1er Dimanche de l’Avent (Francis Cousin)

Dimanche 2 novembre 2018 – 1° dimanche de l’Avent – Année C

 

Évangile selon saint Luc 21, 25-36

 

« Restez éveillés et priez en tout temps. »

 

Nous commençons une nouvelle année liturgique, et celle-ci débute par l’Avent, une période de quatre semaines qui nous prépare à l’avènement, à l’arrivée de Jésus, sa naissance que nous fêterons dans la nuit de Noël.

Mais la venue de Jésus sur la terre, dans une étable à Bethléem, n’est pas la seule venue de Jésus parmi nous, et les trois lectures de ce dimanche nous parlent chacune d’une de ces venues, et de l’attente de ces venues.

La première lecture, tirée du livre du prophète Jérémie, nous parle de ces jours où « [Dieu] accomplira la parole de bonheur [qu’il a] adressée à la maison d’Israël (…) où [il] accomplira la parole de bonheur qu’[il] a adressée à la maison d’Israël ». C’est-à-dire de la première venue de Jésus sur la terre ; une venue simple, discrète, humble, sans tambours ni trompettes … mais avec quand même le chœur des anges qui chante la gloire de Dieu pour annoncer cette venue aux bergers … C’est une venue passée.

La deuxième venue de Jésus, c’est bien sûr sa résurrection mais surtout, après celle-ci, la promesse qu’il nous a faite : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28,20). Tous les jours, Jésus s’approche de nous, vient vers nous … et souvent il attend que nous prêtions attention à lui, que nous lui ouvrions notre cœur, que nous lui parlions dans la prière. C’est une venue qui se fait souvent dans l’anonymat … mais Jésus est toujours là. C’est de cette venue, pour laquelle bien souvent on ne fait pas un cas, que nous parle la deuxième lecture. C’est une venue toujours présente.

La troisième venue de Jésus, qui est une venue future, est celle qui est présentée dans l’Évangile. C’est la venue de Jésus à la fin des temps, à un jour et à une heure que nul ne « connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. » (Mc 13,32). Et ce jour-là, « on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. ». Préparée par des cataclysmes, c’est une venue pleine de magnificence, victorieuse, non pas d’une victoire sur des gens, mais d’une victoire de la Vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres, d’un monde nouveau dans une vie éternelle. Une espérance pour « tous les habitants de la terre entière. »

Pour nous, ce sont ces deux dernières venues qui nous concernent, et il n’y a pas à avoir peur de quoi que ce soit puisque « [n]otre rédemption approche. », c’est-à-dire notre entrée dans la Vie éternelle, auprès de Dieu que nous adorerons, dont nous verrons la face (cf Ap 22,3-4). Cependant certains conseils doivent être respectés : « Restez éveillés et priez en tout temps », « Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie. ». Maintenant on dirait « ne vous laissez pas entrainer dans la sécularisation, ou dans la société de consommation, dans l’ivresse de la gloriole personnelle, du m’as-tu vu … ».

Mais le plus important semble être les conseils de la deuxième lecture : « Que le Seigneur … affermisse vos cœurs, les rendant irréprochables en sainteté devant Dieu notre Père, lors de la venue de notre Seigneur Jésus avec tous les saints. ». Et comment affermir nos cœurs ? En aimant Dieu, en ayant pour tous « un amour de plus en plus intense et débordant » car en aimant les autres nous aimons Dieu, et, dit Jésus : « si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. » (Jn 14,23). Et ainsi, nous saurons « comment il faut [nous] conduire pour plaire à Dieu ».

Plaire à Dieu, c’est être sur le chemin de la sainteté.

Oh ! Cela fait un peu trop sérieux ! Ce n’est pas pour nous ! serait-on tentés de dire …

Pourtant, c’est ce que dit le pape François dans son exhortation apostolique Gaudete et Exsultate : « Pour être saint, il n’est pas nécessaire d’être évêque, prêtre, religieuse ou religieux. Bien des fois, nous sommes tentés de penser que la sainteté n’est réservée qu’à ceux qui ont la possibilité de prendre de la distance par rapport aux occupations ordinaires, afin de consacrer beaucoup de temps à la prière. Il n’en est pas ainsi. Nous sommes tous appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve. » (GE 14).*

Peut-être cette manière de voir la sainteté nous déroute-t-elle, nous semble hors de portée ? Peut-être nous ne nous en sentons pas digne ? Mais qui peut le savoir sinon Dieu ?*

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus nous dit : « La sainteté n’est pas dans telle ou telle pratique, elle consiste en une disposition du cœur qui nous rend humbles et petits entre les bras de Dieu, conscients de notre faiblesse, et confiants jusqu’à l’audace en sa bonté de Père ».*

Être l’argile entre les mains du potier … (cf Jr 18,7)

* voir fiche 1 de l’avent 2018 « Ma mission ? devenir saint ! », Diocèse de La Réunion.

Seigneur Jésus,

Tu nous promets ton royaume

de justice et de paix

pour la vie éternelle

si nous nous conduisons pour plaire à Dieu.

Aide-nous à quitter l’esclavage du péché,

à relever à tête, à nous tourner vers toi

et à te prier en tout temps.

 

Francis Cousin

 

 Prière dim avent C 1° A6

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