aussi la fin d’un temps, le temps de la vie de l’homme-Jésus. Un moment annonciateur de la Pâques de Jésus, de sa résurrection, de son retour auprès de son Père, là où il nous attend … et d’où il reviendra à la fin des temps pour nous juger.

Quand ?

« Nul ne [le sait], pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. ».

Mais une chose est sûre, « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas ».

Tout l’enseignement de Jésus restera, et ce sera à partir de ses Paroles que nous serons jugés, notamment celles-ci : « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » et « chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait. » (Mt 25,40.46).

Avec ce conseil que Jésus nous donne : « Veillez et priez, afin de ne pas entrer en tentation » (Mt 26,41).

« Voici que je viens sans tarder,

et j’apporte avec moi le salaire

que je vais donner à chacun

selon ce qu’il a fait.

Moi, je suis l’alpha et l’oméga,

le premier et le dernier,

le commencement et la fin. »

(Ap 22,12-13).

                                     Francis Cousin

 

 

Pour accéder à la prière illustrée, cliquer sur le lien suivant :

Image dim ord B 33°

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