Le prologue de l’Evangile de Luc (1,1-4)

            luc-82« Plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, (2) tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le début, furent les témoins oculaires et sont devenus les serviteurs de la Parole. (3) C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après m’être informé soigneusement de tout depuis les origines, d’en écrire pour toi, cher Théophile, un exposé suivi, (4) afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as reçus » (Traduction Liturgique AELF).

            A l’époque de St Luc, un certain nombre d’écrits circulaient déjà sur Jésus, sa vie et son œuvre. St Luc parle de « beaucoup ». Sans doute, comme il le dit lui-même, a-t-il recueilli « beaucoup » de témoignages, oraux ou écrits, de personnes qui avaient été « témoins oculaires et serviteurs de la Parole », comme, par exemple, la Vierge Marie. Il disposait aussi très certainement, comme St Matthieu, de deux sources importantes : l’Evangile de Marc, et un ensemble de récits et de paroles de Jésus, aujourd’hui disparu. On l’appelle en général « Q », de l’allemand « Quelle », « source ». Les correspondances entre Marc, Matthieu et Luc peuvent alors s’expliquer de la façon suivante :

Théorie des Sources (Evangiles)

            Notons le souci de St Luc de « s’informer exactement » de tout ce qui s’est passé pour ensuite nous transmettre le plus fidèlement possible les informations qu’il a reçues. Un grand souci de vérité l’habite, mais son récit n’est pas un reportage qui nous rapporterait simplement les faits dans l’ordre historique exact où ils se seraient passés. Non, si toutes les scènes de l’Evangile s’enracinent dans l’Histoire, St Luc les organise en fonction du message qu’il veut nous transmettre : Jésus est le Sauveur de tous les hommes, des Juifs comme des païens… Cette Bonne Nouvelle doit partir de Jérusalem, la Ville Sainte où Jésus est mort et ressuscité, pour atteindre le monde entier…

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            Théophile, un nom grec qui signifie « Aimé de Dieu » ou « Qui aime Dieu », a peut-être vraiment existé. Mais à travers lui, St Luc adresse son Evangile à tous les hommes que Dieu aime, sans exception (Jean 3,16-17 ; 16,27 ; 17,20-23 ; Romains 5,5‑8 ; Ephésiens 2,4-10 ; 2Thessaloniciens 2,16-17). Le Fils Unique est d’ailleurs venu dans ce monde pour que tous puissent justement découvrir à quel point ils sont aimés (Jean 1,18 ; Marc 10,21 ; Jean 11,5 ; 11,36 ; 13,1 ; 13,23 – « le disciple bien-aimé », en St Jean, nous représente tous : 19,26‑27 ; 14,21‑23 ; 15,9 ; 17,26 ; Galates 2,19-20 ; Ephésiens 5,25-27 ; Apocalypse 1,4-6). Et « si Dieu nous a ainsi aimés », nous devons maintenant répondre à l’Amour par l’amour (Matthieu 5,43-48 ; 22,34-40 ; Jacques 2,8 ; 1Jean 3,23-24 ; 4,7-11 ; 4,19-21 ; Jean 13,34 ; 15,12-14 ; 15,17 ; 21,15-17 ; Romains 13,8 ; 1Corinthiens 16,24 ; Ephésiens 5,1-2 ; Philippiens 1,8 ; 1Thessaloniciens 4,9 ; 1Pierre 1,22) …

Fiche 2M n°2 – Lc 1,1-4 : cliquer sur le titre précédent pour ouvrir le document PDF

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