« Amour et vérité se rencontrent » (Saint Charbel)

La connaissance a besoin d’amour pour devenir compréhension.

Quand bien même grande est votre connaissance, vous ne pouvez pas comprendre tant que vous n’aimez pas. L’amour est bien plus noble que l’intelligence. La logique de l’amour est bien plus sublime que celle de l’intelligence.

La connaissance sans amour manque d’âme ; elle détruit l’homme. La terre est un globe sanctifié sur lequel Dieu de l’univers a mis pied. Il l’a illuminé de la lumière de l’Esprit et son cœur divin veille sur lui.

Avec leur connaissance dépourvue d’amour, les hommes ont rendu la terre malade. Leur nourriture les empoisonne, leur boisson les assoiffe. Ils prennent leurs maladies pour médicaments ; l’air qu’ils respirent les étrangle, leur repas les fatigue, leur paix les angoisse, leur joie les chagrine, leur bonheur les martyrise, leur vérité est une illusion et leur illusion est vérité, leur lumière, obscurité.

Les hommes possèdent plus de connaissances que de sagesse. Leurs théories sont devenues dans leurs esprits comme le brouillard sur les montagnes et dans les vallées, elles les empêchent de voir les choses telles qu’ elles sont. Leurs théories leur dérobent la vue.

Leurs bâtisses s’élèvent, leur moralité s’abaisse. Leurs biens augmentent, leurs valeurs diminuent. Leurs discours se multiplient, leurs prières s’amoindrissent. Leurs intérêts s’approfondissent, leurs relations se distendent, leurs façades débordent, leurs intérieurs s’appauvrissent. Leurs routes s’élargissent, leurs visions se rétrécissent.

Leurs chemins sont nombreux, mais ils ne mènent pas les uns chez les autres. Leurs moyens de communication sont multiples, mais ils ne les aident pas à communiquer les uns avec les autres.  Leurs lits sont spacieux et confortables, mais leurs familles sont peu nombreuses, désintégrées et épuisées. Ils savent accélérer, sans savoir attendre. Ils courent pour assurer leur vie, oubliant de gérer leur vie.

Ils se pressent vers l’extérieur et négligent l’intérieur. Ils sont des prisonniers qui s’énorgueillissent du confort de leurs prisons, des égarés qui se vantent des distances qu’ils traversent, des morts qui se flattent par le luxe de leurs tombeaux. Ils meurent de faim alors qu’ils sont assis près du pétrin, des pauvres, toutefois assis sur des trésors qu’ils ont enfouis eux-mêmes.

Pourquoi vous mettez-vous sous la table pour manger les miettes qui en tombent alors qu’elle est servie pour vous ? Les hommes sèment les épines qui, encore tendres et fraîches, leur caressent les pieds ; mais une fois endurcies, déchireront les pieds des générations à venir.

Vous coupez le bois, vous les entassez, vous allumez le feu, vous l’alimentez pour vous y jeter, et vous vous étonnez d’en être brûlés ! L’humanité est égarée, l’homme est malade et le monde prend feu.

Dieu est amour, il est le but et le guide de cette humanité égarée. Le Christ est le remède de l’homme malade. C’est l’eau du baptême en Esprit qui éteint l’incendie dans le monde.

Fondez toute connaissance sur le Christ, toute connaissance bâtie en dehors du fondement du Christ, vous condamne. Toute connaissance sans âme passe pour ignorance.

L’édifice, basé sur l’homme, a beau s’élever, il finit par l’écraser. L’homme vit dans la tristesse et l’angoisse, il se satisfait et ne se rassasie que lorsqu’il s’unifie dans le cœur de Dieu.

Rencontrez-vous les uns des autres, regardez-vous les uns les autres, écoutez-vous les uns les autres, saluez-vous les uns les autres, consolez-vous les uns les autres par des paroles charitables et solides, sortez de vous-mêmes pour vous rejoindre les uns les autres, embrassez-vous les uns les autres dans l’amour du Christ, travaillez dans le champ du Seigneur sans fatigue, ni ennui.

Que le son de vos pioches remplisse les vallées et domine le vacarme du monde, et celui de vos faucilles rappelle aux gens la moisson.

Que vos prières fendent les rocs sourds et fassent jaillir les sources muettes. Les rocs entendent la prière, les sources en parlent et tous ensemble prient et glorifient Dieu.

Extrait du livre (Paroles de saint Charbel) écrit par Hanna Shander

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